Les sorties ciné du mercredi 6 décembre

Il fait trop froid pour sortir ? Allez vous faire une toile. Mercredi arrive avec son de lot de nouveaux longs métrages qui sortent en salle. Voici une sélection des films à l’affiche cette semaine.

Bienvenue à Suburbicon – Une satire déjantée

Avec Bienvenue à Suburbicon, George Clooney passe à nouveau derrière la caméra, sur un scénario qu’il cosigne avec les frères Coen. Le film est inspiré de l’histoire vraie d’une famille américaine blanche de Pennsylvanie qui s’est opposée à l’installation d’une famille noire dans leur quartier.
Suburbicon, petite ville résidentielle des Etats-Unis, fin des années 50. La parfaite banlieue américaine. Matt Damon incarne un père de famille moyen dont la vie va basculer dans des histoires de crimes. Un thriller-comédie absurde et déjanté qui dresse une satire de la société américaine. Allez faire un tour à Suburbicon.

Les Gardiennes – La guerre des femmes

Après Des hommes et des dieux, Grand Prix du jury du festival de Cannes et César du meilleur film en 2010, Xavier Beauvois signe là un nouveau long métrage puissant, en adaptant le roman homonyme d’Ernest Pérochon. Le réalisateur a voulu raconter la Grande guerre, mais celle des femmes qui ont participé à l’effort de guerre. Pour cela, il a réuni pour la première fois à l’écran Nathalie Baye et Laura Smet.
Les Gardiennes nous emmènent dans la France profonde de 1915. A la ferme du Paridier, les femmes ont remplacé les hommes partis sur le front. Nous suivons Hortense, la doyenne et sa fille Solange, qui travaillent dur dans les champs et vivent au rythme des permissions des hommes. Hortense engage une jeune fille de l’assistance publique pour les épauler. Xavier Beauvois méritera-t-il un nouveau César? Jugez-en par vous-même.

Santa & Cie – L’esprit de Noël

Pour son nouveau long métrage, Alain Chabat enfile le costume du père Noël, mais pas sans difficulté. Le réveillon approche mais les lutins chargés de fabriquer les jouets des enfants tombent tous malades. Panique. Sur ordre de la mère Noël (Audrey Tautou), Santa se rend sur Terre pour sauver Noël. Une comédie familiale de saison, où la magie rencontre la réalité.

Tueurs – Au cœur d’un casse

On passe cette fois au polar. Le reconverti du grand banditisme François Troukens et Jean-François Hensgens signent un film de braquage bien ficelé. Frank Valken (Olivier Gourmet), braqueur professionnel, réalise un casse exceptionnel qui tourne mal. Un commando entre en action et exécute les témoins. Parmi eux, une magistrate qui s’occupe d’une affaire de tireurs fous. Projetés 30 ans plus tard, on retrouve un Frank Valken récidiviste arrêté en flagrant délit. Il s’évade de prison pour prouver son innocence, avec une Lubna Azabal et un Bouli Lanners, détectives, à ses trousses. Le film promet d’être palpitant.

Les sorties ciné du mercredi 29 novembre

Chaque mercredi, une nouvelle fournée de nouveaux longs métrages sort tout chaud dans les salles obscures françaises. L’occasion de passer en revue les derniers films de Robert Guédiguian, Thomas Alfredson et Mélanie Laurent et de se confronter à la dernière superproduction Disney-Pixar.

Coco de Lee Unkrich – Voyage au Mexique

Coco est le dernier film d’animation des studios Pixar, auteur des films d’animation Toy Story, Wall-E ou encore Vice-Versa. L’histoire se déroule au Mexique où Miguel, 12 ans, rêve de devenir musicien afin de ressembler à son idole Ernesto de la Cruz. Un objectif bien difficile à atteindre pour le petit mexicain puisque sa famille l’empêche d’avoir tout rapport avec la musique. Alors qu’il est en train de participer à la célèbre fête mexicaine du « dia del muertos » [jour des morts, ndlr], il se retrouve à la suite de péripéties en plein milieu d’un monde haut en couleur : le pays des morts.
L’occasion pour lui de rencontrer ses ancêtres et de découvrir la raison de l’aversion de sa famille envers la musique.

