Un "essai" dans la lutte contre le dopage

vendredi 08/08/2008 - mis à jour le 08/08/2008 à 16h07

C’est une première. Un club de Rugby professionnel s’engage à donner des compléments nutritionels controlés à ses joueurs.

C’est une première. Un club de Rugby professionnel s’engage à donner des compléments nutritionels controlés à ses joueurs.
Le concept est novateur. Une convention vient d’être signée entre le Montpellier Rugby et Wall Protect, société qui accompagne les producteurs de compléments alimentaires dans une démarche d’assurance qualité. « C’est la première fois qu’un tel engagement est pris dans le sport français », annonce Dorian Martinez, fondateur et président de Wall Protect.

Bernard Dufour, médecin coordinateur du Montpellier Rugby se félicite d’une telle avancée : « depuis longtemps, notre objectif est de continuer ce qui est fait à la Ligue (de rugby) sur la lutte contre le dopage. Dès que j’ai eu connaissance du projet, on y a été à fond. ». L’objectif est d’afficher la transparence sur la consommation de compléments alimentaires. « Il n’est pas question d’argent, c’est un engagement moral des clubs », précise Dorian Martinez. Le partenariat permet d’avoir une vérification de tous les produits donnés aux joueurs.

Le haut niveau nécessite des habitudes alimentaires particulières

Bernard Dufour explique que « le souci du haut niveau, c’est qu’avec autant d’entraînement par semaine, l’alimentation seule ne suffit pas à supplémenter nos joueurs. Il faut ajouter des vitamines ou des protéines et être sûr que ce que prennent les joueurs ne soit pas pollué. »

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Bernard Dufour, medecin coordinateur du Montpellier Rugby

Un pas en avant dans la lutte contre le dopage qui pourrait bien être emboîté par d’autres clubs de rugby. « Nous souhaitons faire la publicité de ce système pour donner envie aux autres clubs d’en faire autant. A force d’en parler, si on a un retour positif, ça peut marcher. » Enthousiaste, le médecin du MHRC n’en reste pas moins lucide, à l’heure où il est possible de se procurer toute sorte de produits via Internet. « On n’est pas dupe, on sait que de temps en temps, quelques cas peuvent passer au travers. Mais on a une démarche positive pour aller dans le bon sens. » Le MHRC, en faveur d’un sport propre, mise sur la transparence afin de résister aux sirènes du dopage. « On fait tout pour éviter de se retrouver dans une situation comme celle du cyclisme ».

Vers le foot ?

Dorian Martinez, qui souhaite exporter ce concept à d’autres sports, est en contact avec le Montpellier Hérault Sport Club et l’Olympique Lyonnais.

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