VIDÉO – Vinisud 2017, le rendez-vous des acheteurs et des producteurs de vins méditerrannéens

Le salon professionnel Vinisud a ouvert ses portes à Montpellier pour la 13e édition. Producteurs et acheteurs du monde viticole se rencontrent autour du vin méditerranéen pendant trois jours.

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Les vins effervescents : un marché en pleine ébullition

Les vins effervescents représentent 7% de la production totale de vins dans le monde, bien loin de concurrencer les vins sans bulles. Pourtant leur consommation ne cesse d’augmenter et de susciter l’intérêt des pays étrangers et du monde viticole.

Un médicament … ? La mauvaise bouteille apportée par le radin de la soirée … ? Voilà ce que le vin effervescent a longtemps renvoyé au consommateur. Pourtant, le Champagne fait rêver plus que jamais, le Cava évoque les fêtes et le Prosecco les cocktails.

La bulle séduit surtout les jeunes. Habitués aux boissons gazeuses sucrées telles que les sodas, la « génération Coca » se tourne donc plus facilement vers des vins pétillants, surtout lorsqu’elle découvre le monde viticole. Les Prosecco, Cava et autres Crémants permettent aux néophytes de s’habituer en douceur aux tanins, à l’amertume et l’acidité du vin.

La star reste sans aucun doute le Champagne. Associé à la fête et synonyme de qualité, il booste la consommation de ses concurrents étrangers comme le Cava espagnol et le Prosecco italien, alternatives à des prix plus accessibles, notamment pour les jeunes. Les producteurs italiens ont bien saisi le dynamisme du marché et ont modernisé leurs exploitations permettant ainsi un meilleur rendement. Les ventes ont progressé de 216% en 15 ans. Le Prosecco partage désormais l’affiche avec le Lambrusco, vin rouge pétillant à la mode, déjà adopté par les italiens et qui s’impose petit à petit sur le marché français.

Les vins effervescents répondent aussi à une nouvelle consommation du vin : « Ce n’est plus simplement associé à un mets en particulier mais à la fête, agrémenté de glace ou dans un cocktail » analyse, Françoise Antech-Gazeau, présidente de la Maison Antech, productrice de Crémants de Limoux. À l’image du Spritz, boisson à base de Prosecco qui a envahi les terrasses et les bars cet été. « Il y a une consommation plus libérée » poursuit-elle.

Les marchés étrangers pétillent

Le marché se développe surtout à l’étranger. La Maison Antech exporte la moitié de sa production. « Surtout en Europe du Nord, aux Usa et au Canada et plus récemment en Asie. La culture de la bulle se répand, surtout portée par l’image de marque du Champagne et du style français. Le Japon s’ouvre de plus en plus aux vins effervescents. » explique la vigneronne. La France est le premier pays exportateur en valeur, grâce au Champagne qui représente 55% de la valeur des exportations mondiales, notamment à destination des États-Unis, de l’Allemagne et du Royaume-Uni. « Les jeunes britanniques et américains raffolent des Prosecco et des vins effervescents français et c’est eux qui lancent la tendance » rajoute Michel Rémondat, directeur et fondateur de Vitisphère, première plateforme d’informations et de services dans le monde du vin.

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Les salons professionnels se sont adaptés à l’évolution du marché et ouvrent de plus en plus leurs portes aux vins effervescents. Michel Rémondat explique avoir souligné « la difficulté de ces vins à être visibles dans les grands salons au milieu des nombreuses références de vins tranquilles ». « Nous observions aussi l’évolution des produits, celle des entreprises de vins effervescents, l’augmentation des échanges internationaux…» ajoute-t-il. Vitisphère a organisé le premier salon professionnel international dédié aux vins effervescents, Bulles Expo. Il a eu lieu les 20 et 21 juin à Paris et a regroupé 120 exposants et plus de 1 000 visiteurs. Les organisateurs ont d’ores et déjà annoncé une prochaine édition en 2018.

Vinisud, salon professionnel des vins méditerranéens qui se tient du 29 au 31 Janvier à Montpellier surfe également sur l’engouement des vins effervescents. Un espace est uniquement consacré aux productions effervescentes méditerranéennes où 250 échantillons sont présentés. C’est la deuxième fois que le salon professionnel met en place cette « Sparkling Zone ».

Les vins effervescents se sont imposés aussi bien dans le milieu professionnel que chez les consommateurs. Une bulle qui n’est pas près d’exploser.

Entre froufrous et nœuds papillon, les dessous de l’industrie du mariage.

Ce week-end, les 24 et 25 octobre, s’est tenu la première édition du salon du mariage de Palavas-les-Flots. Au programme, soixante-dix exposants, des défilés et du froufrou. De la robe de mariée et des faire-part en passant par le traiteur, l’organisateur, le photographe, un bon nombre des professionnels du mariage de la région étaient présents. L’industrie du mariage connaît encore de beaux jours.

