Vampire mania : le monde entier accro !

dimanche 13/01/2013

Mais jusqu’où va aller la déferlante vampirique qui a envahi notre quotidien ses dix dernières années ? En 2012, les vampires se sont invités sous le sapin de Noël. Des plus jeunes aux plus âgés, toutes les générations semblent être contaminés par la folie vampirique.

Livres, dvd, bandes dessinées, figurines, gadgets… Plus qu’un créneau vendeur, les vampires font l’objet d’une véritable passion auprès des consommateurs. Dans les librairies, les vendeurs sont unanimes « le vampire est à la mode, il faut le mettre en avant dans les rayons » confie Thierry Mullier, vendeur à la Fnac de Montpellier. Mais d’où vient cet intérêt à l’égard de cette figure mythique qui autrefois suscitait la peur ? Quelques mois après la sortie du dernier opus de la saga Twilight, qui a remis le vampire au goût du jour, on pensait que l’engouement à l’égard de ce personnage aux dents longues s’estomperait. Bien au contraire, les professionnels du cinéma et du livre n’en n’ont pas fini avec la thématique du vampire, faisant même d’Abraham Lincoln un chasseur de vampires dans le livre de Seth Grahame-Smith. Le vampire est devenu synonyme de jackpot. Perçu comme un label de réussite, tous veulent leur part du gâteau. Sur le petit écran, les séries True Blood d’Allan Ball et Vampires Diaries, l’adaptation du roman Journal d’un vampire de Lisa Jane Smith, rencontrent un immense succès auprès des adolescents. Bien loin du personnage froid et sans âme, dormant dans un cercueil, le nouveau vampire est gentil et beau. Il cherche à s’intégrer dans la société qui l’entoure. Dracula est dépassé, l’image du personnage mythique est détournée pour-plaire au plus grand nombre. Il investit même les dessins animés des plus petits avec Petit vampire et Ernest le vampire.

Une passion qui peut s’avérer dangereuse chez les adolescents

Lundi 7 janvier 2013, 22 heures, au cinéma Gaumont Multiplexe de Montpellier. Un groupe d’adolescentes sort de la projection du film Twilight et se confient : « c’est la seconde fois que nous venons le voir, nous adorons tous les films de vampires car il y a de la violence, de l’amour, du sexe, et les acteurs sont beaux ». Des acteurs qui font fantasmer les adolescents, des scènes torrides et sanguinolentes, serait-ce les clés du succès ? Il semblerait que la jeunesse se reconnaît dans ces héros vampiriques. Ils représentent la différence à laquelle la jeunesse actuelle est confrontée : volonté d’intégration, découverte des désirs charnels, reconnaissance, violence, émancipation… Des possibilités infinies de sujets que les vampires incarnent avec conviction dans l’imaginaire des jeunes. Mais cette passion pour les suceurs de sang peut virer à l’excès. A l’âge où l’être humain est le plus influençable, la folie des vampires n’est pas toujours bonne. Outre-Atlantique, les fonds de teint et crèmes pour pâlir la peau font exploser les ventes. Accoutrés de tenues extravagantes et d’implants dentaires, des groupes de jeunes forment des clans vampiriques et s’adonnent à des rites. Une situation qui inquiète certains psychologues, qui associent le phénomène à des troubles identitaires. L’industrie du cinéma voit dans ce phénomène un moyen de faire exploser le Box-office, en multipliant les projets de films mettant en scènes cet être immortel et sanguinaire. Inaccessible, désirable, mystérieux, une chose est sûre, le nouveau vampire n’a pas fini d’inspirer et d’investir nos écrans !

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2 réactions

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  • Vampire mania : le monde entier accro !

    31 janvier 2013 18:44, par Sophie

    repondre message

    La vraie pionnière du mouvement moderne est Anne Rice avec ses "chroniques de vampires" et notamment "entretien avec un vampire".

  • Vampire mania : le monde entier accro !

    13 janvier 2013 23:23, par Vladkergan

    repondre message

    Ce n’est pas la première fois que le thème du vampire se retrouve au-devant de la scène. Comme l’explique très bien Jean Marigny, le vampire est une créature qui revient cycliquement dans les médias (notamment le cinéma et la littérature), lorsqu’on se trouve en période de crise (identitaire, politique, sociale ou culturelle). Dracula en pleine crise industrielle, Je suis une légende lors de la guerre froide, Entretien avec un vampire et Les Prédateurs alors que les MST et le Sida commençait à se retrouver sur le devant de la scène, les exemples ne manquent pas.

    Je suis dubitatif quant à cette idée explosion des ventes, et la corrélation avec le boom actuel des oeuvres sur le sujet. De même que le lien avec les vampyres (car il semble bien que c’est à eux auxquels vous fassiez allusion), qui existent depuis bien avant la mode actuelle (il suffit de regarder le documentaire Vampyres de Laurent Courau pour s’en rendre compte), même si cette scène s’inspire, pour partie, de l’impact visuel de films récents sur le sujet (Underworld et Blade notamment), mais qui ont précédé Twilight

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