Entretien

Patrick Bruel, frère de coeur

Article publié dans Midi Libre le 24/04/10

samedi 24/04/2010

Le duo Bruel-Arcady est de retour pour un 5e film. Du « Coup de Sirocco » à « Comme les cinq doigts de la main » en passant par « l’Union sacrée », les deux complices nous offre une saga familiale sur fond de polar. A l’occasion d’une avant-première riche en émotions, en flashs et en « Patriiiiiick », Alexandre Arcady, Pascal Elbé, Mathieu Delarive et Patrick Bruel sont venus à la rencontre des Montpelliérains et, accessoirement, prendre un bain de soleil. C’est en toute simplicité et avec une grande générosité que l’idole de plusieurs générations a répondu aux questions d’une journaliste en herbe. Un tête à tête avec le charmeur de ces dames, Patrick Bruel.

Le duo Bruel-Arcady se retrouve pour la cinquième fois (1). Heureux ?

Oui, ce sont de belles retrouvailles. C’est émouvant de savoir qu’Alexandre Arcady pense à moi lorsqu’il écrit un projet, qu’il a encore envie de m’emmener avec lui dans ses aventures. Il m’a invité à participer au scénario, à l’écriture et à donner des idées sur le tournage. Il m’a même ouvert la porte de certains dialogues. Il m’a fait confiance et j’espère qu’il ne le regrette pas.

Pourquoi avoir attendu treize ans pour rejouer ensemble ?

Nous faisons l’un et l’autre beaucoup de choses. En treize ans, j’ai mis plein de choses dans mes valises : des expériences professionnelles et des expériences de vie… J’ai eu deux enfants et, forcément, cela change beaucoup de choses dans l’approche que j’ai pu avoir dans ce film sur la famille. Il arrive treize ans après K, c’est le temps de la maturité.

Vous jouez Dan, l’aîné...

A la lecture du scénario, le personnage de Dan était une évidence. Arcady me fait souvent jouer le personnage qu’il a été ou qu’il aurait voulu être. Je prends alors son relais et je tends à aller vers le non-jeu. A un certain moment, j’ai pensé jouer David. Mais je ne voulais pas laisser passer Dan. C’est le personnage relais de cette histoire.

Parlez-nous de vos frères d’écran…

A l’écriture, mon personnage a une autorité : il est le chef de clan. Ce rôle aurait pu se cantonner au film. Pourtant, mes “frères” m’ont accordé ce même statut hors des plateaux.

Quelle est votre relation avec vos frères de sang ?

Elle est très proche de celle que j’entretiens avec mes frères d’écran. Nous sommes liés depuis toujours. Je suis très protecteur et me suis beaucoup occupé d’eux depuis qu’ils sont nés. Je n’ai donc eu aucun mal à jouer le grand frère.

Que de chemin parcouru depuis Paulo Narboni (2) ! Et si vous le croisiez aujourd’hui ?

Je pense qu’il me dirait « Waouh, bien joué ! J’y croyais mais je ne pensais pas que cela se passerait aussi bien et que cela serait aussi beau. C’est bien d’avoir tenu et d’avoir installé ça. » Il doit regarder ce film avec tendresse... Dan est peut-être ce môme timide devenu chef de famille… A la manière d’Al Pacino dans Le Parrain.

Quel est votre plus beau souvenir de tournage ?

Le Grand Carnaval. Je n’y avais pas de rôle et je l’ai fabriqué pendant le film.

Des projets ?

J’écris mon prochain album. Toutes les musiques sont prêtes. J’essaye de le finir pour l’automne. Sinon, je répète une pièce mise en scène par Bernard Murat, Le Prénom. Elle raconte un diner entre amis où la discussion tourne autour du prénom que je vais donner à mon premier enfant. S’ensuit un cataclysme complètement dingue, un règlement de comptes qui remonte à trente ans. C’est grinçant, à hurler de rire.

Recueilli par Julie DERACHE

(1) Patrick Bruel a tourné cinq films avec Alexandre Arcady : “Le Coup de Sirocco” (1978), “Le Grand Carnaval” (1983), “L’Union sacrée” (1989), “K” (1997), enfin “Comme les cinq doigts de la main”, en salles mercredi 28 avril.

(2) Paulo Narboni est le premier rôle de Patrick Bruel au cinéma dans “Le Coup de Sirocco”.

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2 réactions

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  • Patrick Bruel, frère de coeur

    1er août 2010 22:59

    repondre message

    J’ai entendu dire qu’il est trés actif pour les activités d’israel, est ce vrai ?

    et qu’est ce qu’il pense du blocus de Gaza ?

    En tant qu’artiste que pense t’il de Dieudonné qui a critiqué la politique d’Israel ? et trouve t-il juste le boycott qu’il a subit par les médias ? est ce une liberté d’expression, lorsqu’on voit d’autres comme Zemour qui insulte d’autres communautés sans aucune conséquence ?

    Voilàbeaucoup de questions que je me pose et que je pose dans ce forum en espérant qu’il passe lire un jour votre article.
    j’ai rien contre lui je l’aime bien mais j’aimerai avoir des réponses sur mes interrogations svp.

    En effet etre journaliste c’est aussi poser certaines

    questions qui interessent le public et non pas une interview pour flater ou promoumoir un atiste.
    Un adepte hautcourant ou fidéle lecteur B.B

    • Patrick Bruel, frère de coeur 2 août 2010 09:27, par Julie Derache

      repondre message

      Bonjour,

      Cette interview a été réalisée pour la section culture du quotidien Midi Libre, je doute ainsi que ce soit là la bonne tribune pour poser ces questions (aussi intéressantes et pertinentes qu’elles soient !)

      Il y a maintes questions que j’aurai souhaité lui poser également, autres, le contexte ne s’y prêtait pas. Cette interview a été réalisée à minuit passé et pour un journal spécifique, dans une thématique spécifique.

      JD

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