Petit papa noël, que faire du déchet ?

mardi 18/12/2012

Le froid hivernal ne frêne pas les 5 000 personnes de passage sur l’Esplanade Charles-De-Gaulle, qui accueille cette année le marché de Noël montpelliérain. Ils seraient même 10 000 en fin de semaine, selon la mairie. Une affluence à l’origine de déchets. Et au bout du compte, la gestion de ces résidus est plutôt banale pour une ville qui communique intensivement sur un Montpellier propre et écologique.

Au travers des chalets et des festivités : des déchets

Samedi 15 heures. Foule et transactions. La centaine de commerçants et d’artisans du marché de Noël déballe et installe de nouvelles marchandises. Les passants eux, concluent leur achat de Noël. Beaucoup en profitent pour se balader et se divertir. On peut alors entendre : « Une crêpe mamaann ! » ou bien « Plutôt sandwich ou paëlla chéri ? ». Ainsi, gobelets, canettes, bouteilles et autres déchets, s’envolent au milieu des feuilles de platanes, en plus de multiples prospectus.

Des corbeilles municipales sont disposées tout au long du village. Peu esthétiques devant un étalage, « on les déplace à l’arrière » confie une créatrice de bijoux. Derrière son stand de champagnes, une commerçante indique : « En fin de journée, je mets mes sachets devant le chalet et ils le ramassent le soir. » Mais le tiers des commerçants stocke ses ordures derrière les chalets.
Une aire de jeux longe l’arrière des chalets. Des mamans comme Sophia, 36 ans, n’apprécient pas qu’il y ait « des verres au sol, à portée des petits ». Le verre. Deux petits conteneurs lui sont précisément réservés. En les ouvrant, on constate que seules quelques bouteilles cohabitent confortablement. D’autres jonchent le sol ou sont dans la mauvaise poubelle. Même scénario pour les cartons et autres matières destinées au recyclage.

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Quatre conteneurs, dont deux destinés au recyclage sont prévus sur le marché.
Ainsi que deux petits conteneurs à verres. Mais ils restent vides ou remplis par la mauvaise matière. © R.F.

Communication défectueuse

Une vendeuse de bijoux donne son avis : « C’est pas pratique du tout. Y’a même pas de tri, ça m’horripile un peu. Avec le vent c’est vite sale. Je mets mes ordures dans les corbeilles mais c’est petit et vite plein. On sait pas trop où mettre, du coup on met tout ensemble. » Un reflet du manque de communication entre la mairie et ceux qui font vivre le marché de Noël. Luis Marquez, responsable du service propreté et incivilité, avoue qu’il ne communique pas avec les commerçants « mais ceux qui organisent le marché oui ». Le service organisateur lui, dit alerter les commerçants comme la brigade de propreté. Parole contre parole, le discours du commerçant est souvent le même : « Aucune consigne ! Je sais juste qu’il y a des poubelles à l’entrée parce que j’ai vu. »

Luis Marquez estime qu’il « y a peu de déchets sur ces marchés-là. C’est beaucoup de petits emballages. On a plus de travail sur les estivales. » Une appréciation en contradiction avec la réalité du terrain. Seulement, il « ne chiffre pas la quantité de déchets produits » car la mairie ne lui a pas demandé pour cette manifestation-ci.

Une brigade inspecte les lieux. Son rôle ? Informer, éduquer et en dernier recours, sanctionner (jusqu’à 450 euros d’amende). Force est de constater que pédagogie n’est pas faite. Pour autant, l’équipe de Luis Marquez n’a encore attribué aucune amende, « parce que c’est un moment de fête », il ne faut pas trop les « embêter, la manifestation se passe bien. » Après tout, les déchets se fondent presque dans les scintillants décors de noël. •

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