Quand Sarkozy et Merkel piquent leur crise

Une leçon de démocratie

mercredi 09/11/2011 - mis à jour le 09/11/2011 à 14h40

Du dédain, voilà ce que le premier ministre grec Papandréou a reçu de la part de ses homologues européens. Nicolas Sarkozy en tête. C’est que ce dernier a de l’expérience en ce qui concerne le mépris des résultats d’un référendum.

Souvenons-nous du « non » français au Traité de Constitution européenne, bien vite remaquillé en traité de Lisbonne quelques mois après l’arrivée à la présidence de celui-ci. Ces agissements anti-démocratiques remontent à l’essence même des institutions de l’Union européenne. On peut déjà considérer, par les niveaux élevés d’abstention et le fossé toujours grandissant entre populations et classes politiques, que les démocraties du continent traversent une crise structurelle profonde. Mais en plus de cela, les décisions essentielles sont prises en général dans l’opacité la plus totale, sans aucun contrôle possible des citoyens.

La décision de Georges Papandréou de se soumettre au choix des grecs pour accepter ou non le projet de « sauvetage européen » a donc été reçue avec toute l’arrogance auxquelles nous ont habitués nos dirigeants. Celui-ci a été convoqué, tel un élève dissipé et insolent dans le bureau du directeur, par le tandem Merkel-Sarkozy. « Demander son avis au peuple c’est de la folie, mieux vaut la dictature des marchés ! » doit se dire en ce moment le président français qui accueille les invités du G20 à Cannes. Peut-être vaut-il mieux laisser régner les comportements irrationnels et infantiles des marchés financiers ? Tout est tellement plus simple quand une seule personne prend toutes les décisions. Nous pourrons alors, simples citoyens, nous consacrer à notre passionnant quotidien et ses aléas pour boucler les fins de mois. Vive le roi !

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