Documentaire

« Des solutions locales pour un développement global », des clés pour l’avenir

mardi 06/04/2010

Du 7 au 13 avril est diffusé le documentaire « Des solutions locales pour un développement global » de Coline Serreau à l’Utopia de Montpellier. Au menu de ce film résolument optimiste : la dénonciation des méfaits de l’agriculture intensive et la volonté de montrer qu’une autre voie est possible.

« Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives ». Coline Serreau nous présente ainsi son nouveau documentaire, Des solutions locales pour un développement global.

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Armée de sa caméra, la réalisatrice a parcouru le monde pendant près de trois années allant à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, mais aussi de penseurs et d’économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour répondre aux problématiques écologiques. Ainsi, elle nous présente une série de portraits, d’entretiens : Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine... Ces personnages, tour à tour drôles, émouvants et combatifs, sont avant tout des amoureux de la terre, et se battent pour elle.

L’environnement est au coeur des préoccupations de Coline Serreau, auteur en 1996 d’une réflexion écologique et sociale avec La Belle Verte qui dénonçait les méfaits d’une société de consommation délirante. Aujourd’hui, en donnant ainsi la parole à des agriculteurs des quatre coins du monde, la réalisatrice montre que l’agriculture intensive tue les sols et met en danger notre planète, alors que si l’on développpe l’agriculture biologique, la terre peut donner des produits de qualité en grande quantité et permettre l’autonomie alimentaire des peuples.

Coline Serreau y aborde différents sujets tels que l’origine de l’agriculture intensive qui, avec ses fertilisants et ses pesticides, vient des surplus d’armement après-guerre, ou, la logique de profit des industries chimiques et pétrolières et qui a éliminé tout ce que la terre et les animaux donnaient gratuitement pour y substituer des semences non reproductibles, de la chimie à outrance et l’éradication de la biodiversité. « Ce qui était précieux dans la biodiversité, c’est que chaque paysan gardait et sélectionnait les semences qui convenaient le mieux à son terroir, ce qui lui donnait la liberté et l’autonomie. Les puissances industrielles sont venues mettre “de l’ordre” dans cette liberté en confisquant et interdisant les semences locales et en imposant des semences non reproductibles, qui ne poussent qu’avec des engrais et des pesticides et qui sont protégées par des brevets que la population paye, enrichissant ainsi les industries semencières et pétrolières », souligne Coline Serreau.

Ce documentaire sera diffusé du 7 avril, jour de sa sortie nationale, au 13 avril à l’Utopia de Montpellier. En outre, le livre issu de celui-ci paraîtra le 19 avril à Actes Sud.

Horaires :
- Mercredi 7 : 13h40 / 20h
- Jeudi 8 : 19h30
- Vendredi 9 : 15h30 / 19h50
- Samedi 10 : 19h50
- Dimanche 11 : 11h15 / 18h
- Lundi 12 : 13h20 / 20h
- Mardi 13 : 16 h

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