Scott Pilgrim : « L’enfer, c’est les autres ! »

jeudi 02/12/2010 - mis à jour le 13/12/2010 à 17h43

« Mes amis, mes amours, mes emmerdes », chante Aznavour. Cette rengaine aurait pu raisonner dans le dernier film d’Edgar Wright, l’adaptation du comic book de Bryan Lee O’Malley. Une combinaison improbable entre Dragon Ball et Guitar Hero, en salle depuis le 1er décembre.

Scott Pilgrim (Michael Cera, vu dans Juno) est un jeune bassiste de rock, un paresseux nonchalant sans emploi, sans ambitions, bref sans histoire. Mais, les choses tournent mal pour lui quand il aperçoit la fille de ses rêves, Ramona Flowers (Mary Elizabeth Winstead, la pom-pom girl du Boulevard de la Mort), un poussin “punk rock” à l’imagination capillaire débordante. Et là c’est le début des ennuis, pour ne pas dire plus. Avant qu’il puisse entamer une relation sérieuse, Scott doit se battre contre les sept ex maléfiques de la belle, des personnages haut en couleur aux super-pouvoirs plus extravagants les uns que les autres.

Scott Pilgrim repose sur l’enchaînement de batailles titanesques, entièrement stylisées, entre ce héros bien malgré lui et chaque “vengeur”. Les combats ressemblent à des concours de sorcellerie technologique dont les chorégraphies s’inspirent de jeux vidéo des années 90. Les fans penseront inévitablement à Street Fighter, Mortal Kombat ou encore Tekken. Tout le plaisir du film tient dans l’exagération des effets visuels, exploités à outrance, notamment avec les onomatopées graphiques accompagnant les coups de poings (POW), les bruits de sonnettes (Riiiiing), ou le son de la basse (DDDDD).

La singularité de cette aventure sur-vitaminée réside donc plus dans la stimulation visuelle et auditive que dans l’exploration en profondeur des sentiments propres aux codes de la comédie sentimentale. Le résultat à l’écran donne un mélange des genres peu commun : la jonction des univers du manga, de la culture pop, du comic book, des films de kung-fu, le tout servi par une bande son rock indé efficace.

Après les succès (mérités) de Shaun Of the Dead et Hot Fuz, Edgar Wright signe un film imaginatif, un manège à sensations et à l’énergie folle, alimenté par d’innombrables clins d’œil rétro aux jeux vidéo et à la culture “nerd”. Une démonstration exaltante que cinéma, “comics” et jeux vidéos peuvent faire bon ménage. On est ici bien loin des adaptations insipides qu’ont été Resident Evil, Dead or Alive, Ghost Rider et bien d’autres… Rien que pour ça, Scott Pilgrim vaut le détour.

Bande-annonce Scott Pilgrim - VOSTFR

Projections uniquement au Méga CGR de Lattes : séances à 11h15, 13h45, 16h, 20h et 22h15.

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  • Mouais

    9 décembre 2010 12:18, par dk

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    « Rien que pour ça » et uniquement pour ça, en fait.
    Ce film est une daube d’un point de vue cinématographique. C’est certes joliment filmé, les acteurs sont très bons - Mary Elizabeth Winstead en particulier incarne parfaitement la fille des rêves de quiconque - mais ce film est horriblement creux et laisse l’impression d’avoir gâché le temps passé à le regarder et le télécharger (il est sorti en DVD Outre-Atlantique).

    Dans la romcom de plus tout à fait teenagers avec Michael Cera, on préfèrera largement Youth in Revolt (Be Bad ! par ici), qui a le mérite d’être bien filmé, fin, par moments improbable, et surtout drôle.

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