BAZ’R: le festival « absurdo-festif » de Sète

Les 10 et 13 décembre à Sète, le festival BAZ’R a réuni des artistes de tous horizons: My life is a weekend, Minuit, Zombie Zombie, Koudlam, Paradis, Lindstrom dans un cadre « ludique et décalé ». En attendant les concerts, un marché de Noël éthique et alternatif, des activités déjantées organisées par le collectif Nuts et des foodtrucks pour tous les goûts.

Retour en images sur le festival le plus absurdo-festif de l’hiver.

Les foodtrucks du BAZR, ces camions qui rivalisent avec les meilleurs restaurants.

La ligne téléphonique du Père Noël.

Des effets de lumière stupéfiants pour le concert de Zombie zombie.

Koudlam enflamme la scène du BAZR avec son tube See you all.

Les objets de cachet sont nombreux au BAZR. Ils laissent l'impression d'un festival très esthétique.

Le groupe Minuit, avec Simone Ringer et Raoul Chichin les enfants des Rita Mitsouko.

CULTURE – Hommage à Georges Brassens pour les 50 ans de « Les copains d’abord »

Il ya 50 ans, Georges Brassens chantait Les copains d’abord. Cet hymne à l’amitié du chanteur sétois, écrit à l’origine pour le film d’Yves Robert Les copains (1965), fait partie des chansons les plus connues de son répertoire.

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La ville de Sète célèbre ces noces d’or en organisant un flashmob. Elle invite le plus grand nombre à venir chanter Les copains d’abord dans une ambiance conviviale, samedi 8 novembre sur la place de la mairie. Cette manifestation en hommage à Georges Brassens se déroulera en présence de son petit cousin, Bruno Garnier, également chanteur.

« A Gauche Maintenant » marche contre Agrexco

Samedi 6 mars, la liste « A Gauche Maintenant ! » marche de Montpellier à Sète, afin de mettre en échec le projet d’implantation d’Agrexco, soutenu par Georges Frêche.

C’est face à l’hôtel de région que René Revol, tête de liste unitaire « A Gauche Maintenant ! », a apporté son soutien à la journée d’action nationale contre Agrexco (entreprise dont Israël détient 50% du capital et qui cultive ses fruits et légumes dans les colonies de Cisjordanie)

La marche contre l’implantation de la société israélienne dans le port de Sète a donc démarré à 8h30 sur les berges du Lez. Malgré le froid et l’heure matinale, une centaine de personnes s’est mobilisée afin de rejoindre l’île singulière dans l’après midi. Certains étaient même venus en bus depuis la région parisienne, dans la nuit.

« Sète ne doit pas devenir un port d’implantation privilégié avec une colonie »

A une semaine des régionales, cette manifestation vient renforcer l’opposition au projet cher à Georges Frêche, que d’installer Agrexco dans le port sétois. Interrogé sur place, René Revol est catégorique : « Sète ne doit pas devenir un port d’implantation privilégié avec une colonie ».

Au cœur de la polémique, des forces israéliennes qui bloquent les exportations palestiniennes des territoires occupés dans la vallée du Jourdain. Ainsi, les colonies se sont appropriées les ressources en terre et en eau, grâce à une politique soutenue par l’armée.

En France, la grande distribution commercialise régulièrement ces fruits et légumes certifiés de provenance israélienne.

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Pour René Revol, Agrexco ne passera pas : « cette marche n’est pas une lutte de gauchistes excités, mais le refus de subventionner une société qui ne respecte pas les résolutions de l’ONU. On a le droit international avec nous. Mais ici, le président de région fait passer cela pour quelque chose de tout à fait normal. ».

De ce fait, si au cours de la prochaine décennie, Georges Frêche veut faire de Sète « l’un des grands ports de la Méditerranée entre Gênes et Barcelone » ce sera non seulement au détriment des petits producteurs de la région Languedoc Roussillon, mais également au plus grand mépris des fondamentaux des droits de l’Homme.

Retour au dossier spécial Régionales 2010 en Languedoc-Roussillon

L’Aïd el-Kébir : la grande fête ne démérite pas

A Sète, la famille de Bagdad El-Kébir a célébré un temps fort de cette fin d’année : la fête de l’Aïd.

Vendredi 27 Novembre 2009, les Musulmans ont fêté l’Aïd-el Kébir. Célébré le dixième jour de dhû l-hijja (le douzième mois du calendrier lunaire), l’Aïd marque la fin des dix journées du Hajj (pèlerinage) et symbolise l’obéissance d’Ibrahim à Dieu : prêt à sacrifier son fils Ismaël, le père est finalement autorisé à égorger un mouton à sa place.

Depuis cet épisode, les familles musulmanes perpétuent la tradition.
C’est notamment le cas de la famille El-Kébir, résidant à Sète (Hérault).
Ses huit membres, originaires du Maroc, portent ce patronyme très répandu au Maghreb. « Autant que Dupont ou Martin en France » précise Ikram, 22 ans, l’aînée des cinq filles.

La tradition veut que le jour de l’aïd soit férié. Ainsi, les enfants ne vont pas à l’école et les parents ne travaillent pas.
Pour autant, on ne peut pas vraiment parler de journée chômée. Dès 8 heures, les fidèles doivent effectuer leur prière à la mosquée. Ce n’est qu’après s’être acquitté de cette tâche, aux alentours de 9 heures, que le mouton peut être sacrifié, sur le flanc gauche, tête face à la Mecque.
Kamel, le garçon de la fraterie, précise qu’il y a « plus de monde que d’habitude » à la mosquée, et avoue qu’à 15 ans, il préfère dormir : « les gens sont joyeux dès le matin, tout le monde s’habille bien, c’est un jour de fête. Mes parents se rendent à la mosquée chaque année. Mais, je ne sais pas si je vais les suivre cette fois, c’est tôt quand même. »

L’Aïd, c’est surtout l’une des fêtes la plus importante de la religion islamique (avec l’Aïd el-Fitr, qui clôt le Ramadan). Ikram, l’aînée, explique à ce sujet que  » c’est l’équivalent de ce qu’est Noël dans la religion chrétienne. La différence, c’est qu’en France, l’Eglise et l’Etat ont été séparés, votre fête de Noël a évolué, alors que notre fête de l’Aïd garde ses fondamentaux quasiment inchangés. »

Justement, la tradition a été quelque peu battue en brèche depuis qu’il est interdit d’abattre soi-même les fameux ovins. [[(Depuis 2002, un arrêt du Conseil d’Etat encadre les mises à mort. Les abattages clandestins sont passibles de 7.500 euros d’amende et jusqu’à 6 mois de prison).]] Fluctuant entre 150 et 270 euros, le prix du mouton est parfois devenu un obstacle à ce que recommande la pratique sunnite. Les Kébir en ont bien conscience: « Ceux qui n’ont pas les moyens d’en acheter un sont mécontents. Au niveau du respect de la religion, ça les embête, c’est normal. Mais ils peuvent remplacer cette sunna par une autre, comme l’aumône. Ils font un don à la hauteur de leurs moyens. »

L’Aïd sans ovin, c’est un peu comme un Noël sans sapin. Ainsi, la famille El-Kébir a pris soin de réserver son mouton quinze jours avant la date du sacrifice: « il nous a coûté 160 euros. On le prépare le jour de la fête, en même temps que le couscous et les gâteaux. Avant, nous aussi on sacrifiait le mouton nous même, mais on a arrêté. On va à l’abattoir désormais