Une victoire à l’orgueil

La conférence Est remporte le 57ème All Star Game

lundi 18/02/2008 - mis à jour le 19/02/2008 à 12h46

Le vainqueur du 57ème All Star Game, organisé à la Nouvelle Orléans, est une surprise. Dans la nuit du 17 au 18 février, l’équipe de la conférence Est, coachée par l’entraîneur des Hornets Byron Scott, a pris sa revanche sur celle de l’Ouest . Plus orgueilleux du fait des critiques émises à l’égard de la faiblesse de la conférence, les joueurs de l’Est l’ont emporté 134 à 128 au terme d’un match spectaculaire. Le service des sports de Haut Courant s’est mobilisé pour suivre ce « show » en direct.

Fanfare jazzy, danseuses, stars hollywoodiennes, une salle comble… Tous les ingrédients sont réunis pour un show à l’américaine ! Toute la palette de la spectaculaire ligue nord américaine ! Ce week-end de trois jours consacré à la balle orange se termine en apothéose par le match les stars des deux conférences NBA. La Nouvelle Orléans voit ainsi passer un nouvel ouragan. Celui-ci est placé sous le signe de la fête et du basket : le week-end du All Star Game 2008. Chaque année la même rengaine : émouvant hymne américain, discours, « cheerleaders » et en fil rouge, du jazz, tradition oblige. Pour cette fête offerte à une ville meurtrie, l’Est a offert du spectacle et du collectif. Au vu du match, les hommes de Byron Scott se sont logiquement imposés. LeBron James termine MVP (Most valuable player, meilleur joueur du match) frôlant le triple-double (27 points, 8 rebonds, 9 passes), et Ray Allen meilleur marqueur avec 28 points dont 14 dans le dernier quart temps. A l’Ouest, la marque est partagée (6 joueurs à 13 pts et plus) même si Chris Paul est sorti du lot avec un double double (16 pts, 14 passes décisives).

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L’équipe de la conférence Ouest espérait garder son titre

Sans Kobe, avec LeBron

Un temps incertain pour blessure, Kobe Bryant, la star des Lakers et dernier MVP en date, est bien présent dans le cinq majeur. Mais pour 2 minutes seulement, lui ôtant toutes chances de conserver sa couronne. Malgré son absence, l’Ouest n’en demeure pas moins favorite. Les fastes des traditionnelles soirées qui ponctuent le week-end se font sentir sur les organismes. Du coup les équipes sont cueillies à froid et la maladresse rythme le début du match. Mais l’Est semble plus frais avec un Chris Bosh qui démarre pied au plancher (8 points en 5 minutes). Ponctué de temps mort où le jazz reprend ses droits, le premier quart temps est poussif. Les joueurs se cherchent encore, peu habitués à jouer ensemble. Un record de balles perdus en un quart temps ! Le show tant attendu se fait désirer. Le seul événement notable, la première apparition en All Star de Brandon Roy et des locaux David West et l’idole de la Nouvelle Orléans, Chris Paul. 34-28 pour l’Est

Un deuxième quart-temps qui prend feu

Début de deuxième quart temps, le match s’accélère et devient fou. Un concours de passes décisives entre Nash et Paul lance les hostilités. En face, le spectacle est assuré par les deux colosses, LeBron James et Dwight Howard. La réussite revient, les défenses se relâchent et le tableau d’affichage s’en ressent. Deux minutes de folie. Double alley hoop, Kidd passe à James qui volleye pour un dunk d’Howard, l’intérieur d’Orlando. Stoudamire au smatch, et Paul à la passe, répondent du tac au tac. L’Est vire en tête à la mi-temps 74-65 et les perspectives de LeBron James d’être MVP se profilent (12 pts, 7 passes et 6 rebonds à la mi-temps).

L’Ouest réagit en début de seconde mi-temps. Carmelo Anthony enquille 8 points en 8 minutes. Un jeu plus léché, plus collectif, les passes décisives s’accumulent. Les deux MVP potentiels se dessinent : James et Paul terminent le 3ème quart temps avec respectivement 8 et 9 « caviars ». Paul vole la vedette à Steve Nash, renvoyant son aîné sur le banc. Plus 13 pour l’Est avant le bouquet final.

