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Le débat Fillon / Copé vu par les jeunes militants de Montpellier

dimanche 28/10/2012 - mis à jour le 08/11/2012 à 15h08

« Chut l’émission commence ! » Il est 20h45, une vingtaine de jeunes militants sont réunis à la locale UMP de Montpellier. Télévision allumée, repas servi, la soirée peut donc commencer. Romain Ferrara, président des jeunes populaires de l’Hérault, monte le son et David Pujadas devient audible. Au programme ce soir sur France 2, le débat des deux prétendants à la présidence de l’UMP : Jean-François Copé et François Fillon.

Une soirée pas si décisive que ça

Durant l’émission, les jeunes militants sont assez dissipés. Ils seront peu nombreux à rester attentifs pendant l’intégralité de la retransmission. Le président fera taire l’assemblée à plusieurs reprises. S’ils sont si peu concentrés, c’est que beaucoup ont déjà fait leur choix. Ce débat ne fait que le confirmer. D’ailleurs, pour Romain Ferrara, les trois mois de campagne n’ont pas vraiment eu d’incidence pour eux. Dès l’annonce des candidats, « chacun savait déjà pour qui il allait voter ! »

Le président des jeunes n’a pas voulu donner de consigne pour militer. La tendance semble pro-Fillon, même si Arnaud Julien, le président de la fédération UMP soutient Copé.

Après que les candidats se soient prêtés au jeu des questions-réponses, Marine, responsable adjointe des jeunes populaires, se confie : « Je soutiens Fillon mais il ne faut les voir comme des adversaires. Chacun a des qualités et des défauts, le vote se fait sur une question d’affinité et, pour moi Fillon est le mieux placé. » Laurent, quant à lui, étudiant en soin infirmier, s’est décidé après le débat. Pour lui : « ça sera Copé, mais je suis quand même déçu qu’aucun des candidats n’ait évoqué les questions de santé qui me préoccupent beaucoup ». Seuls, quelques irréductibles restent indécis. Ainsi, Sylvain souligne :« même si les deux candidats ont été très forts dans leur discours, je n’ai pas vraiment fait de choix. Jean-François Copé est plus à droite que Fillon, mais il ne le dit pas clairement. Or, il n’y a pas de honte ! C’est ça qui me déçoit parce que, personnellement, je voudrais qu’on insiste plus sur les mesures de sécurité et sur l’immigration. Je ne fais d’apologie, je cherche juste de l’efficacité ! »

Au final, le débat n’aura pas fait d’émule. Les militants confirmeront leur choix par les urnes le 16 novembre. Une chose est sûre pour les jeunes militants, l’opposition doit être forte. Marine, le confirme : « Quoi qu’il en soit on doit rester unis pour les échéances à venir ».

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