Une virée délirante en plein cœur des traditions mexicaines où l’on décèle également de nombreuses références à la mythologie aztèque. Coco est un immense succès au Mexique, où le film a battu tous les records en devenant le plus grand succès pour un film d’animation, rapportant la bagatelle de 34,1 millions d’euros au box-office mexicain. Une histoire loin d’être effrayante ou morbide, mais au contraire pleine de vie et d’humour qui ravira petits et grands.

Le Bonhomme de neige de Thomas Alfredson – Un thriller glacial

Après s’être attaqué aux vampires (Morse) puis au film d’espionnage (La Taupe), le réalisateur Thomas Alfredson s’essaie au polar avec Le Bonhomme de Neige inspiré du best-seller de Jo Nesbø. En plein cœur de la Norvège, le détective alcoolique Harry Hole (Michael Fassbender) enquête sur la disparition d’une femme qui pourrait être la dernière victime d’une série de meurtres inquiétante. Avec l’aide de Katrine Bratt (Rebecca Ferguson), tout juste sortie de l’école de police, ils vont se lancer à la poursuite d’un tueur laissant des bonhommes de neige sinistre à chacun de ses méfaits.

Plonger de Mélanie Laurent – Amour en eaux troubles

Adaptation du roman éponyme de Christophe Ono-dit-Biot, Plonger est le troisième long métrage de la l’actrice-réalisatrice Mélanie Laurent. Le film nous immerge dans la vie de Paz (Maria Valverde) et de César (Gilles Lellouche), couple à l’amour fusionnel et passionné. Tout bascule pour les deux amants à la suite d’une maternité non désirée qui fragilise l’équilibre de leur relation. Paz, fuit sans donner de nouvelles. Une « relation homme-femme » qui a marqué Mélanie Laurent lors de sa lecture du roman de Christophe Ono-dit-Biot. Après Les Adoptés, Respire et Demain, la réalisatrice réussira-t-elle une nouvelle fois à captiver son public ? Réponse mercredi en salle.

La Villa de Robert Guédiguian – Une chronique familiale ancrée dans le présent

En plein cœur de sa terre natale, le réalisateur Robert Guédiguian réunit ses acteurs fétiches Jean-Pierre Daroussin, Ariane Ascaride ou encore Gérard Meylan dans une chronique familiale ancrée dans la réalité. Angèle, Jospeh et Armand se réunissent dans la maison familiale pour soutenir leur père vieillissant dans un cadre idyllique, celui de la calanque de Méjean. Le moment pour eux de mesurer ce qu’ils ont conservé de l’idéal que leur père leur a transmis. Du monde de fraternité qu’il avait bâti dans ce lieu magique, autour d’un restaurant ouvrier dont Armand, le fils aîné, continue de s’occuper. Une réunion familiale qui va se voir bouleversée par un phénomène plus que d’actualité… Guédiguian aborde les thèmes universels qui lui sont chers : l’amour, les relations familiales, la paix…

Les sorties ciné du mercredi 22 novembre

Comme chaque mercredi, les salles obscures se ravitaillent en nouveaux longs métrages dont voici une petite sélection. À l’affiche cette semaine, Le Brio, Marvin ou la belle éducation, La Lune de Jupiter, L’oeil du cyclone ou encore La bataille des sexes.

Marvin ou la belle éducation de Anne Fontaine – La difficulté d’être soi

Martin Clément (Finnegan Oldfield), né Marvin Bijou, est un garçon « différent ». Et pour cela, il a fui. Il a fui son petit village des Vosges. Il a fui sa famille, la tyrannie de son père, la résignation de sa mère. Il a fui l’intolérance et le rejet, les brimades auxquelles l’exposait cette « différence ». Envers et contre tout, il s’est quand même trouvé des alliés. Madeleine Clément (Catherine Mouchet), la principale du collège qui lui a fait découvrir le théâtre, et Abel Pinto (Vincent Macaigne), le modèle bienveillant qui l’encouragera à raconter sur scène toute son histoire. Marvin devenu Martin va prendre tous les risques pour créer ce spectacle qui, au-delà du succès, achèvera de le transformer.

« Le nouveau film d’Anne Fontaine est une balade fiévreuse sur un être humilié et offensé chez qui la lumière finit par l’emporter sur l’ombre », Télérama

Le Brio de Yvan Attal – Un plaidoyer pour une France tolérante

Neïla Salah (Camélia Jordana), jeune banlieusarde de Créteil issue d’une famille algérienne, rêve de devenir avocate. Dès son premier jour à l’université parisienne d’Assas, elle va se confronter à Pierre Mazard (Daniel Auteuil), professeur connu pour ses provocations et dérapages de langage. Pour s’éviter une sanction administrative, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d’éloquence. Mais pour relever le défi, il faudra que chacun dépasse ses propres préjugés.

