Carnet de voyage

New York : toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus loin

jeudi 13/01/2011 - mis à jour le 16/10/2013 à 12h28

« New York c’est grandiose, démesuré, extraordinaire ! » Qui n’a jamais entendu cette phrase agaçante, criée par un proche au retour de sa conquête américaine ? Or, les globe-trotters qui ont croqué dans la pomme new-yorkaise le savent bien. Rien de tout cela n’est inventé. Il manquerait même de mots pour décrire ce qui se dresse là-bas, au loin, de l’autre côté de l’Atlantique. Pour convaincre ceux qui en douteraient, un petit parcours chiffré dans la ville fétiche de Woody Allen s’impose !

Du sud au nord de Manhattan : visite en sept étapes des incontournables new-yorkais.

Etape n°1 : Statue of Liberty

Elle est connue dans le monde entier, apparaît dans des centaines de films et compte une trentaine de répliques dans le monde. Du haut de ses 46,5 mètres, la Statue de la liberté éclaire de sa torche les New-Yorkais (photo). JPEGElle incarne dans le monde entier le symbole d’ouverture de la ville. Tout bon touriste qui se respecte se doit de lui rendre visite. Et pas d’inquiétude, la grande dame ne déçoit pas. Loin de là !

A plus de 2 km des côtes de Manhattan, elle reste fidèle à la légende. Sa robe vert-acier impressionne facilement les promeneurs de Liberty Island. Difficile alors pour un Français de ne pas ressentir une certaine fierté en la voyant. Un beau cadeau que la France a fait aux Américains pour célébrer leur indépendance…

Etape n°2 : Financial District

Après une petite visite à la gardienne de la ville, retour sur la terre ferme. Drôle sensation de vertige en levant la tête. Des barres infinies s’élèvent dans le ciel (photo). Pas de doute, il s’agit bien de Wall Street et de ses inimitables gratte-ciels. Si certains forcent le respect par leur âge, tel le Woolworth Building (241 m), la plupart incarnent l’ascension de grandes compagnies financières ou industrielles. Symbole de l’“American Dream”. New York excelle en la matière : pas moins de 45 buildings supérieurs à 200 mètres dont 4 supérieurs à 300 mètres s’étendent sur la ville. La tour Eiffel qui s’élève à 325 m, apparaîtrait ridiculement insignifiante dans ce quartier.

Inutile de rappeler l’absence depuis une dizaine d’année des deux tours jumelles du World Trade Center, à l’ouest de Manhattan. Leur disparition a laissé place à un gigantesque chantier, où un nouvel exploit architectural est en train de voir le jour : la “Freedom Tower (photo). Ce building devrait atteindre les 541 m de hauteur en 2011. Toujours plus haut.

Etape n°3 : Brooklyn Bridge

New York est souvent assimilé au seul quartier de Manhattan. Grosse erreur. L’île centrale représente moins d’un cinquième de la ville avec 58 km² et le plus petit de ses cinq “boroughs”. Big apple s’étale sur 786 km², plus de sept fois la capitale française. Pour parcourir l’agglomération, la meilleure solution reste le métro. La ligne A, longue de 49,6 km n’a pas d’équivalent dans le monde. Au total, ce sont plus de 1 140 km de rails électrifiés et 468 stations qui permettent aux habitants de New York de franchir les frontières des “boroughs”.

Pour ceux qui préfèrent prendre la voiture ou marcher, le Bronx, le Queens, Brooklyn et Staten Island sont reliés à Manhattan par une multitude de ponts. Le plus célèbre d’entre eux : celui de Brooklyn. JPEG1,8 km de longueur, 28 m de largeur, 6 couloirs de circulation. Le Brooklyn Bridge est une institution new-yorkaise, l’un des plus vieux ponts des États-Unis et une œuvre architecturale remarquable. En partant de Brooklyn, le béton sous les pieds des promeneurs donnent une impression de stabilité. Mais très vite, des lattes de bois remplacent le ciment. Et les vibrations des voitures, qui font la course des deux côtés du passage piéton, arrivent à faire douter les plus sceptiques de sa solidité. Construit en 1883, le Brooklyn Bridge est un vieux monsieur.

Un autre petit détail pourrait couper l’élan des téméraires. Entre les planches de bois, légèrement espacées, un liquide verdâtre s’agite. L’East River. Rien de tout cela n’est vraiment rassurant. Mais en levant la tête, l’angoisse s’estompe vite. Les buildings du Financial District droit devant, le pont Manhattan sur la droite, la Statue de la Liberté toute petite sur la gauche. Un paysage tout droit sorti d’une carte postale (photos). Chaque mètre parcouru offre une perspective différente, ne laissant aucun répit aux appareils photos. Le plaisir est de courte durée, les 1,8 km du pont trop rapidement traversés. Mais, tout va bien, New York recèle encore quelques merveilles à découvrir.

