Cet article a été marqué avec 1 tag1 tag

Localiser cet articleLocaliser 43.6159820556641

« 5, 4, 3, 2, Impro ! »

mardi 08/01/2013 - mis à jour le 16/10/2013 à 12h28

Il est 21 heures à peine passées, les lumières de la Laiterie des Beaux-Arts, à Montpellier baissent d’intensité. Les derniers arrivés installent des chaises, où ils peuvent, entre les banquettes et les tables du restaurant. Les discussions s’éteignent dans un murmure tandis que quelques « chuts » agacés se font entendre.

Au centre de l’attention, ce vendredi 4 janvier, une petite scène de trois mètres sur deux. C’est sur ce rectangle, à peine surélevé par rapport à la salle, que se produiront les stars de la soirée : Improspectus, une troupe d’impro amateur. Quatre improvisateurs, un arbitre, deux régisseurs, tout le monde est là, c’est parti pour deux heures de spectacle et de rires.

Des improvisations variées

Après avoir testé la réactivité du public (« quand je dis bonne année vous me répondez… ? » « Bonne santé ! »), l’arbitre s’assure que chacun a proposé un thème qui sera susceptible d’être joué dans la soirée. Le principe est simple. Avant chaque saynète, le maître du jeu tire un sujet imaginé par l’un des spectateurs et les quatre comédiens doivent improviser dessus. A certains moment, des contraintes leur sont distribuées, telles que des styles théâtraux (vaudeville), littéraires (conte de fée, roman d’aventure), des accents, des personnages ou des actions (faire une bise avant chaque réplique). Ces obligations ne sont pas toujours un handicap, selon Cyril Montvillof, directeur de la troupe et comédien pour la soirée : « En réalité, ça nous donne des cadres, c’est une aide, contrairement à ce que peut croire le public. On a plus de facilité à faire avancer le récit, à lui donner un début, une fin et une trame forte. » Le reste du temps, les improvisateurs sont libres et sont seulement sommés de respecter un temps de jeu, entre deux et cinq minutes, généralement. Elodie, Julien, Tic et Cyril, n’ont que quelques secondes pour regrouper leurs idées avant que le public ne scande « 5, 4, 3, 2, Impro ! » et n’exige leur entrée sur scène. Là, ils n’ont qu’un seul mot d’ordre : « On veut juste que les gens s’amusent ! »

« En général, on rigole beaucoup »

Dans le public, Chloé, au deuxième rang est une habituée : « ça fait trois ans que j’habite à Montpellier, je viens les voir assez régulièrement. On sait jamais comment ça va se passer mais en général, on rigole beaucoup. » Elle continue : « Les thèmes de ce soir sont pas tous extras, genre " Rock n’Roll et teddybear ", c’est pas vraiment facile d’en retirer une situation comique. Et puis l’arbitre est pas toujours assez sévère si les thèmes ne sont pas respectés. » Malgré ces quelques reproches, la jeune femme est conquise : « On passe toujours un bon moment quand-même ! » A côté d’elle, la cinquantaine de spectateurs présente semble acquiescer : des éclats de rires accompagnent les quatre comédiens, transformés pour l’occasion en girafe, pingouin, conducteur de radeau et vahiné. Les sujets s’enchaînent, certains sont plus réussis que d’autres. Tandis que le sujet « Ma chaussette sent la banane » ne tire que quelques sourires, « j’ai faim » en vaudeville provoque l’hilarité des spectateurs.

Au final, c’est sous des applaudissements fournis qu’Improspectus tirera sa révérence, sur les coups des 23 heures.

Localiser cet article :

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !

Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! Envoyer par e-mail

Envoyez un lien vers cet article à la personne de votre choix.
Vous recevrez une copie du message.

Rejoignez Haut Courant sur Facebook

Haut Courant sur Twitter