Ligue des Champions

Bordeaux à l’assaut de Lyon

mardi 30/03/2010 - mis à jour le 30/03/2010 à 01h06

Vingt-cinq ans après l’épopée merveilleuse de la bande de Tigana en Coupe des clubs champions, Yoann Gourcuff et ses coéquipiers peuvent rééditer l’exploit et ainsi accéder à une demi-finale de la Ligue des Champions. Avant cela, les Girondins devront remporter la double-confrontation face à l’Olympique Lyonnais. Il leur faudra une "faim de Lyon" pour réussir à marquer en terres rhodaniennes au cours d’une partie qui s’annonce très physique. Premier acte : ce soir au Stade Gerland.

Pour ce grand match de Ligue des Champions, HautCourant tâte le pouls dans chacun des deux camps. Ici, l’œil de Bordeaux.

À Bordeaux, les supporters ont vite séché leurs larmes suite à la défaite en Coupe de la Ligue samedi 27 mars face à Marseille. Ou la “coupe inutile” comme certains aiment à l’appeler. La vraie échéance pour les hommes de Laurent Blanc se joue ce soir face à l’Olympique Lyonnais de Claude Puel. État des lieux.

La méforme de 2010

Depuis la reprise du Championnat en 2010, les hommes de Laurent Blanc ont eu une nette baisse de régime (3 victoires, 4 nuls et 2 défaites en Ligue 1). Toute équipe a son coup de pompe annuel. Étant donné qu’il s’agit de Bordeaux, la chose est pointée du doigt et vue comme une mini-crise.

Le problème ? Gourcuff. Quand Gourcuff va, tout va. Et inversement. Le meneur breton a retrouvé son jeu face aux Lillois la semaine passée (victoire 3-1 avec un but de Gourcuff). « Il est vrai que la bonne marche de l’équipe dépend de la forme de Yoann » déclarait Laurent Blanc aux caméras de Canal + dimanche dernier. Aïe ! La fameuse “Gourcuff dépendance” repointe le bout de son nez.

Dernièrement, les Bordelais se sont faits peur contre l’Olympiakos lors du match retour, le 17 mars. Il ne faudrait pas réitérer ces absences qui ont failli leur coûter cher. En début de seconde période, les Girondins se sont retrouvés en position favorable suite à l’expulsion de Derbyshire à la 60e. Durant l’espace de dix minutes, les Grecs ont égalisé à la 65e et Alou Diarra a écopé de deux cartons jaunes (66e et 68e), synonymes d’expulsion mais surtout de suspension pour le match aller des quarts de finale. Ces dix minutes d’incertitude ont laissé planer le doute quant à la rigueur de la formation girondine, capable du bon comme du moins bon. Attention.

La défaite en Coupe de la Ligue, un mauvais signe ?

Le match de samedi dernier (27 mars, finale de la Coupe de la Ligue perdue contre Marseille 3-1) est certes un mauvais résultat pouvant influer sur le mental des joueurs mais les Bordelais n’avaient-ils pas déjà la tête à Lyon : leur vrai défi.

Au Stade de France, Lolo l’a joué “sport” en alignant son équipe-type samedi dernier face à l’équipe de son pote Dédé. Il aurait très bien pu faire jouer les coiffeurs (joueurs sur le banc durant la saison), mais non. Il a tenté sa chance en première mi-temps. Ça marche, tant mieux, sinon, tant pis. Vue la tournure que le match a pris, il a préféré faire tourner et reposer les cadres (sorties de Gourcuff, Chamakh et Fernando à la 70e) après le deuxième but inscrit par Valbuena. La récupération sera sans doute plus dure avec une défaite dans les têtes. Mais le réel enjeu de la saison se joue ce soir au Stade Gerland.

De solides statistiques en Ligue des Champions

À noter les impressionnantes statistiques du FCGB en Ligue des Champions (8 matchs sans défaite : 7 victoires consécutives, dont 4 victoires consécutives à domicile et 4 matchs sans défaite à l’extérieur). Les Bordelais possèdent la meilleure défense de la compétition avec seulement trois buts encaissés. Gare à vous Lyonnais, c’est du sérieux.

Côté formation, Blanc va devoir composer son 4-2-3-1 sans Planus (entorse genou gauche), ni Diarra (suspendu). Ludovic Sané, buteur samedi contre Marseille, devrait être aligné avec Ciani en charnière centrale. Le quid vient du milieu. Sans Diarra, Blanc devra choisir entre Plasil ou Gourcuff qui descendrait d’un cran, pour accompagner Fernando à la récupération. Côté droit, la balance pencherait pour Jussiê dit “El Mago” (le magicien).

Lyon ne peut pas se permettre de perdre

Dans une interview accordée au Parisien , Jean-Michel Aulas joue la carte « Bordeaux est favori, nous ne sommes que les outsiders  ». Bien joué M. Aulas. Mettre la pression sur ses adversaires, il sait faire. Cela fait un petit moment qu’il en voit des quarts de finale en LDC avec Lyon. Dans cet entretien, il évoque la possibilité de la venue de Laurent Blanc en tant qu’entraîneur à Lyon. Quel brouilleur de cartes mais c’est de bonne guerre.

Il est vrai qu’un échec face aux Bordelais serait une pilule difficile à avaler, eux qui ont été trois fois aux portes des demi-finales en l’espace de dix ans. Si les Girondins, moins expérimentés en LDC, passaient, ce serait un peu la honte, non ? Qui a le plus la pression maintenant ?

La mission des Bordelais, ce soir, sera de marquer au moins un but aux Gones. “Chameau” et ses petits camarades ne seront pas là pour rigoler. Gare à vous Boumsong et autre Cris, ça va vite devant, très vite. Vos filets risquent de trembler !

- Voir l’œil de Lyon ici.

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