Murat, amour et chevalerie

mercredi 23/04/2008

Jean-Louis Murat sort son nouvel album, "Tristan", chez Universal.


Il ne perd pas de temps. Jean-Louis Murat fait son retour avec Tristan, son neuvième album en sept ans. Après s’être attaqué à des inédits de Léo Ferré sur des textes de Baudelaire dans Charles et Léo, son précédent disque, le troubadour auvergnat s’inspire de la passion tragique de Tristan et Iseut.


"J’aime la chanson intemporelle. Je n’écris pas sur le contemporain, je m’en fous un peu car ça ne suscite rien d’extrêmement poétique", déclare le poète aux yeux bleus.


Murat bascule dans l’univers chevaleresque du XIIe siècle, et se plonge dans le mythe celtique de Tristan, ce chevalier breton épris de la belle Iseut, la princesse irlandaise promise à son oncle.


Murat souhaite ainsi "retourner aux sources de la chanson française." "On est le pays de la courtoisie, de la chevalerie, et la chanson française, c’est essentiellement des chansons d’amour. ’Ne me quitte pas’ ou ’Je suis venu te dire que je m’en vais’, ce sont des chants de Tristan ".


Selon l’artiste âgé de 56 ans, l’histoire de Tristan et Iseut a aussi une dimension éducative. "Elle avait été écrite pour mettre en garde les classes dirigeantes contre les dangers de la passion. Notre société fonctionne encore là-dessus".


Passion, désir, dépendance et tourments amoureux : autant de thèmes qui nourrissent les 10 titres folk de ce nouvel album. Le chanteur artisan écrit et compose tous ses morceaux. Il joue lui-même de la plupart des instruments (batterie, basse, piano, percussions).


L’artiste donne la sérénade sur des échos mélodiques remplis de grâce. Alternant ballades méditatives (le single Tel est pris) et compositions plus rythmées (Mousse Noire, Les voyageurs perdus et Marlène), le musicien signe une œuvre d’inspiration moyenâgeuse.


Des refrains entêtants, "Tel est pris au bonheur, tel est pris au malheur, tel est pris au bonheur… d’aimer", se gravent dans la mémoire.


Tel un cavalier seul, il s’est retiré en terre auvergnate pour enregistrer Tristan aux côtés du fidèle Aymeric Létoquart, à l’automne 2007. Murat était prêt à se déplacer jusqu’en Irlande, patrie d’Iseut. Ce projet a finalement été compromis suite au rachat du label indépendant V2 par la maison de disque Universal.


L’intrépide Murat prendra la route, seul, en octobre 2008 et montera sur scène à Paris puis en province.


Paru dans le Midi Libre du 21.04.08

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3 réactions

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  • Murat, amour et chevalerie

    27 avril 2008 06:36, par Framboisier des musclés

    repondre message

    Et Danny brillant dans tout çà ? ça un mec qui valide

    On partira tous les deux
    Vers un monde merveilleux
    Le ciel sera tout orange
    On sera deux petits anges

    Dans une chambre au sixième
    Je lui dirai des poèmes
    On s’aimera sans travailler
    Je peux car je suis fou à lier

    Elle est celle que j’attendais
    Depuis qu’j’ai quinze ans passés
    C’est elle que j’imaginais
    Dans mon lit quand j’m’ennuyais

    Sacrés danny ! Suzon (on se demande si elle est validable) à poil !

  • Murat, amour et chevalerie

    25 avril 2008 06:35, par Louis Sarkozy

    repondre message

    Jean Louis, jean louis, c bien gentil mais où est l’intérêt des neuilléns là dedans ?
    Jannot, le serviteur des ces dames, (qui est maqué à mort, désolé mariane Massenet), préfère soutenir, en bon vieux sarkosiste qu’il est un certain MP3.
    C quand même plus dans le mouv, et un peu plus bling-bling qu’un gros beauf qui ne sait pas faire de la plongée sous-marine avec tonton Boloré !
    Ouh la honte !

  • Murat, amour et chevalerie

    24 avril 2008 02:54, par Philippe Seguin

    repondre message

    Le contemporain ne suscite rien d’extrêmement poétique ? Damned. Quoiqu’il dise, Murat sera toujours aussi desespérant de facilité (huuum un peu d’auto-censure, j’en reprendrais bien une petite louchasse). C’est un artiste en son genre, il faut le reconnaître, mais attention, Marcel Béliveau n’est qu’à un pas.

    Mais pourquoi ? (peut être est-ce pour un concours, je pourrais comprendre). Pour quoi ? quel est le sens ? y’en a-t-il seulement un ?

    Ah le con quand même ! (je dérape !) il m’a pris au piège, on ne devrait pas répondre, on ne devrait plus répondre. Le laisser dans ce dialogue avec lui-même, ses gimmicks de faux-rebelle, ses postures de faux-poète et cet espèce d’énormissime NEZ ROUGE qui a fini par lui bouffer la tête et la langue. Mais pas ses amis journalistes parisiens (soupir)...

    Gerard Manset est quand même beaucoup plus crédible. Gérard, nous t’aimons ! tiens bon !

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