A l’extérieur, des mouettes rieuses et une odeur d’embrun. A l’intérieur, des fanfreluches, des dragées, des ballons et des couples par centaines. Pour cette première édition du salon du mariage de Palavas-les-Flots, le pari est réussi et le succès au rendez-vous. Selon Philippe Steed, le principal organisateur, deux-milles visiteurs sont venus. D’où vient cette réussite ?

En temps de crise économique, le secteur du mariage ne semble pas touché. L’ensemble des exposants interrogés est unanime : le mariage fait rêver et se porte bien. « Les réservations sont nombreuses. Les gens font plus attention mais cela reste un moment où ils se font plaisir » souligne Pascale de la Fabrique Guy Auzier, une chocolaterie montpelliéraine. Audrey de chez Vendome Séduction, créateur de robes de mariée, nous informe que le prix moyen d’une robe de mariée est de mille euros. Somme non négligeable. Se marier aujourd’hui est, en effet, prévoir un large budget et ne pas avoir peur de le dépasser. Selon le site festivamariage.com, le budget moyen d’un mariage est de 11 800 €. Le lieu de la réception est de loin le plus coûteux. La moyenne pour une location de salle est de 1500 €, 3000 € pour le traiteur et l’animation (de 700 à 1500 €). La liste de mariage arrive juste après avec une moyenne de 3000 € suivie par le voyage de noces de 1500 à 2500 €. Viennent ensuite les tenues des mariés, le coût des alliances, du coiffeur, de l’esthéticienne, du photographe, des fleurs, de la voiture… Le mariage est donc un vrai business où la concurrence entre les prestataires peut être féroce et le piratage courant. Autrefois, les parents finançaient le mariage de leurs ouailles, aujourd’hui la donne est différente. Ce sont les fiancés qui se payent eux-mêmes le plus beau jour de leur vie. Ce phénomène nouveau est dû au fait que, de nos jours, les couples se marient plus tard. « La moyenne d’âge de nos clients est de trente ans et plus. Certains ont des enfants et même se remarient » souligne Cécile Danvel, responsable régional chez 1001 Listes, créateur de listes de mariage.

L’objectif d’un salon du mariage comme celui de Palavas, qui n’est pas le premier dans la région est, d’après Philippe Steed, de faire rencontrer les futurs mariés et les prestataires. Cendrine, directrice de la maison Godiva de Montpellier, véritable créatrice de dragées, affirme qu’« un salon du mariage permet de montrer les nouveautés, de créer des ambiances auxquelles les futurs mariés n’auraient pas pensé ». Chose indispensable pour chacun des commerçants présents. Le salon est donc un lieu incontournable pour se faire connaître, avoir plus d’impact sur les clients et se faire de la publicité. « Dans notre région, il y avait une forte demande de la part des prestataires de créer un salon du mariage digne de ce nom, plus moderne, avec un grand nombre d’exposants » souligne M. Steed. D’ailleurs, la grande majorité des prestataires ne participeront qu’à celui-ci dans la région de Montpellier. « J’ai apprécié l’esprit familial de ce salon » affirme Geneviève Motsch, photographe.

Néanmoins, tous les futurs mariés ne passent pas par un salon pour organiser leur mariage. Céline, future mariée, venue à Palavas en tant que bénévole, ne s’est pas vraiment rendue intentionnellement dans un salon pour organiser son mariage : « un jour de pluie, avec mon ami Cédric, nous sommes allés nous promener au salon du mariage de Martigues, à défaut de faire autre chose. Nous nous sommes finalement régalés. Cela a été un déclic pour franchir le pas et décider de nous marier. Cela faisait neuf ans que nous étions ensemble. A la sortie du salon, nous avions choisi quelques uns de nos prestataires : le traiteur, le photographe. Nous avons tout fait nous même pour organiser notre mariage, tout financé. Dès le début nous avons fixé un budget que nous avons un peu dépassé. Cela a mis quelques semaines pour tout préparer. Ce mariage, c’est un engagement supplémentaire aux yeux des autres. Pour nous, c’est fusionner ».

Le mariage n’est donc pas qu’un business. C’est aussi un engagement, une tradition, « un moment privilégié » souligne Sylvie, représentante des Galeries Lafayette. Et malgré le côté commercial d’un salon du mariage, de bonnes initiatives sont prises. Le Relook d’Eynzo, coiffeur-maquilleur, et le Show Room de Vautes Mariage, boutique de robes de mariées, reversent un pourcentage des bénéfices réalisés à l’association Angysachrys, basée à Montpellier. Crée en 2000, Angysachrys est une association dont l’objectif est d’apporter un soutien et une aide matérielle à des enfants handicapés.