Pink Floyd, il était une fin

samedi 15/11/2014

The Endless River, titre du quinzième album des Pink Floyd, sorti dans les bacs le lundi 10 novembre, est un recueil d’enregistrements anciens mais inédits du virtuose guitariste David Gilmour et du talentueux batteur Nick Mason. Traduit littéralement par « Une rivière sans fin », le dernier album du mythique groupe anglais, vingt ans après le précédent, se veut avant tout être un hommage à Richard Wright, l’un de ses anciens membres, décédé d’un cancer le 15 septembre 2008 à l’âge de 65 ans. On entend par ailleurs ses notes au clavier sur certains morceaux.

Disque presque exclusivement instrumental, l’album est à la hauteur des tubes légendaires du groupe. Les 17 chansons composées, pour une durée totale avoisinant un peu moins d’une heure, emmènent les auditeurs dans un voyage psychédélique, pudique et mélodique. Comme au temps des plus grands succès du groupe, comme The Dark Side of the Moon ou The Wall, qui sont devenus des monuments au panthéon de la musique. Résumant à merveille l’esprit créatif et décalé de cinquante ans de carrière, The Endless River retrace la destinée d’un des groupes anglais les plus populaires de l’histoire de la pop en mélangeant habilement du neuf avec du vieux.

La dernière chanson, Louder than Words, vient rappeler que la musique a toujours pris le dessus sur les egos surdimensionnés des uns et des autres. Né de l’idée de Syd Barrett, l’ancien leader qui a sombré dans la drogue, le nom Pink Floyd provient de l’association des noms de deux musiciens de blues adulés par Barrett, Pinkney Anderson et Floyd Council. Rien à voir donc avec un « flamant rose » et un possible délire post-consommation de LSD. L’assemblage cérébral fonctionne puisque Pink Floyd se forge ensuite une solide réputation sous l’impulsion de l’autoritaire Roger Waters dans les années 1970 et 1980. Auteur de génie, le groupe cartonne alors et enchaîne les tubes à base de rock progressif. Mais l’emprise du leader irrite ses partenaires, jusqu’à l’éviction de Rick Wright en 1982, excédé par le comportement de l’étouffant Waters qui se prend pour le seul maître à bord. Wright reviendra en 1987 après que Waters eut claqué la porte du groupe en 1985. Absent de cet opus, il reste néanmoins l’un des symboles de la réussite d’un groupe qui fait toujours rêver.

Battant déjà des records de vente en étant l’album le plus précommandé de tous les temps sur la plateforme de vente en ligne Amazon, The Endless River s’annonce déjà culte avec les envolées lyriques dont Gilmour a le secret, au plus grand bonheur de ses fans. Un album inspiré et planant à consommer sans modération, à l’infini. Et un épilogue apaisant pour un groupe à l’histoire tourmentée.

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