SEANCE DU JOUR #3 - Chico et Rita sur un air latino

dimanche 22/10/2017 - mis à jour le 10/11/2017 à 15h12

Le réalisateur espagnol Fernando Trueba est à l’honneur cette année pour la 39e édition du Cinemed. Aujourd’hui, Haut Courant s’intéresse à Chico et Rita (2011), nominé aux Oscars et récompensé par le Goya du meilleur film d’animation (2011).

À La Havane, en 1948, Chico, un jeune pianiste talentueux, fait la fête avec ses amis lorsqu’il rencontre Rita, une chanteuse de jazz. Le coup de foudre est réciproque pour les deux artistes cubains qui rêvent de percer aux Etats-Unis. Après une nuit enchantée, place au cauchemar. Juana, la petite copine de Chico débarque. Ils participent malgré tout à un concours musical ensemble. C’est le début d’une reconnaissance locale pour le duo. Un soir, Ron, un producteur américain, propose à Rita de la produire et de l’emmener à New York. Elle accepte à contrecœur, convaincue que Chico aime sa femme Juana.

Le spectateur ne peut que tomber sous le charme de cette intrigue poétique bercée par les sons des grands jazzmen cubains. Ils sont d’ailleurs présents dans le film comme Chano Pozo, Charlie Parker, Dizzy Gillespie ou encore Ben Webster. Bebo Baldes, a également réalisé la bande originale du film. La vie du grand pianiste cubain a fortement inspiré les deux réalisateurs, Fernando Trueba et le dessinateur Javier Mariscal, mondialement connu pour avoir créé Cobi, la mascotte des Jeux Olympiques de Barcelone de 1992.
Ces derniers ont réalisé un travail qui frappe par son originalité. Pour être très réaliste, ils ont utilisé des archives photographiques de La Havane. Les réalisateurs ont utilisé une méthode novatrice d’animation du dessin tout en intégrant les mouvements de vrais acteurs qui jouaient en studio.

Derrière l’amour passionnel et contrarié des protagonistes se cache la dure réalité sociale de l’époque. Le film constitue une véritable dénonciation du racisme notamment à travers le personnage de Rita. La jeune chanteuse ne peut pas résider dans les grands hôtels dans lesquels elle se produit et est entièrement dépendante de son producteur, un riche homme blanc. De plus, après la révolution cubaine en 1959, le jazz n’est plus populaire car il est associé à l’impérialisme. C’est pour cette raison que les personnages comme les grands musiciens cubains ont abandonné leur île pour devenir célèbres ailleurs.
Un beau dessin animé pour adultes qui saura nous émerveiller comme des enfants.

Pour les plus curieux, voici un extrait

Retrouver ce film au Cinemed le vendredi 27 Octobre à 21h.

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