CINEMED : "Le Bouton de nacre" illumine le festival de toute sa beauté

mercredi 28/10/2015 - mis à jour le 17/11/2015 à 16h07

Le nouveau documentaire du Chilien Patricio Guzmàn était présenté en avant-première lors du Festival Cinemed et il n’est pas passé inaperçu. Le "Bouton de nacre" est dans les salles obscures depuis mercredi.

C’est une histoire sur l’eau, le Cosmos et nous. Aussi dense qu’est le sujet du film, Patricio Guzmàn nous emporte dans un voyage mystique et sensoriel pendant près d’une heure trente. L’occasion de mettre en relation deux pans de l’histoire oubliés du Chili : celui des indigènes de Patagonie et celui des prisonniers politiques. Deux populations reliées entre elles par ces mystérieux boutons de nacre.

Après Nostalgie de la lumière, le cinéaste offre un documentaire majestueux et atypique. Parsemé de paysages époustouflants, de photos magnifiques, de cartes grandioses et d’intervenants bouleversants, Le Bouton de nacre montre une densité narrative et visuelle rare, mais également sonore. Patricio Guzmàn y capte des bribes de sons fascinantes démontrant qu’en plus d’avoir une vie, l’eau a une parole.

JPEG - 477.8 ko

La beauté des paysages est stupéfiante

Crédit : © Hugues Namur

On y parle aussi de l’espace, du Chili, de la responsabilité politique des États-Unis concernant le coup d’État de Pinochet et du destin des indigènes de Patagonie. La minutie du travail de recherche et artistique est exceptionnelle. Plus de mille photos d’indigènes ont été retrouvées et des cartes immenses ont été façonnées par une artiste Chilienne. Il a également fallu retrouver parmi la vingtaine d’Indiens survivants du massacre ceux en mesure de pouvoir témoigner.

La force du cinéaste Chilien est d’arriver à intégrer toutes ces thématiques, pourtant diverses, et d’en faire un tout cohérent - l’eau - fluide et linéaire. Il nous parle de ce pays qu’il aime tant, à la géographie si particulière. Le Chili est en effet bordé par 14 000 kilomètres de mer et par la cordillère des Andes.

Le Bouton de nacre est très personnel mais aussi universel. La mélancolie et la poésie des images ne cessent d’accompagner le spectateur pendant ce beau voyage. Il restitue l’une des histoires volée à ce pays d’Amérique du Sud, en rendant le plus beau des hommages. Si le succès est au rendez vous, le cinéaste Chilien a pour projet de se recentrer sur la cordillère des Andes, sa vie et son histoire... À suivre.

La Bande Annonce :

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !

Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! Envoyer par e-mail

Envoyez un lien vers cet article à la personne de votre choix.
Vous recevrez une copie du message.

Culture //

Rejoignez Haut Courant sur Facebook

Haut Courant sur Twitter