« C’est malin, bien écrit, bien rythmé, bien joué. Assouplir les mœurs en riant, voilà un bon propos de comédie », Lefigaro.fr

L’oeil du cyclone de Sékou Traoré – L’Afrique face à ses démons

Quelque part en Afrique. Un enfant soldat devenu chef de rebelles (Fargass Assandé) est accusé de crimes de guerre. C’est une jeune avocate (Maïmouna N’Diaye) qui assure sa défense, souhaitant faire triompher la justice dans son pays corrompu, quitte à mettre en danger sa carrière et sa vie. Mais peut-on réellement sauver un ex enfant-soldat ?

« En homme programmé à tuer, Fargass Assandé est totalement hallucinant », Télérama

La Lune de Jupiter de Kornél Mundruczó – Un ange passe

Six fois nominé au Festival de Cannes, le long-métrage raconte l’histoire d’Aryan (Zsombor Jéger), un jeune migrant qui se fait tirer dessus lors de son passage illégal de la frontière. Sous le coup de sa blessure, il découvre qu’il a désormais le pouvoir de lévitation. Jeté dans un camp de réfugiés, il s’en échappe avec l’aide du Docteur Gabor Stern (Merab Ninidze) qui ambitionne d’exploiter son extraordinaire secret. Les deux hommes prennent la fuite en quête d’argent et de sécurité, poursuivis par le directeur du camp. Fasciné par l’incroyable don d’Aryan, Stern décide de tout miser sur un monde où les miracles s’achètent.

« Au festival de Cannes, on lui aurait bien volontiers attribué un double trophée : celui du scénario et celui de la mise en scène », La Voix du Nord

Battle of the sexes de Jonathan Dayton et Valerie Faris – Un film dans l’air du temps

1972. La championne de tennis Billie Jean King (Emma Stone) remporte trois titres du Grand Chelem. Mais loin de se satisfaire de son palmarès, elle s’engage dans un combat pour que les femmes soient aussi respectées que les hommes sur les courts. C’est alors que l’ancien numéro un mondial Bobby Riggs (Steve Carell), profondément misogyne et provocateur, met Billie Jean au défi de l’affronter en match simple…

Onze ans après Little Miss Sunshine, Dayton et Faris se saisissent d’un thème on ne peut plus actuel : la cause féministe au prisme du machisme dans le tennis des années 70.

« [Emma Stone et Steve Carrell] assurent joliment le show sous leurs postiches », Première

Le cinéma algérien n’est plus prophète en son pays

Cette année, l’Algérie est l’invitée d’honneur du festival du cinéma de Montpellier. Ce choix n’est pas anodin. Christophe Leparc, le directeur du Cinemed, nous introduit la problématique du cinéma algérien. Pays aux réalisateurs reconnus, mais où « 380 des 400 salles de cinéma » étaient fermées en 2015.

  • Pourquoi faire un focus sur l’Algérie pour la 39ème édition du festival du film méditerranéen ?

Depuis trois ans, le Cinemed s’intéresse à la création contemporaine d’un pays méditerranéen en particulier. L’an dernier c’était la Tunisie, cette fois c’est l’Algérie qui est à l’honneur. Les années 2000 ont vu une nouvelle génération de jeunes réalisateurs émerger dans ce pays. Ces jeunes artistes se sont emparés du média cinéma pour s’exprimer. Après les années de plomb et la guerre civile des années 1990, le cinéma algérien est démuni. La nouvelle garde de réalisateurs doit donc faire preuve d’énormément de débrouillardise. On a voulu mettre en exergue cette volonté de faire du cinéma, malgré les obstacles et les difficultés.

  • Justement quelles sont ces difficultés ?

