Vacances au Japon : pour travailler plus, oubliez tout !

samedi 08/01/2011 - mis à jour le 16/10/2013 à 12h28

« Pouvez-vous travailler 24 heures par jour ? » Le slogan est très connu au Japon, surtout par les salariés qui n’ont pratiquement pas le droit de prendre de vacances comme en France. Cependant, la fin d’année et le nouvel an sont des saisons traditionnelles qui les dispensent de travailler. Comment profiter de cette petite période de réjouissances ?

Banquet de la fin d’année

fête des ouvriers {JPEG}« C’est l’occasion où nous, subordonnés, pouvons être malpolis avec nos patrons ! », s’exclame un ouvrier japonais dans un Izakaya, content et ivre. Le banquet “Bô-nên-kaî” est une des fêtes importantes de la fin d’année, il se traduit littéralement par “banquet pour tout oublier”.

Le bon sens japonais veut que les salariés démontrent leur loyauté envers leurs supérieurs en souriant et en étant d’accord avec eux. Mais cette nuit-là, ils sont presque officiellement autorisés à contester leurs patrons. Cette coutume est censée revigorer les salariés et leur redonner le moral pour la nouvelle année. Après ce banquet du 28 décembre, la plupart des gens retournent dans leur ville natale pour passer la suite des festivités en famille.

“Soba”, pour vivre le plus longtemps possible !

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À minuit, le 31 décembre, tous les japonais commencent à manger le “soba” (nouilles de sarrasin) pour fêter le passage à la nouvelle année. Traditionnellement, on croit que manger des choses longues comme les nouilles à cette heure-là permettrait de vivre plus longtemps.

Au même moment, les cloches de tous les temples du Japon sonnent doucement 108 fois pour accueillir le nouvel an. Selon la tradition bouddhiste, les hommes auraient 108 passions à surmonter au cours de leurs trois vies. En écoutant les cloches, ils “oublient” leurs désirs et en mangeant le “soba”, ils prient pour que leur vie soit plus longue.

“Oseti”, la cuisine spéciale du nouvel an

Le nouvel an commence avec une cuisine spéciale, l’“Oseti”. C’est toujours la grande-mère ou la mère qui le prépare pour toute la famille, réunie dans sa maison de campagne. Mais cuisiner l’“oseti” demande énormément de temps. Le nouvel an n’est donc pas de tout repos pour elles.

« C’est bien que les maris soient en forme et travaillent toujours dehors » ironisent en général les femmes japonaises. Elles n’ont pas l’habitude de voir leurs maris attablés trois fois par jour, le déjeuner et le dîner se prenant le plus souvent entre collègues hors du domicile. Ces dames ne sont donc pas mécontentes que les festivités prennent fin pour rendre leur tablier et renvoyer les hommes au travail.

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