Arctic Monkeys, de Sheffield aux scènes du monde entier

jeudi 21/01/2010

A l’occasion de leur venue au Zénith Sud de Montpellier le 31 janvier prochain, Hautcourant propose une rétrospective sur les trois albums sortis par les Arctic Monkeys depuis 2006. Aujourd’hui : de leurs débuts à Sheffield au succès planétaire de leur premier album "Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not".

Propulsés sur le devant de la scène par des fans chevronnés ayant fait tourner les démos du groupe sur la Toile, les Arctic Monkeys font partie de cette génération dite "Myspace". Formé durant l’été 2002 par Alex Turner (guitare), James Cook (guitare), Andy Nicholson (basse) et Matt Helders (batterie), ces quatre amis d’enfance du quartier de High Green à Sheffield ne se doutent pas une seconde du succès qui les attend. Après avoir surtout fait des reprises des Strokes et autres White Stripes, le groupe enregistre ses premières démos et tourne dans les bars de la ville. Distribués lors des concerts, les CD se retrouvent rapidement partagés sur les forums Internet.

La signature chez Domino Records

Littéralement plébiscités par le public, les maisons de disques s’intéressent de très près aux boys. C’est finalement Domino Records (Franz Ferdinand, The Kills) qui séduira les jeunes musiciens et les fera signer en juin 2005. En octobre sort la bombe “I Bet You Look Good On The Dancefloor” qui lancera définitivement la carrière du groupe.

À voir : la vidéo du clip “I Bet You Look Good On The Dancefloor”

C’est également en partie grâce à l’hebdomadaire musical britannique NME que le groupe se produira devant le public britannique. En effet, le magazine organise chaque année le “Nme Tour” à travers la Grande Bretagne avec les groupes qui, selon lui, marqueront l’année à suivre. Dans le mille !

Janvier 2006. Deux semaines avant la mise en vente de leur premier opus sort le second single “When The Sun Goes Down” (ou “Scummy Man” initialement) . Ce titre confortera le succès du groupe auprès du public. Cette vignette écrite par Turner raconte le quotidien d’une jeune fille vivant de passes. Les images du vidéo clip sont tirés d’un court-métrage “Scummy Man” réalisé à Sheffield. On peut d’ailleurs apercevoir Matt Helders y faire une brève apparition.

À voir : la vidéo du clip “When The Sun Goes Down”, le court-métrage “Scummy man” en VOSTFR

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Les Arctic Monkeys (de g. à dr. : Jamie Cook, Alex Turner, Matt Helders et Andy Nicholson)

Sortie de “Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not”, un succès mondial

Janvier 2006. L’album tant attendu sort et malgré les téléchargements illégaux, il se vend plus de 360 000 copies en une semaine en Grande Bretagne (battant par la même occasion le record détenu par les Beatles). Un réel raz de marée. Composé de douze titres, les quatre boys de Sheffield y décrivent leur quotidien dans ce Nord de l’Angleterre miné par le chômage (les amourettes, les concerts, les amis, les bagarres...). La recette est simple : un mélange de chansons très punchy, dansantes (“Dancing Shoes”, “Fake Tales Of San Francisco”, “From The Ritz To The Rubble”) et d’autres plus romantiques (“A Certain Romance”, “Mardy Bum”, “Riot Van”).

Avril 2006. Troisième et dernier single, "The View From The Afternoon" et son intro à la batterie détonnante sort dans les bacs. Ce disque sort sous la forme d’un EP de cinq titres dont "Buses" ou encore “Cigarette Smoker Fiona” (à l’origine une de leurs anciennes démos). Le morceau “Who The Fuck Are The Arctic Monkeys ?” sera diffusé un temps sur les ondes britanniques.

À voir : “The View From The Afternoon” au Live de la Semaine de Canal +, Live “Buses”, Live à Reading “Cigarette Smoker Fiona”, Live aux Eurockéennes de Belfort “Who The Fuck Are The Arctic Monkeys ?” avec un Alex Turner quelque peu éméché.

Le départ d’Andy Nicholson

Mai 2006. Après une série de concerts en Europe et aux Etats-Unis, Andy Nicholson, le bassiste décide d’arrêter car trop fatigué. Encore aujourd’hui, la raison de son départ n’est pas bien claire (réelle fatigue ? viré par la maison de disques ?). Avec la saison des festivals d’été qui approche, il faut rapidement trouver un nouveau bassiste : ce sera Nick O’Malley. Pour continuer à surfer sur la vague “Arctic Monkeys”, Domino Records demandera au groupe d’enregistrer trois nouveaux titres ne figurant pas sur l’album. “Leave Before The Lights Come On”, le morceau principal du 3 titres sera accompagné de deux reprises (“Baby I’m Yours” et “Put Your Dukes Up John”). À noter la première participation d’O’Malley en studio avec ses nouveaux comparses.

À voir : le clip de “Leave Before The Lights Come On”

Durant l’été, ils participent à de nombreux festivals comme T in the Park (Écosse), Lowlands (Pays Bas), les Eurockéennes de Belfort (France), pour finir par les Festivals de Leeds et de Reading (Angleterre) devant 40 000 personnes en août. La boucle est bouclée.

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