Ce sont des difficultés à se faire financer car il y a très peu d’infrastructures de financement en Algérie. Il faut souvent passer par l’administration étatique, mais l’attribution est difficile et l’organisme qui s’en charge verse les aides avec un ou deux ans de retard.
Les difficultés à se former sont aussi importantes, il n’y a pratiquement pas d’écoles de cinéma. Les réalisateurs se forment sur le tas, avec leurs confrères et consœurs.
Il y a aussi des problèmes de projection, les salles de cinéma se font rares, dans le plus grand pays du continent africain.
D’où la nécessité d’être débrouillard, ce qui passe par l’entraide et des accords de production avec la rive nord de la méditerranée.
Ceci a développé la diffusion des œuvres au niveau international et a attisé la curiosité de plusieurs producteurs, qui financent les films que l’on voit arriver maintenant. C’est un cercle assez vertueux car cela oblige les autorités algériennes à reconnaître le succès international de ses enfants. Et par conséquent, à bouger sur la création cinématographique dans le pays. Le Cinemed est une bonne opportunité pour mettre en avant ces réalisateurs et peut-être faire changer les choses.

  • Pourquoi ça ne bouge pas plus vite ?

En façade, l’administration a une volonté de faire un cinéma national. Mais les difficultés économiques impactent négativement le secteur culturel.
Et le septième art est vu comme quelque chose d’impertinent vis à vis du pouvoir. Il est regardé d’un œil inquiet. Il y a un problème politique, c’est très compliqué, tout est figé dans l’administration. Bouteflika, qui est encore là après toute ces années, que l’on sort sur une chaise roulante, illustre l’immobilité de ces services.
Les algériens ont perdu l’habitude d’aller au cinéma. Les salles de cinéma ont été des lieux de réunions et sont donc vu comme des espaces complotistes. Le poids de la religion a joué aussi, les femmes non accompagnées sont parfois mal considérées.
Un film très intéressant, Bla Cinima, de Lamine Ammar-Khodja, montre bien le rapport particulier qu’entretiennent les algériens avec le cinéma. Il passe le mardi 24 et le samedi 28 octobre au Cinemed d’ailleurs.
L’essor du téléchargement contribue aussi à la désertion des salles. C’est un phénomène qui ne se voit pas trop en France, mais il est prégnant dans beaucoup d’autres pays.
Et puis ces nouveaux réalisateurs parlent de ce qui se passe dans leurs pays. Ils abordent la place de la femme, la religion, les années noires, l’exode… Ce sont des films qui peuvent déranger, et c’est ce qui fait leur force.

  • Comment approfondir ces questions durant le Cinemed ?

Une table ronde avec des réalisateurs algériens, ouverte au public, est organisée mercredi 25 octobre à 17h au Corum, à l’Espace Joffre 1.
Sinon de nombreuses œuvres de cette nouvelle génération sont projetées toute la semaine.
Il est intéressant de mettre en parallèle ces films avec d’anciens longs métrages algériens. Par exemple Leila et les autres, de Sid Ali Mazif, tourné en 1977, et Kindil, de Damien Ounouri.
Dans le premier, on voit des femmes lutter pour leurs droits à l’usine, inspirées par le féminisme de la révolution. Alors que le second montre la régression de la place de la femme dans la société contemporaine.
Et bien sur les nouveautés de cette année : En attendant les Hirondelles de Karim Moussaoui et Les Bienheureux de Sofia Djama, devraient éclairer les spectateurs.

CINÉMA – Les sorties du Mercredi

De la palme d’or du Festival de Cannes 2017 jusqu’à l’immersion au sein du mouvement Nuit Debout, des films variés en salle dès mercredi.

THE SQUARE – La palme d’or au festival de Cannes 2017

Christian (Claes Bang), père divorcé de deux enfants, est conservateur reconnu d’un musée d’art contemporain à Stockholm. Sa vie prend un tournant tout autre à la suite d’un événement mineur : le vol de son téléphone par des pickpockets. Il va tenter de retrouver le voleur, mais supervise au même moment, une nouvelle installation artistique : The Square.

The Square pose la question de ce qui fait une oeuvre d’art. À travers ce film, Ruben Östlund émet une violente satire du milieu de l’art contemporain. The Square met en lumière une société fortunée et accablée.

Après avoir été projeté à Cannes une première fois, les avis restent divisés. Le film surprend et le réalisateur a le don de mettre le malaise au premier plan. Le spectateur est gêné, les personnages et acteurs sont mal à l’aise à l’écran. Au sein de son précédent film, Snow Therapy, la gêne était déjà palpable. Un père de famille s’était enfuit lors d’une avalanche, laissant sa femme et ses enfants seuls face au danger. Ensuite, il tentait de faire face aux critiques et aux conséquences de son acte jugé lâche.
Toutefois, The Square est une satire et, l’humour vient désamorcer ce malaise, contrairement à son précédent film.

