Champions League

Real-Lyon : Le respect s’obtient par l’Europe

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mercredi 10/03/2010 - mis à jour le 10/03/2010 à 14h49

L’Olympique Lyonnais joue ce soir en Espagne contre le Real de Madrid, en huitième de finale retour de la Champions League (20h45). À l’issue de ce match, l’une des deux équipes sera qualifiée pour les quarts. Emmenés par Iker Casillas, les Madrilènes sont les grands favoris de la compétition. Mais après leur succès au match aller à Gerland (1-0), les Lyonnais jouissent d’un très sérieux ascendant et ont la possibilité de leur griller la politesse.

Ces dernières années, Lyon a pris la fâcheuse habitude d’ouvrir la porte aux futurs vainqueurs de la Champions League à ce stade de la compétition. Porto, Manchester et Barcelone ont ce point commun : ils ont tous soulevé la coupe d’Europe au printemps après avoir battu l’OL en hiver.

Mais ce soir, au stade Santiago Bernabeu, le sextuple champion de France a l’occasion de prendre sa revanche sur les grands d’Europe qui le martyrisent depuis six ans.

Si les sceptiques ont raison de pointer que le Real est toujours le grand favori (ndlr. de ce match, et de la compétition), l’OL a pris un très net avantage au match aller grâce à sa petite victoire 1 à 0. Un avantage qu’il n’a jamais eu contre une telle équipe en match couperet (voir notre article sur le sujet ici).

Le but lyonnais, inscrit à l’aller par Jean II Makoun d’une frappe somptueuse en lucarne, permet à l’équipe de Claude Puel d’être virtuellement qualifiée pour l’instant. En clair : ce soir, c’est le Real qui court après le score.

Mais surtout, avec leur “zéro pointé” de l’aller, les Madrilènes se sont mis dans une situation très inconfortable.

Le moindre contre gagnant pour Lyon, et ce n’est plus un but, ni deux buts, qu’il faudra aux Galactiques pour espérer se qualifier : il leur faudra trois buts ! Hier en conférence de presse, Claude Puel avertissait déjà : « On sait que le Real peut marquer beaucoup de buts, nous devrons jouer pour marquer et pour nous qualifier. »

Le Real n’a jamais battu Lyon

N’en déplaise aux puristes, le match de ce soir sera donc autant une science défensive qu’un art offensif.

C’est la grande spécificité des matchs aller-retour de cette compétition : la règle du “goal-average particulier” stipule qu’un but inscrit à l’extérieur compte double. L’OL s’est positionné à l’aller en équipe de contre-attaque. Il doit montrer ce soir le même visage.

Porté par des teignes de petite taille à l’engagement physique permanent (Toulalan, Delgado, Makoun, Govou, ou encore Lisandro) cet OL là est monté sur ressorts. D’autant que les Rhodaniens ont retrouvé -pourvu que cela dure- une certaine assise défensive, comme l’explique l’entraîneur madrilène Manuel Pellegrini : « Il faudra respecter l’adversaire. Lyon défend très bien et il est compliqué de leur marquer un but. »

Bien sûr, restent les doutes, aussi nombreux que les noms : Kaka, Cristiano Ronaldo, Gonzalo Higuain... Tous sont parmi les tout meilleurs du monde et ils l’ont prouvé ce weekend en récupérant la première place du classement espagnol.

Mais la psychologie joue parfois des tours dont elle seule à la secret, jusqu’au plus haut niveau footballistique. Le Real, neuf fois champion d’Europe, meilleur club du 20è siècle selon la FIFA, n’a jamais battu l’OL. Malgré un parterre de star toujours plus impressionnant, les Merengues s’y sont littéralement cassé les dents à cinq reprises.

En tout : 3 défaites à Gerland, et 2 nuls à Bernabeu.

Coup d’envoi à 20 heures 45

Un sixième exploit dans l’antre de Goliath permettrait donc à l’Olympique Lyonnais de continuer son petit bonhomme de chemin en Champions League.

Depuis 2001 et sa première qualification pour la plus prestigieuse des compétitions du football professionnel, le club de la capitale des Gaules n’a jamais lâché. Et comme le rappellent souvent les Marseillais aux Lyonnais : dans le football Français, “le respect s’obtient par l’Europe”.

Espérons que ce soir, ce soit vrai. Coup d’envoi à 20 heures 45.

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Quelques vidéos à voir absolument pour se mettre dans le bain

I. Le Grand affront qui tracasse le Real

II. La confirmation à Bernabeu

III. L’année où on nous a dit : « avec Capello, ce ne sera pas la même les gars ! »

IV. Le Real sauvé de justesse par un ancien lyonnais

V. Gerland souhaite la bienvenue aux “Néo-Galactiques”

Relire : Lyon et les matchs couperets

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