Manifestation

Pour Cuba, les Dames en blanc en appellent à la liberté

mardi 18/05/2010 - mis à jour le 19/05/2010 à 15h06

Aujourd’hui, Zoé Valdés entourée de Lio et de Nadine Trintignant, entre autres, a rendu hommage aux Dames en blanc, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. Les Dames en blanc sont un groupe de femmes qui manifestent chaque dimanche à La Havane, à Cuba, pour la libération de leurs proches.

« Et par le pouvoir d’un mot, Je recommence ma vie, Je suis né pour te connaître, Pour te nommer, Liberté »

Quand une poétesse cubaine en exil souhaite rendre hommage aux Dames en blanc, elle choisit les célèbres vers de “Liberté” du non moins célèbre Paul Éluard.

Rassemblés par Zoé Vadés, Nadine Trintignant [1], Eduardo Manet [2], Lio [3], Jacobo Machover [4], Gina Pellon [5], entre autres, ont tour à tour lu les strophes de ce poème résistant, rédigé durant les heures sombres de l’Histoire de France. Des mots à forte consonance pour ces Cubaines qui manifestent pacifiquement, chaque dimanche, à La Havane, pour la libération de leurs pères, fils, maris ou frères.

Les Dames en blanc sont un collectif composé des femmes et des mères des prisonniers politiques cubains (poètes, écrivains, journalistes ou encore instituteurs). Elles s’opposent au “Cuba des Castro” et protestent contre ces emprisonnements en assistant à la messe chaque dimanche, vêtues de robes blanches, puis en marchant en silence dans les rues. La couleur blanche est choisie pour symboliser la paix. D’ailleurs, les deux statues situées devant la façade de l’Hôtel de Ville, “La Science” et “L’Art”, ont aujourd’hui été revêtues d’un peplos, tunique féminine grecque de couleur blanche et symbole de paix. « Le peplos grec blanc est symbole de poésie, de paix, de culture et de liberté. Pour moi, les Dames en Blanc représentent toutes ses valeurs réunies », souligne Zoé Valdés.

Le mouvement, qui s’est composé suite au Printemps Noir de Cuba en 2003, a d’ailleurs reçu le Prix Sakharov, remis par le Parlement européen, en 2005. Il subit toutefois la répression du régime castriste. Il a été récemment interdit, avant d’être réautorisé voilà deux semaines.

Laurent Muller, président de l’Association Européenne Cuba Libre, rappelle le quotidien de ces prisonniers de conscience : « ils sont d’abord enfermés dans des cachots, étant privés d’eau, de nourriture et de contacts. Puis, ils sont mis dans des galeries en compagnie de dangereux prisonniers ». Il poursuit : « cet enfer continue au quotidien. C’est le quotidien du totalitarisme et de la misère. Ce totalitarisme qui nie l’individu. La population est privée du moindre droit social ». Et Lio d’ajouter : « il faut stopper cet embargo. Les Cubains n’ont même pas de médicaments ! » Laurent Muller dénonce également la passivité de la communauté internationale face au régime castriste.

L’initiative de Zoé Valdés a été soutenue par la Mairie de Paris. Pierre Schapira, adjoint au Maire de Paris chargé des relations internationales et de la Francophonie, a souligné que sa ville « a toujours soutenu et soutiendra toujours le respect des Droits de l’Homme, de la liberté et des droits fondamentaux ». Ajoutant que « ce combat est celui du droit et de la liberté ».

De l’autre côté de la barrière, une quinzaine de contre-manifestants pro-castristes a mis en étendard le drapeau rouge de Fidel Castro. Cela n’a point perturbé les défenseurs de la liberté à Cuba. Et, Jacobo Machover de leur crier en partant : « ¡Viva Cuba Libre ! »

Notes

[1Cinéaste française

[2Ecrivain et cinéaste d’origine cubaine

[3Actrice et chanteuse belgo-portugaise

[4Ecrivain et journaliste cubain

[5Peintre coloriste cubaine

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