KNOCK – « Tout bien portant est un malade qui s’ignore »

Il s’agit de la quatrième adaptation française de cette pièce de théâtre au cinéma. Le film est réalisé par Lorraine Levy. Adapté de la pièce « Knock ou le triomphe de la médecine » de Jules Romains (1924), ce film retrace l’histoire d’un médecin (interprété par Omar Sy), qui arrive dans un petit village. À Saint-Maurice, il reprend la clientèle du précédent médecin. Ce récit est né dans le contexte des années 1920. La publicité intensive gagne peu à peu l’Europe. Et, ce médecin va tenter de vendre sa médecine, comme n’importe quel objet de consommation.

Cette comédie dénonce la manipulation, à travers la persuasion dont fait preuve le médecin envers ses « clients ». Son objectif ? Faire croire à toute la population que « tout bien portant est un malade qui s’ignore »

BRICKS – Donner un visage à la crise espagnole

Le film a été diffusé en avant-première le jour du référendum catalan. Il revient sur la crise économique qui a ébranlé l’Espagne ces dernières années. Ce film-documentaire de 90 minutes expose les difficultés auxquelles font face les espagnols.
Quentin Ravelli, le réalisateur, est sociologue et chargé de recherches au CNRS. Au sein de son film, il suit le parcours de marchandises afin de mieux comprendre et expliquer la faillite espagnole et ses conséquences sociales.

Un documentaire au sujet actuel, qui tente d’expliquer pourquoi le pays en est arrivé là.

L’ASSEMBLÉE – Parler ensemble : une soif de démocratie

L’Assemblée de Mariano Otero, retrace la naissance du mouvement Nuit debout. Il y a un an, Place de la République à Paris, des citoyen-ne-s se réunissent afin de lutter contre la loi El Khomri, le projet de loi visant à réformer le code du travail. À la suite de cette initiative, un mouvement né. La parole est donnée à tous, sans leader, ni représentant. Ce film est une immersion au sein d’une nouvelle forme de démocratie, d’une nouvelle façon de « parler ensemble sans parler d’une seule voix ».

Agenda culturel #Octobre2017

Chaque jeudi, Haut Courant vous concoctera un agenda culturel, avec les principaux événements de la semaine à venir. Mais pour ne pas faire les choses à moitié, cette semaine l’agenda recouvrera tout le mois d’octobre, en espérant qu’il saura ravir le plus grand nombre. Une bonne occasion de mettre en valeur notre belle scène culturelle Montpelliéraine et ses principaux acteurs. Alors, faites votre choix !

CÔTÉ CONCERT :

Jeudi 12 octobre de 12h à 14h : Les pauses musicales #1 de l’association GAMME. Déconnectez-vous aux sons d’un jazz onirique le temps d’une pause déjeuner avec les premiers invités de cette édition : Connie and Blyde – Salle Jean Moulin à la Maison des Étudiants de l’Université de Paul Valéry.

[Informations et réservations

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Jeudi 12 octobre de 20h à 22h : Concert étudiant à l’Opéra Berlioz (tarifs préférentiels : pensez au Moon Pass pour les jeunes de 30 ans et moins).

Informations et réservations

Vendredi 13 octobre de 20h à 22h à l’Opéra Berlioz (Corum) : Concert d’ouverture de l’Opéra Orchestre National de Montpellier Occitanie. Au programme : Johannes Brahms « Symphonie n° 3 en fa majeur opus 90 », Claude Debussy « Children’s Corner » (orchestration Hans Abrahamsen) et Zoltán Kodály « Danses de Galánta ».

Informations et réservations

Mercredi 18 octobre : Live Music (Emma Ndobo & Mathieu Kibodi – Blues, Jazz, Soul) et dimanche 22 octobre : Jazzy Sunday (Mo’Times – Jazz) au Willie Carter Sharpe.

[Informations et réservations

 >https://www.facebook.com/events/1637636759620911/?acontext=%7B%22action_history%22%3A[%7B%22surface%22%3A%22dashboard%22%2C%22mechanism%22%3A%22calendar_tab_event%22%2C%22extra_data%22%3A%22[]

Mercredi 18 octobre à 20h : Canibal Dandies envahira le Nu-Bahia (Beaux Arts) d’un Jazz de la Nouvelle-Orléans, au grand bonheur des amateurs de Swing. Seulement 5€ !