Suspense jusqu’au buzzer

Malmenés, les joueurs de la conférence ouest, dite la plus forte de la Ligue, tentent de combler leur retard. Ils infligent un 12-2 qui remet les deux équipes dans le même sillage et laisse présager une fin de match Hitchcockienne. Stress et suspense garantis. David Stern, le grand manitou de la NBA, est ravi. Mission accomplie : le show a été assuré.

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Ambiance chaleureuse pour le break du All Star Game

Devant les télévisions du monde entier et l’œil avisé de George Eddy (Le « Monsieur NBA » de Canal +), les deux équipes se livrent à un chassé -croisé haletant. L’Ouest passe en tête pour la première fois du match à 6 minutes de la fin. L’égalisation des joueurs de Doc Rivers n’amoindrit pas la motivation des joueurs de l’Est. L’orgueil d’une conférence décriée leur donne les forces suffisantes pour rester dans le match. « On ne voulait pas prendre une raclée comme l’année dernière » dira James à l’issue de la rencontre.
122 partout, à deux minutes de la fin, malgré un exceptionnel Chris Paul, débutant à ce niveau, le joueur des Cavs, bien accompagné par Ray Allen, fait l’ultime différence. Pour le titre de MVP, « King James » envoie un message limpide au jeune meneur des Hornets de la Nouvelle Orléans d’un dunk rageur à 50 secondes du terme.

L’Est l’emporte finalement pour la cinquième fois en 9 confrontations depuis 2000 et Lebron James est couronné MVP pour la seconde fois après 2006.

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La rédaction de Haut Courant sur le pied de guerre pour couvrir l’événement en direct

L’Est bat l’Ouest : 134-128 (34-28, 40-37, 32-28, 28-35)

Statistiques :
Conférence Est : Kidd (2 points), Wade (14), James (27), Bosh (14), Howard (16)
Remplaçants : Allen (28), Pierce (10), Hamilton (9), Billups (6), Pierce (3), Johnson (3), Jamison (2)

Conférence Ouest : Iverson (7), Bryant (0), Anthony (18), Duncan (4), Ming (6)
Remplaçants : Roy (18), Stoudemire (18), Paul (16), Boozer (14), Nowitzki (13), Nash (8), West (6)

MVP : LeBron James

Meilleur marqueur : Ray Allen (28 points)

Meilleur passeur : Chris Paul (14 passes décisives)

Meilleur rebondeur : Carlos Boozer (10 rebonds)

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3 réactions

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  • Une victoire à l’orgueil

    18 février 2008 12:11, par Philippe Seguin

    repondre message

    Ah je déteste ce machin, ça ressemble plus à du mauvais baby foot qu’à du basket. Et qu’on ne s’y trompe pas, il y a bcp plus de très bonnes équipes à l’Ouest qu’à l’Est, où mis à part Boston et Detroit, c’est le gros no-man’s-land, mais façon 14-18 hein.
    Autant me taper l’intégrale du FC Metz cette saison que de me lever en pleine nuit pour ça. Respect les gars !

    • Une victoire à l’orgueil 18 février 2008 15:37, par Michael Mancini

      repondre message

      En effet mon cher Philippe, il faut reconnaitre le mise à disposition d’un tel dispositif technique pour suivre cet évènement... Ayant pu assister quelque peu à la chose, je peux dire qu’ils ont mis toutes les cartes dans leurs poches... Ainsi, une palette à Doudouce version NBA (véridique), un plat de pâtes faisant office de boisson énergétique, et une motivation indéniable furent les artisans de ce succès... J’ai pu ainsi voir une troupe de danseuses de plus de 60 ans que Katrina n’est pas parvenue à déloger, un Jet Li fils adoptif du gouverneur de Californie, un Howard prenant le pas sur Yao Ming (c’est tout ce que je retiens du match puisque c’est la seule chose que j’ai compris(e ?)). Les nouveaux apôtres du gonzo-journalisme are born, alors j’espère qu’ils feront de même pour la finale du Super 14.

      • Une victoire à l’orgueil 18 février 2008 20:52, par Philippe Seguin

        repondre message

        Qui a dit que le grand reportage était mort ?

        Il n’y a pas de place pour les cyniques ou les p’tits rigolos ici, ça envoie et sévère. Un professionnalisme qui fait froid dans le dos (parce que ça doit bien durer 4 heures ce truc en plus...)

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