Cinéma

Les salles obscures à la rencontre d’ « Un bel et sombre inconnu »

dimanche 17/10/2010

Woody Allen propose, avec son 43e film, une subtile réalisation où s’entremêlent légèreté et cynisme.

L’amour, les couacs de la vie, la mort... Les thèmes récurrents de Woody Allen reviennent dans son nouveau film « Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu », en salle depuis le 6 octobre. Entre comédie pétillante et récit dramatique, ce film situé dans le Londres d’aujourd’hui met en scène l’histoire de quatre personnages en proie à des déboires, des angoisses, des espoirs.
Alfie obsédé par l’idée de vieillir s’entête à retrouver l’élan de sa jeunesse et décide qu’une première étape consiste à se débarrasser de sa femme, Helena.
Après une tentative de suicide, Helena de son coté a choisi de trouver du réconfort auprès d’une voyante, Cristal, qui lui prédit la rencontre d’ « un bel et sombre inconnu ».

Sally, la fille d’Alfie et Helena se débat pour sa part entre Roy, son mari, écrivain d’un seul livre, et son patron pour lequel elle nourrit un amour secret.
Des destins entremêlés qui sont révélés sous la caméra de Woody Allen avec simplicité : pas de blabla inutiles, mais plutôt un gros plan sur chacun d’eux et un délicieux moment pour nous, spectateurs, qui découvrons au fil des minutes les défauts, les aspirations et les déceptions de chacun.

Une introspective sur les Hommes

Fort d’un casting impressionnant, tels Antony Hopkins, Naomi Watts, Antonio Banderas, ou encore la délicieuse Gemma Jones, parfaite dans ce rôle de femme au bord de la crise de nerfs, alcoolique sur les bords et d’une crédulité sans nom, ce film est surtout rempli d’humanité. Une introspective sur les Hommes chère au cinéaste : on se souvient de Diane Keaton en intellectuelle new yorkaise, snobe et éternelle insatisfaite amoureuse dans « Manhattan », des tiraillements et de la noirceur de Jonathan Rhys-Meyers dans « Match Point » en passant par la drôlerie de Larry David en vieux sexagénaire ronchon, que l’on retrouve dans « Whatever Works ». En clair, pas de bel et sombre inconnu derrière cette nouvelle réalisation, mais bien du Woody Allen, comme on l’aime, à découvrir dans vos salles obscures.

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