[Informations et réservations

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Derniers concerts de la 22e édition des Internationales de la Guitare qui se terminera le 14 octobre : Inna de Yard au Rockstore le 12 octobre, Lucky Peterson le 13 octobre à la Salle Georges Brassens de Lunel et le 14 octobre : Pigalle à Lunel, Alexis HK à Jacou et Opéra ROM IV – De Django à Piazzolla, la création du festival, à l’Opéra Berlioz de Montpellier.

[Informations et réservations

 >http://www.les-ig.com]

Jeudi 19 octobre de 18h à 20h : Inauguration des nouveaux espaces commerces au Marché du Lez (apéritif de bienvenue suivi d’un live DJ set de Fred Pace, organisé par le Willie Carter Sharpe)

[Informations et réservations

 >https://www.facebook.com/events/1917302471930172/?acontext=%7B%22action_history%22%3A%5B%7B%22surface%22%3A%22dashboard%22%2C%22mechanism%22%3A%22calendar_tab_event%22%2C%22extra_data%22%3A%22%5B%5D%22%7D%5D%2C%22source%22%3A2%7D]

Jeudi 19 octobre à 20h : Mathieu Boogaerts sera en concert au Théâtre municipal Jean Villar.

[Informations et réservations

 >http://theatrejeanvilar.montpellier.fr/agenda/amer
]

Vendredi 20 octobre à 20h30 : Léon et Maïcee proposeront un subtil mélange de notes jazzy et d’influences hip-hop au Trioletto, la salle de spectacles pluridisciplinaires du service culturel du Crous de Montpellier..

[Informations et réservations

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CÔTÉ THÉÂTRE, DANSE ET PERFORMANCE :

Du 12 au 14 octobre aura lieu la 2ème édition du Mèq Festival, mettant à l’honneur les arts numériques performatifs et la création audiovisuelle contemporaine.

[Informations et réservations

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Jeudi 12 octobre à 20h : « Nos serments » de Julie Duclos et Guy-Patrick Sainderichin (Compagnie l’In-quarto – Paris) au théâtre Jean Villar, très librement inspiré du film La Maman et la Putain de Jean Eustache. 2h40 avec entracte.

[Informations et réservations

 >http://theatrejeanvilar.montpellier.fr/agenda/amer
]

Mardi 17 octobre à 20h30 : « L’heureux élu » dans le cadre des Théâtrales qui fait venir le meilleur du théâtre parisien à nous. Venez découvrir cette comédie d’Éric Assous, mise en scène par Jean-Luc Moreau, avec Bruno Solo, Yvan Le Bolloc’h, Yvon Back, Mélanie Page et Mathilde Pénin, à l’Opéra Berlioz du Corum.

[Informations et réservations

 >http://www.les-theatrales.com/ville?ville=montpellier
]

Du 17 au 19 octobre à 20h : « Les carnets du sous-sol » au théâtre JC Carrière du Domaine d’O. Mais aussi « La forêt du miroir » du 25 au 27 octobre à 11h, une représentation de théâtre optique, sans paroles, à la croisée des chemins entre les arts plastiques, la chorégraphie et la vidéo. Toujours au Domaine d’O, plongez dans l’univers énigmatique de Magritte du 25 au 27 octobre à 16h30 avec le théâtre d’images « Le bleu du ciel ».

[Informations et réservations

 >http://www.domaine-do-34.eu/spectacles/tous-les-spectacles
]

CÔTÉ EXPO ET INSOLITE :

Jeudi 12 octobre à 18h : Soirée Agnès b. street (musique par Boozig). Afin de célébrer l’arrivée du thème « street » dans la boutique, Agnès b. exposera des toiles de l’artiste L’Atlas (prêtées par la Galerie At Down).

[Informations et réservations

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Vendredi 13 octobre de 9h à 16h15 : Séminaire de l’association Carbone 14 (gérée par les étudiants du Master Conservation, Gestion et diffusion des oeuvres d’art du XXe et XXIe siècle de l’université Paul Valéry Montpellier 3) autour du centenaire du ballet « Parade ». Une riche programmation autour de conférences, de performances de danse et de projections.

