Films de Noël : entre rediffusions et succès populaires

jeudi 09/12/2010

Tous les ans, à l’approche des vacances de fin d’année, les chaînes hertziennes misent sur les films récurrents. Entre ceux qui font un peu partie de la famille, ceux appelés familièrement les “navets” ou les films produits outre-Atlantique, Noël devant son poste de télévision ressemble à un cadeau sans réelle surprise.

Vrais “marronniers” audiovisuels, les films de Noël n’échappent pas au poids de la tradition. La filmographie de cette période ne laisse pas de place au hasard.

Dans la catégorie des irréductibles du Paf de Noël, on retrouve les films de Louis De Funès. Le tandem qu’il incarne avec Bourvil dans La Grande Vadrouille est le grand revenant de cette période. A Noël 2009, pour sa quinzième diffusion sur la 1ère chaîne, le film a rassemblé plus de 9 millions de téléspectateurs selon Médiamétrie. Dans le même genre, La Folie des grandeurs avec Yves Montand, est le challenger. Sa diffusion sur France 2 à la même période a rassemblé 5,4 millions de personnes. Les succès franco-français ont la cote. La trilogie des Bronzés, notamment Les Bronzés font du ski ont rassemblé en 2008 10,5 millions de téléspectateurs.

JPEG Dans un autre registre, les péripéties des sœurs Olsen, Lindsay Lohan dans la saga Coccinelle ou les déboires du jeune Kévin (Macaulay Culkin) dans Maman, j’ai raté l’avion sont les grands revenants des films américains diffusés lors des vacances de fin d’année.

Une relation succès populaires/ventes de Noël qui perdure

La programmation de ces rediffusions continue d’avoir un réel impact, notamment sur les comportements d’achat de DVD. Comme l’explique Lionel Roux, responsable du rayon vidéo/musique au Virgin Megastore de Montpellier, « les coffrets De Funès sont un parfait exemple d’incidence de la télé sur les ventes. Tant que des succès populaires marchent, nous les ressortons à Noël. C’est un produit affectif qui fait appel à des souvenirs, des bons moments » précise-t-il.

Les derniers succès des studios Disney, comme Cars diffusé à Noël dernier, poussent au ré-agencement des rayons. « Nous recevons, chaque semaine de la direction de Paris, le programme télé des diverses chaînes. Nous mettons ainsi en avant les films programmés. Noël est particulièrement propice à cette équation diffusion tv/vente. »

Outre les dessins animés, il reste les ventes de fond dont le succès n’est plus à défendre. « Rasta Rocket, qui passe régulièrement à Noël, est toujours une des meilleures ventes enregistrées à cette période, mais pas seulement, c’est une vente régulière tout au long de l’année. »

Lassitude des téléspectateurs et statu quo des chaînes

Succès populaires, dessins animés, la télévision mise sur des valeurs sûres, cependant les téléspectateurs n’y trouvent plus vraiment leur compte. « Tous les ans nous avons droit à La course au jouet avec Arnold Schwarzenegger, JPEGles Sissi ou encore Les Bronzés … » prend comme exemples Marie, une cliente de l’enseigne. « Seul Arte semble faire un effort pour proposer autre chose », remarque-t-elle.

Une récurrence télévisuelle qui lasse. Le réseau social Facebook n’échappe pas aux mécontents. Des groupes se sont crées en réaction. “Pour que la télé cesse de diffuser des navets pendant les vacances de noël” lancé il y a deux ans, en est un exemple. Son créateur, Jérémy, l’a mis en place suite à un constat fait par son entourage. « Je ne comprends pas pourquoi, avec tous les films qui sortent, que les chaînes ne fassent pas un effort en terme de renouvellement à cette période. »

Même si le nombre de membres reste timide, les chaînes classiques semblent se complaire dans une filmographie de Noël populaire et à forte audience. On ne change pas une formule qui gagne.

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