Reportage

Vingt-et-un photographes au pied du Mur

HautCourant à Berlin à l’occasion du vingtième anniversaire de la chute du Mur de la honte

lundi 09/11/2009 - mis à jour le 29/12/2009 à 18h52

L’endroit ne pouvait être mieux choisi. A quelques mètres de la porte de Brandebourg, ultime symbole de la réunification, les photographies du Mur rencontrent celles des Berlinois qui l’ont fait tomber. Jusqu’au 6 décembre 2009, "Scènes et traces d’un mur" présente des regards croisés sur cette grande page de l’Histoire.

Du photojournalisme à l’œuvre d’art, les vingt-et-un exposants nous dévoile les coulisses de ces années qui ont transformé Berlin. Un cliché pour commencer, celui du vide laissé par le Mur. Le public découvre non sans surprise qu’il s’agit de la Potsdamer Platz, nouveau centre d’affaires de la capitale fédérale allemande. Le décor a changé : une autre ville a émergé. Reste que l’emprunte du Mur est toujours forte. Thierry Buignet, photographe français, est le seul à revenir sur les « Réminiscences » de la séparation, vingt-ans après. Ces ruines abandonnées, oubliées, montrent que Berlin, malgré les cicatrices laissées par le temps, est entrée dans une nouvelle ère. L’Allemagne réunifiée, l’Europe... L’artiste Regina Schmeken dévoile le drapeau aux douze étoiles, porté aux nues par des Berlinois enfin rassemblés.

Car ce sont bien eux les “stars” du moment, à l’image de ce jeune homme saisissant un burin pour abattre sa part de mur (photographie ci-dessus). Au détour d’une allée, un documentaire saisit la révolte des habitants et réveille une émotion chez les spectateurs allemands, aux yeux embués. Pour autant, l’exposition se refuse à tout manichéisme et raconte ce que beaucoup ont oublié : les inquiétudes et les doutes à l’Est. Ralf Schumann immortalise un tag dans le métro : « Le capitalisme n’est pas le dernier mot de l’Histoire ». En une heure de visite, ces photographes aux sensibilités et aux horizons différents restituent objectivement toute la complexité de ce moment. Une image s’imposera dans le souvenir du visiteur, celle de la liesse, celle de la joie de ces retrouvailles tant attendues.

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4 réactions

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  • Vingt-et-un photographes au pied du Mur

    11 novembre 2009 22:38

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    Les journalistes de demain au coeur de l’événement aujourd’hui.
    Bravo pour la qualité des reportages dans la concision et la pertinence des commentaires.

  • Vingt-et-un photographes au pied du Mur

    10 novembre 2009 11:37

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    Encore une fois l’on peut voir que l’homme est capable du meilleur comme du pire, et que l’union fait la force !
    "EL pueblo unido jamas sera vencido !"
    Marie G

  • Vingt-et-un photographes au pied du Mur

    10 novembre 2009 11:21

    repondre message

    Bon article, simple et clair,mais qui nous rappelle que ces hommes et femmes photographes, journalistes qui sont les temoins de l’histoire doivent aussi braver la foule...mais aussi l’horreur de l’Histoire et maints dangers pour nous rendre compte des événements .

  • Vingt-et-un photographes au pied du Mur

    10 novembre 2009 10:28, par avo !!!!!

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    que dire de plus par rapport à mon précédent message sinon bravo. C’est bon de sentir que des jeunes se sentent concernés par ces évènements historiques !!!

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