Enquête

Les institutions se mettent au Web 2.0

vendredi 18/02/2011 - mis à jour le 18/02/2011 à 23h40

À Montpellier, les habitants ont à leur disposition quatre sites internet institutionnels. Ces interfaces officielles ont pour but d’informer la population de la vie de la cité. Mais sont-elles réellement consultées ? Tour d’horizon des nouveaux moyens de communication institutionnelle.

Les collectivités locales se plient en quatre pour informer au mieux les citoyens :

  • le site de la Mairie, tout de bleu et de rose vêtu, propose une pléiade d’onglets renvoyant aux différents services de la municipalité.
  • l’Agglomération a aussi sa plateforme, aux motifs beaucoup plus sobres.
  • l’Office de Tourisme également, sans conteste la plus agréable à parcourir.
  • Enjoy Montpellier, qui s’occupe d’informer la population des événements organisés tout au long de l’année, tout en mettant en avant les quatre lieux dont il a la charge : le Corum, le Parc des Expositions, le Zénith et l’Arena.

Mais lorsque l’on interroge les Montpelliérains dans les rues du centre, la plupart d’entre eux restent dubitatifs. À la question simple “Consultez vous les sites qui concernent la ville ?”, la grande majorité répond par la négative. Seule Virginie, 39 ans, a mis en avant la newsletter de l’Agglomération qui la tient informée des dernières nouvelles de la communauté. Quant à Paul, la soixantaine tout juste entamée, il aimerait que les sites se dotent d’une interface retraçant l’histoire de Montpellier, expliquant l’origine de certains quartiers. Mais ces informations demeurent absentes sur les sites institutionnels.

JPEGLe résultat de ce petit sondage dans les rues de Montpellier contraste fortement avec ce qu’en disent les responsables des sites concernés. Selon Vincent Bobé, chargé des services multimédias de la ville, le site de la Mairie serait consulté en moyenne entre 4 000 et 15 000 fois chaque jour. Enjoy Montpellier aurait une moyenne de 32 500 visiteurs uniques chaque mois. Enfin, le site de l’Office de Tourisme aurait reçu en 2010 la visite de 655 000 personnes.

Et tous ces sites se targuent de contribuer à la vie politique, culturelle et au rayonnement de la ville. Vincent Bobé l’explique bien : « Nous mettons en ligne des informations liées à l’actualité de l’institution. Nous recensons tout se qui se passe à Montpellier. Comme nous sommes partenaires d’à peu près tous les événements importants, le site est très fourni. Il faut ajouter à cela le compte rendu de la vie politique par le biais des actions des élus. »

Internet au service de la communication

JPEGPour mieux s’adapter aux exigences du Web 2.0, qui favorise l’interactivité et donc induit une plus grande exigence de la part des internautes, ces sites ont décidé de prendre le taureau par les cornes en étendant leur domaine d’action. Ainsi, la Mairie a décidé de se doter d’applications pour smartphones et de refondre totalement son site internet. Enjoy Montpellier a engagé un projet de développement des réseaux sociaux, et l’Office du Tourisme compte bien travailler sur « l’aspect visuel et iconographique, notamment sur la page d’accueil », comme l’explique sa webmaster, Natacha Dosso.

Par ailleurs, la Mairie et l’Agglomération ont créé leurs propres web TV. Celle de la municipalité retrace par petites vidéos organisées par thème (culture, sport, citoyenneté...) les actions publiques et les grands événements auxquels ont participé les acteurs politiques. La web TV de l’Agglomération innove quant à elle en proposant un grand nombre de vidéos sur le même format : un Montpelliérain pose une question de son choix devant la caméra (‘‘Est-il possible de doubler les lignes de tramway de pistes cyclables ?’’, “Y aura-t-il un terrain de motocross à Montpellier ?’’ ou encore ‘‘Pourquoi n’y a-t-il pas de container à verre dans la rue d’Alco ?’’), et un élu ou un responsable de l’Agglomération lui répond. Mais la mise en valeur des web TV sur les deux plateformes reste pour l’instant assez timide.

JPEGEn somme, les sites institutionnels sont tous en pleine refonte afin de mieux répondre aux exigences du public visé. Des interfaces plus modernes, des applications pour smartphones et leur présence sur les réseaux sociaux comme Facebook sont autant d’impératifs que les institutions s’empressent de développer. Mais pour dire quoi ? Vincent Bobé reste réaliste, « c’est de la communication politique. »

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