Berlusconi et Veltroni, deux hommes pour un siège

Article paru dans le Midi Libre du 11 Avril 2008

dimanche 13/04/2008

Dimanche et lundi se dérouleront des législatives anticipées en Italie, dans un contexte politique fragilisé. La démission en janvier de Romano Prodi, après l’éclatement de sa coalition de centre-gauche, au pouvoir depuis vingt mois, a précipité le calendrier électoral.

L’Italie est toutefois coutumière de ces crises. En cinquante ans, un seul gouvernement est allé au bout de la législature de cinq ans : le cabinet Berlusconi, de 2001 à 2006.
Pour sortir le pays d’une crise morale et économique, les Italiens devront choisir entre deux personnalités que presque tout oppose : un homme d’affaires richissime, Silvio Berlusconi, et un professionnel de la politique, Walter Veltroni.
C’est la première fois que "Il Cavaliere" affrontera, à 71 ans, un homme nettement plus jeune que lui, puisque l’ex-maire de Rome est âgé de 52 ans. Une génération de différence et des parcours antinomiques.

Vieux routier de la politique, Veltroni s’est engagé dès les années 1970 dans les jeunesses communistes. Il a accompagné toutes les mues de la gauche, jusqu’à la création du Parti démocrate à l’automne, dont il a pris la tête. Berlusconi n’est entré en politique qu’en 1993. Mais il lui a suffi d’un an pour remporter dès 1994 les élections et devenir chef du gouvernement. Très discret sur sa vie privée, « l’intellectuel de gauche » qu’est Walter Veltroni pourrait l’emporter. Mais son Parti Démocrate (PD, centre-gauche) est donné perdant dans les derniers sondages contre le Peuple de la liberté (PDL, droite), la nouvelle formation de l’« exubérant » Silvio Berlusconi.

Or, en Italie, pays de bicaméralisme parfait, les deux chambres ont le même poids. Il s’agit donc d’obtenir une majorité substantielle de sièges, tant à la Chambre des députés qu’au Sénat. Ambition acquise pour Berlusconi : « les derniers sondages d’opinion garantissent absolument notre victoire » déclare t’il à quelques jours du scrutin.
Les deux leaders affichent cependant un point commun : le sens de la communication politique. Leurs programmes étant quasi similaires, ils misent tout sur l’image et la télévision. Mais cela suffira-t-il à répondre aux inquiétudes des électeurs ?

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !

Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! Envoyer par e-mail

Envoyez un lien vers cet article à la personne de votre choix.
Vous recevrez une copie du message.

2 réactions

Réagissez

  • repondre message

    J’avoue que j’ai un faible pour ces moments là. On se plaint du niveau de nos politiques, et on a bien raison. Et puis on regarde à droite à gauche... Berlu a de grandes chances de revenir au pouvoir pour la quatrième fois. Nico c’est un agneau tout chétif à côté. Ce mec est juste énorme, il balance des scuds incroyables tous les 4 matins, comme ça, à froid, à chaud, le matin, le soir, bourré ou pas. Il est impliqué dans à peu près tous les scandales politiquo-financiers d’Italie (sauf dans l’affaire Moggi, le foot c’est sacré. Ou pas.), pas grave. Je le trouve insupportable dans ses déclarations à l’emporte pièce mais diablement intriguant en tant que personnage médiatique. Berlusconi, ou l’élite mondiale des freaks.

    Bien cordialement.

    LB, Ponte Lénifiant (comme quoi tout arrive)

  • Berlusconi et Veltroni, deux hommes pour un siège

    13 avril 2008 04:48, par Philippe Seguin

    repondre message

    Bon, comme dirait un ponte lénifiant :

    A : 1ère partie : Berlusconi est l’un des plus grands escrocs de la pol’ de l’Europe de l’Ouest de ces dernières années. C’est quand même un des rares mecs qui fait des lois pour se disculper avec autant d’grinta. Je n’parlerais pas de physique, ça me donne envie de voter très à droite et j’en ai pas besoin. Bref, il la joue modeste sur cette campagne et il est favorisé par un Walter Weltroni qui ne veut, idéologiquement rien dire, à l’instar d’une certaine candidate. Quand la synthèse est la dernière alernative, ben "bien fait quoi".

Monde //

Rejoignez Haut Courant sur Facebook

Haut Courant sur Twitter