UN COURT REPORTAGE AVEC AYDIN KARLIBEL

"Le miracle de ma vie est arrivé en PDF"

dimanche 21/04/2013 - mis à jour le 21/04/2013 à 03h41

Compositeur d’Opéra, pianiste et interprète mondialement connu, Aydın Karlıbel est très apprécié en Turquie. Rencontre avec un homme d’exception.

Melis BAYRAKTAROĞLU : Pour quelles raisons avez-vous choisi de jouer du piano quand vous étiez jeune ? Qu’est-ce qui vous a poussé à faire cela ?

Aydın KARLIBEL : J’ai découvert le piano à 4 ans, grâce à l’inspiration donnée par ma sœur ainée.

M.B. : Votre sœur est-elle aussi musicienne ?

A.K. : Oui. Elle suivait des cours de piano au Conservatoire Municipal. Mais elle n’a pas pu continuer. Car elle a fait des études. Elle a terminé le Robert College [1], puis la Faculté d’Economie de l’Université d’Istanbul.

M.B. : Comment avez-vous rencontré Cemal Reşit Rey [2] ?

A.K. : Nous avons fait connaissance par l’intermédiaire d’un ami de la famille, le contrebassiste Remzi Dölensoy. Plus tard, nous allions tous les dimanches en famille suivre les concerts de l’Orchestre de la ville d’Istanbul. Monsieur Cemal dirigeait ses concerts dans les salles du cinéma de Şan. J’allais dans les coulisses le saluer. Cemal Reşit Rey m’avait accepté comme étudiant à 9 ans. Le premier morceau que j’ai joué à dix ans était un des valses de Chopin. Cemal savait très bien comment faire aimer la musique à un enfant. De toute façon le piano est une affaire d’amour. Si vous n’êtes pas amoureux vous ne pouvez continuer. Pouvez-vous penser passer vos jours et vos nuits avec cette chose noir et blanche de force ? Impossible ! Il n’y a même pas d’autres couleurs. J’ai eu la chance de travailler avec lui pendant 19 ans. Entre temps j’ai terminé le Collège Saint-Michel où j’ai obtenu le "Prix d’Excellence". Ensuite, en 1976 j’ai terminé le Robert College et en 1983 la Faculté de Linguistique et de Littérature de l’Université du Bosphore. En 1986 j’ai eu le droit de recevoir le Diplôme L.R.S.M.  [3]de The Associated Board of the Royal Schools of Music.

M.B. : Pourquoi n’avez-vous pas préféré suivre des études dans un conservatoire ?

A.K. : Parce qu’à cette époque j’essayais de décider de mon avenir, ce que je voulais devenir. Aussi, je n’ai pas senti le besoin d’aller au conservatoire étant donné que je travaillais avec Cemal Reşit Rey. A cette époque, il a voulu m’envoyer à Paris. Mais j’étais trop petit, je n’ai pas voulu laisser ma famille et partir. Puis j’ai terminé mes études universitaires. Mais par la suite j’ai décidé de faire de la musique mon métier.

M.B. : N’avez-vous jamais regretté cette décision ?

A.K. : Non je ne l’ai jamais regrettée. Les CDs que j’ai produits sont des œuvres durables pour la Turquie. Par exemple, j’ai écrit les opéras d’Eyyubis et de Piri Reis. J’ai joué la Symphonie d’Atatürk. La plupart de mes œuvres sont éditées par la maison d’édition Keturi Musikverlag en Allemagne. J’ai réuni les œuvres de Cemal Reşit Rey dans un album. J’ai aussi traduit dans notre langue l’œuvre [écrite] d’Ian Kemp nommée Hector Berlioz : Les Troyens :

M.B. : Quel est l’événement qui vous a le plus marqué dans votre carrière ?

A.K : Le miracle de ma vie est arrivé en PDF. L’œuvre que ’’Karr çerbi’’ avait écrit pour le Sultan Mahmut mais qui n’avait jamais été éditée, m’a été envoyée en PDF par la bibliothèque nationale Pars Sümerni d’Allemagne.

M.B : Pourquoi ont-ils préféré vous envoyer à vous, cette oeuvre qu’ils n’avaient jamais envoyée à personne jusqu’à maintenant ?

A.K. : Cela m’a été destiné. Ils me l’ont fait en cadeau d’Allemagne. Et moi, je l’ai offerte à la Turquie.

M.B. : Enfin, si vous deviez nous parler d’une de vos œuvres qui vous symbolise, la-quelle auriez-vous choisi ?

A.K. : Mes opéras... En particulier Piri Reis...

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