Etape n°4 : Empire State Building

Direction l’Empire State Building pour un panorama aérien de la ville. Avant d’arriver au célèbre repère de King Kong, il faut remonter la 5ème avenue (photo). Manhattan, ce n’est pas moins de 12 avenues qui traversent l’île du nord au sud (avec quelques petites exceptions à la règle des chiffres : Park Avenue, Madison Avenue et la célèbre Broadway avenue) et 220 “streets” qui la coupent d’est en ouest.

Guidés par la pointe du plus haut building de New York : 443 m (avec l’antenne), les globe- trotters explorent les moindres recoins de la 5ème avenue, prêts à voir surgir de nulle part Mac Taylor et sa redoutable équipe des Experts à la poursuite d’un criminel. Fini les rêveries et retour à la réalité.
Au 350 Fifth Avenue, l’Empire State Building trône paisiblement sur le quartier du Midtown. L’observatoire est au 86ème étage. Deux ascenseurs, une rencontre fortuite avec King Kong, maître des lieux, et une vue inégalable sur la grosse pomme. Certains le préfèrent de nuit, pour la magie des lumières. Mais sous les rayons du soleil, la ville n’en est pas moins impressionnante. Le sud de Manhattan et ses buildings, tous plus hauts les uns que les autres. Le Nord et le rectangle vert de Central Park (plutôt marron en cette période hivernale), le New Jersey, Brooklyn, le Queens… (photos) Même les 13 000 taxis jaunes apparaissent ridiculement petits vus d’en haut.

Etape n°5 : Rockefeller Center

En période de Noël, la ville peaufine son grand manteau de lumières. La compétition du sapin le plus grand, le plus gros, le plus décoré est lancée. Magasin, bibliothèque, building, gare… Tout le monde expose son conifère. Vendus à 25 dollars dans les rues, ils envahissent New York et répandent leur magie de Noël.
Si certains sont à croquer (comme celui du grand magasin M&M’s de Times Square), le plus célèbre est sans nul doute celui qui orne le Rockefeller Center (photo). Au milieu des boutiques de luxe françaises, des grands magasins de sport américains et des innombrables Starbucks Coffee (plus de 150 sur la seule île de Manhattan !), il est là. New-Yorkais et touristes font le déplacement pour l’admirer. Fidèle à sa réplique télévisuelle, le “Christmas Tree” le plus célèbre du monde est recouvert de 30 000 ampoules multicolores et s’élève à 22,5 m. En contrebas, les patineurs du Rockefeller Center profitent du spectacle entre deux tours de glisse.

Etape n°6 : Times Square

Le périple continue. 42th Street, Broadway Avenue et l’inimitable Times Square. Des millions de diodes clignotent nuit et jour sur de gigantesques pancartes publicitaires (photos). Toutes les grandes marques bataillent pour obtenir l’emplacement le plus voyant, le plus lumineux, le plus imposant… JPEGUn petit creux ? McDonald’s vous propose un “double quarter pounder with cheese” avec une vue imprenable. Pour boire un verre ? Hard Rock Café, Planet Hollywood et d’autres vous proposent le célèbre “cosmopolitan” de Sex and The City. Un peu de shopping ? Levis, M&M’s, Disney, Toys “R” us… Toutes les tentations réunies en un seul et même endroit.

Pas de panique, si arpenter les boutiques ne fait pas partie de vos habitudes. Times Square à d’autres atouts en poche. Une cinquantaine de shows sont proposés quotidiennement dans le quartier. Même les plus difficiles peuvent trouver leur bonheur : Mamma Mia, The Lion King, l’incontournable West Side Story, Billy Elliot, Chicago… Et si les places ne sont pas données (compter facilement 100 dollars par personne), les spectateurs en ont pour leur compte. Toujours pas convaincu ? Il existe bien un show gratuit. Celui du “Naked Cowboy(photo). Après avoir fait le buzz sur internet, où il chante en exhibant son corps, la star de Times Square revient, n’hésitant pas à affronter le froid pour conquérir le cœur des apprentis New-Yorkais.

Etape n° 7 : Central Park

Quelques blocs de rues plus au nord. Central Park : paisible îlot de verdure qui contraste avec le brouhaha incessant de Broadway. Seule la pointe des buildings au loin rappelle aux promeneurs qu’ils sont au cœur d’une des plus actives métropoles de la planète (photo). 344 hectares où chiens, coureurs et enfants viennent prendre un grand bol d’air frais. Désertique en cette période d’hiver, il est facile d’imaginer l’attrait d’un tel espace quand les beaux jours arrivent. Grande déception. La période hivernale compte de nombreux absents : les écureuils. Ces petits rongeurs profitent encore d’une longue hibernation, dans les quelques 75 000 arbres du parc, avant le retour des premières chaleurs.

Sept étapes pour parcourir New York ne sauraient suffire. Harlem et ses 400 églises, Chinatown et ses centaines de petits commerces, Greenwich Village et ses paisibles “brownstones” sont autant d’endroits qui méritent le détour. Pour finir, il faudra revenir. La ballade s’achève ici pour cette première excursion new-yorkaise. Direction la France où tout parait soudainement plus “petit”.

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