Ensemble tout est possible, tout seul tout devient moins possible

jeudi 05/11/2009 - mis à jour le 22/11/2009 à 19h06

Le chef de l’Etat tire les leçons de ses erreurs, en déclarant dans Le Monde qu’il ne fêtera pas ce vendredi à l’Elysée son mi-quinquennat. En revenant sur ses reformes ambitieuses, Nicolas Sarkozy fait le bilan de sa gouvernance mitigée depuis 2007.

On se souvient tous de la fameuse phrase du président américain en février 2009 « I screwed up », “j’ai foiré”, à présent c’est au tour de Nicolas Sarkozy de faire son mea culpa. En effet le président de la République a reconnu avoir commis des erreurs depuis sa prise de fonction en 2007.

Selon Le Monde, il ne fêtera pas ce vendredi 6 novembre à l’Élysée son mi-quinquennat. Il faut dire que l’humeur n’est pas à la fête, avec la crise économique qui perdure, la majorité qui montre des signes de discorde et des sondages pas franchement terribles. Le chef de l’État se rassure en se comparant à Barack Obama, qui vient de perdre trois élections, mais il prend quand même le soin de se distinguer des ses prédécesseurs, De Gaule, Mitterrand et Chirac. Tous ont connu des moments difficiles, voir catastrophiques à la même période.

Toutefois, le chef de l’État garde le moral en rappelant qu’il a mené depuis septembre des réformes ambitieuses, à savoir : taxe carbone, suppression de la taxe professionnelle, réforme de La Poste, réforme du fret SNCF, réforme des collectivités territoriales. Et le tout sans conflit social majeur.

Or selon l’hebdomadaire Nouvel Observateur, Nicolas Sarkozy incarnait le changement. Ce changement prôné lors de sa campagne finira par agacer plus d’un. Avec la crise économique les choses ne se sont pas améliorées pour le chef de l’État, sans parler des ses déboires médiatiques personnelles, de sa croisière sur le yacht de l’homme d’affaires Vincent Bolloré, juste après son élection, à la candidature de son fils Jean Sarkozy à la présidence de l’EPAD.

Au final le chef de l’État agace, même à l’intérieur de son camp, malgré son image de président dynamique et sa personnalité courageuse. Les Français considèrent que Nicolas Sarkozy n’est pas assez à l’écoute du peuple. Deux ans après son élection, 55% des français pensent que Nicolas Sarkozy ne fait pas un bon président. Près de deux Français sur trois, (65%), se déclarent déçus de l’action du président. Selon TNS Sofres 63% des sondés déclarent son bilan plutôt négatif.

Malgré un changement radical de style, laissant de côté l’aspect “bling-bling” et l’autoritarisme de la présidence, le PS déclare que la situation de la France en mai 2009 est pire qu’en mai 2007 et pas seulement à cause de la crise. Il semblerait que l’actuel chef de l’État a sous-estimé la lourde charge qu’est celle de président de la République. Ironie du sort : si ensemble tout est possible, tout seul tout devient moins possible.

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