La voix mythique de Woodstock, Joan Baez, envoûte Montpellier

Par le 25 octobre 2009

La reine de la Folk, Joan Baez a achevé samedi soir les Internationales de la guitare avec un concert d’une intense émotion au Peyrou.

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Ils étaient nombreux les montpelliérains ce samedi soir à affluer vers les jardins du Peyrou pour écouter l’icône de la folk américaine, Joan Baez. Dans les files d’attente interminables, trois générations de fans se côtoient. On y retrouve des nostalgiques du mouvement hippie, des adolescents qui ont l‘habitude d‘écouter les vinyles de leurs parents, ou simplement des curieux venus à l’ultime rendez-vous des Internationales de la guitare de Montpellier. Petit à petit, la foule franchit les grilles du Peyrou, les enfants courent, certains grimpent dans les arbres, un vent d’insouciance et de liberté souffle sur Montpellier.

C’est à 20 heures qu’une silhouette d’ange apparaît sur la scène. Joan Baez, fine et élégante, se présente en français à une foule déjà conquise. La chanteuse commence son concert a capella et le temps semble suspendu. Sa folk fragile et intense se poursuit avec les titres de son dernier album Gone from danger. Avec son groupe composé de son fils Gabriel Harris aux percussions, John Doyle à la guitare, Dirk Powel au clavier et Tod Philips à la contrebasse, Joan Baez chante la paix, le respect et l’espoir.

Joan Baez nous transporte dans le temps, au fil des chansons de son nouvel album mais aussi de ses reprises : Suzanne, la célèbre chanson de Leonard Cohen ou encore Blowin’ in the wind, empruntée à Bob Dylan. A 68 ans, Joan Baez est toujours aussi intrépide et se risque même, dans un français parfaitement maîtrisé, à entonner un étonnant Manhattan Kaboul, chanson écrite par le politiquement incorrect Renaud.

Ce fut donc un grand moment de musique offert aux montpelliérains hier soir par Joan Baez. Chacun à pu découvrir ou redécouvrir cette voix symbole de la contestation politique et d’un mythique festival, tenu à Bethel aux Etats-Unis il y a déjà quarante ans : Woodstock.

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à propos de l'auteur

Auteur : Julien Segura

J’aurais pu écrire que journaliste est le métier que j’ai toujours rêvé de faire, que dans le ventre de ma mère je rigolais déjà devant les caricatures de Plantu, mais je n’aurais pas été vraiment honnête. En fait tel un grand cru de Bordeaux, ma passion pour ce métier s’est bonifiée avec le temps et de longues études universitaires. Après une Licence d’histoire préparée à l’Université Paul Valéry à Montpellier, j’intègre le Master 1 de Science Politique en 2008 et deux ans plus tard , un Master d’histoire en poche, je me retrouve dans la promotion 2010 du Master « métiers du journalisme ». L’idée et surtout l’envie de devenir journaliste se sont imposées à moi petit à petit, au fur et à mesure des rencontres et des stages effectués notamment en presse quotidienne régionale (Midi Libre, Midi Loisirs). Mais aujourd’hui une seule chose est sûre c’est que mon envie d’écrire, de décrypter le monde et d’assouvir ma curiosité est indissociable de mon envie d’exercer le métier de journaliste.