Globe2child : Un projet web au service des enfants du monde.

vendredi 24/12/2010 - mis à jour le 07/01/2011 à 14h51

Yonnel Becognée, instituteur à Gennevilliers, est co-fondateur et vice-président de Globe2child, une association qui cherche à valoriser les échanges culturels entre enfants au moyen d’une plateforme internet.

Haut Courant : Qu’est-ce que Globe2child ?

Yonnel Becognée : C’est un projet qui repose sur deux objectifs. Le premier est pédagogique et se déroule principalement dans les écoles. Le but est de permettre aux enfants de différentes villes ou pays de travailler ensemble et de favoriser les échanges de documentations entre enseignants. Le second repose sur le projet d’une famille (un couple et trois enfants) qui vient de partir faire un tour du monde en catamaran. A travers leur voyage, leur but est d’inciter les personnes rencontrées à s’insérer dans le projet. Ils essaieront également dans la mesure du possible de mettre en valeur et de soutenir les initiatives découvertes sur leur chemin.

Comment ces deux objectifs du projet sont-ils reliés ?

Ils se retrouvent autour d’une base de données internet qui permet à la fois aux enseignants de communiquer, aux enfants de mettre en ligne leur projet, et à la famille Bouche de faire part de la progression de son voyage et de ses différentes rencontres.

Dans quel cadre ce projet a-t-il été mis en place ?

Nous avons fondé une première association en 2005 qui s’appelait Web2child. Elle a été refondée en octobre dernier sous le nom de Globe2child pour le lancement d’une nouvelle plateforme.

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Comment cette association fonctionne-t-elle ?

Le président de l’association est justement le père de la famille partie faire le tour du monde, moi je suis le vice-président. Dans les faits je suis la personne la plus active car je suis celui qui « reste à terre ». Nous sommes les deux co-fondateurs de Globe2child. Sinon, il y a un assez grand nombre d’adhérents, je n’ai plus le chiffre en tête, peut-être 500, mais à vrai dire la plupart ne sont pas très actifs, en tout cas jusqu’à présent.

Comment cette association est-elle financée ?

C’est bien ça le problème, nous n’avons pratiquement pas de financements. Nous recevons quelques dons, mais très peu, et pour ce qui est de l’adhésion, chacun donne ce qu’il veut. Nous sommes clairement à la recherche de financements.

Mais sur votre site, on peut voir le logo du ministère de l’Éducation Nationale, il n’apporte pas de soutien financier ?

Non, car le ministère n’apporte pas de soutien financier à la mise en place d’outils informatiques, et c’est dans ce domaine que nous aurions besoin d’argent. Le logo est là parce que nous avons reçu un prix « Educatec Educatice » qui reconnaît l’utilité pédagogique du projet. Il s’agit pour nous d’une reconnaissance et cela permet de nous donner de la crédibilité mais c’est « un bout de carton », il n’implique aucun engagement financier.

Pourquoi est-ce dans le domaine informatique que vous avez besoin d’argent ?

Parce que c’est la base de notre projet, ce n’est qu’avec une plateforme informatique au point et largement visitée que nous pourrons véritablement mettre en valeur une multitude de projets d’enfants à travers le monde.
Nous manquons clairement de financements et de diffusion pour ce qui constitue le socle du projet.
La plateforme fonctionne sous un système “Xwiki” qui est un logiciel libre de droits, mais la plateforme fournie n’est absolument pas destinée à une utilisation par des enfants. C’est cette adaptation en plateforme pédagogique qui demande du temps et de l’argent.

Pourrait-on apparenter ce projet à la mise en place d’un site communautaire pour enfants mais encadré par des adultes ?

Oui c’est à peu près ça, sauf qu’il y a une dimension pédagogique claire portée vers l’échange culturel et la connaissance de l’autre.

Pourriez-vous illustrer ces aspects au travers d’exemples de projets réalisés grâce à cette plateforme ?

Il y a surtout des projets vidéos. Je peux citer le mini-film L’arbre de Sitaine, réalisé par une école de la Martinique, qui est un travail sur les langues et le métissage. Il y a également Le médaillon de Sarah, il s’agit d’un film franco-marocain sur la tolérance. Le film a été co-écrit en ligne au moyen de la plateforme par une classe française et une autre marocaine, le film a également été tourné dans les deux pays.

Quels sont les projets en cours ?

L’un des projets actuel est celui de Copains du monde. Il s’agit de petits reportages vidéos réalisés par des enfants pour expliquer comment se fabrique le pain à différents endroits du monde. Cela permet là-encore de montrer, au travers d’un aliment de base consommé sur une grande partie de la planète, les différences culturelles et la richesse qu’elles représentent.
Des reportages ont déjà été faits dans une boulangerie de Gennevilliers, de Fort-de-France et d’Agadir, mais le projet est destiné à s’enrichir. Mais c’est en améliorant notre plateforme et en développant sa diffusion que nous pourrons multiplier les initiatives de ce type.

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