Les Ficelles de Titelle : rencontre avec une jeune créatrice montpelliéraine

samedi 06/02/2010

La pin-up attitude est remise au goût du jour par Christelle Cenatiempo surnommée Titelle. Cette jeune créatrice montpelliéraine nous fait entrer dans son univers : « j’ai réservé cette pièce de mon appartement pour mon atelier ». Un mannequin, des tissus à pois noirs et blancs et sa machine à coudre. Travaillant à son domicile, elle a commencé son activité, il y a trois ans pendant ses études universitaires en droit et science-politique. Elle menait de front une formation musicale et des cours de danse. Le déclic se produit lorsque Stephan Benimeli, gérant de l’ancien bar rock le Kill Bear, lui propose de présenter ses accessoires pour un défilé. Enthousiaste, elle se lance dans l’auto-entrepreunariat. Tout va très vite. Son projet «  Les Ficelles de Titelle » finit par prendre de l’ampleur lorsqu’elle reçoit des commandes de la région et du nord de la France : « j’ai dû faire un choix. J’ai arrêté mes études de science-politique en septembre dernier ».

De fils en aiguilles, sa passion s’est révélée à travers ses autres activités artistiques : « lorsque j’étais chanteuse dans un groupe de rock, je confectionnais mes propres vêtements de scène ». Son goût pour la couture semblerait être un héritage familial notamment de par sa grand-mère qui tenait une mercerie. Christelle confie ses petites habitudes de l’époque avec un léger sourire : « quand j’étais adolescente, je "customisais" mes vêtements avec la machine à coudre de ma mère. J’ai toujours aimé bricoler ». Elle est autodidacte : « j’ai appris toute seule. Je me suis achetée des bouquins pour apprendre quelques techniques. Je demandais aussi conseil à ma famille et à des gens du métier ». Dans le milieu artistique, il est parfois difficile de trouver son style. Christelle l’a trouvé en sortant son épingle du jeu. Elle revisite la mode rétro des années 1950. L’esthétique féminine a une importance majeure : « des icônes représentent la pin-up et le burlesque comme Dita Von Teese ou encore Bettie Mae Page. Les suicide Girls sont la version moderne ». Ces personnages féminins ne la laissent pas indifférente : « je suis un peu comme elles, je suis une déterminée » dit-elle d’un regard pétillant. D’ailleurs, sa passion est gravée jusqu’en dans sa peau. Son pull marin laisse apparaître un tatouage sophistiqué sur son épaule pâle. Il représente un mètre ruban, des ciseaux, un dé à coudre et une fleur. « Je l’ai fait en septembre 2009. Il symbolise une période importante en matière de décision. Je me suis lancée dans mon activité. ». Ses influences en matière de haute couture sont notamment Karl Lagerfeld et Chantal Thomas. Du côté de la fabrication, elle privilégie le travail manuel appuyé sur le dessin. Au niveau de l’esthétique, la place des ficelles est très importante. De nombreux corsets sont faits avec des croisements de rubans dans le dos. Elle a réalisé une broderie de boutons de nacre qui appartenaient à sa grand-mère, pour le corset d’une robe de mariée. Elle crée aussi des accessoires (barrettes, bracelets, broches, etc.). Son travail ne se résume pas qu’à la confection des vêtements. Elle consacre une grande partie de son temps à la communication pour se faire connaître et élargir son réseau professionnel. Son site Internet lui permet de vendre ses collections de vêtements et d’accessoires en ligne. Le contact direct avec le public est fait dans le cadre de salons, marchés de l’artisanat ou encore des défilés. Elle présentera d’ailleurs, sa nouvelle collection au gala des étudiants en Polytechnique ce samedi 6 Février au Casino du Grau du Roi. De fil en aiguilles, elle pourra peut-être tirer son épingle du jeu ?

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