[Informations et réservations

 >https://www.facebook.com/events/1907867819534605/?acontext=%7B%22action_history%22%3A[%7B%22surface%22%3A%22dashboard%22%2C%22mechanism%22%3A%22calendar_tab_event%22%2C%22extra_data%22%3A%22[]

Vendredi 13 octobre de 14h à 15h : Venez tenter de répondre à l’interrogation universelle « comment parler d’art aux enfants ? » au Musée Fabre.

[Informations et réservations

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Vendredi 13 octobre de 18h30 à 22h : Vernissage des nouvelles expositions Jacques Charlier, Une rétrospective, Saâdane Afif, « Là-bas » et «  Plurivers. Quatre études d’ethnologie imaginaire » à La Panacée.

[Informations et réservations

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Vendredi 13 octobre à 18h30 à l’Espace Saint Ravy : Vernissage de l’exposition « Radiographie de la nuit – mise en abyme de paradigmes » de Sandrine YGRIE (Montpellier). En présence de Rabii YOUSSOUS, Adjoint au Maire, délégué au quartier Centre.

[Informations et réservations

 >http://www.montpellier.fr/1893-espace-saint-ravy.htm
]

Samedi 14 octobre à 14h30 : Le Zoo de Lunaret propose une visite guidée et une exposition qui sera alors inaugurée «  F. Hallé, 30 ans d’exploration des canopées forestières tropicales » à l’occasion de la Fête de la Science 2017 (du 7 au 15 octobre).

[Informations et réservations

 >https://fetedelascience.fr/pid35201/fiche-evenement.html?identifiant=12429191
]

Jusqu’au 16 octobre : La 69e Foire Internationale, sous le thème de San Francisco, au Parc Expo (Pérols), accueille plus de 500 exposants.

[Informations et réservations

 >http://www.foire-montpellier.com
]

Du 18 octobre 2017 au 7 janvier 2018 (inauguration le mardi 17 octobre à 18h30) : Nouvelle exposition au Pavillon Populaire « Ralph Gibson. La Trilogie, 1970-1974 », troisième exposition consacrée à la photographie américaine.

[Informations et réservations

 >http://www.montpellier.fr/506-les-expos-du-pavillon-populaire.htm
]

Samedi 28 octobre à 10h : Expo-vente de Nath Sakura au Studio B 612. L’occasion de découvrir à la fois un lieu de création singulier et une artiste locale de renom.

[Informations et réservations

 >https://www.facebook.com/events/895715497258132/?acontext=%7B%22action_history%22%3A%5B%7B%22surface%22%3A%22dashboard%22%2C%22mechanism%22%3A%22calendar_tab_event%22%2C%22extra_data%22%3A%22%7B%5C%22dashboard_filter%5C%22%3A%5C%22upcoming%5C%22%7D%22%7D%5D%2C%22ref%22%3A2%2C%22source%22%3A2%7D
]

Jusqu’au 5 novembre 2017 : Exposition « Francis Bacon / Bruce Nauman, Face à face » au Musée Fabre de Montpellier.

[Informations et réservations->http://museefabre.montpellier3m.fr/EXPOSITIONS/Francis_Bacon_Bruce_Nauman._Face_a_face
]

Jusqu’au 15 décembre : L’oeuvre vidéo d’art contemporain d’Alex McLeod, tirée de l’exposition Simulation(s), est projetée sur le grand écran de la piscine olympique d’Antigone.

[Informations et réservations

 >http://www.mecenesdusud.fr/article/thunder-come,-oeuvre-video-dalex-mcleod-a-la-piscine-olympiqu-331.html
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CÔTÉ CINÉMA :

Jeudi 12 octobre de 18h30 à 20h : Présentation du 39e Cinemed à la Gazette Café.

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Jeudi 19 octobre à 21h : Projection de Drive In : Twin Peaks (Fire walk with me) by D. Lynch à Victoire 2. L’occasion de voir ou revoir ce grand classique du cinéma lynchéen dans un contexte original et convivial.

[Informations et réservations

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Vendredi 20 octobre à 20h30 : Soirée d’ouverture du CINEMED avec le film « Razzia » de Nabil Ayouch à l’Opéra Berlioz.

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Lundi 23 octobre à 18h : Cocktail Cinemed chez Agnès b.

[Informations et réservations

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CINÉMA – Les sorties du Mercredi

Chaque semaine, la rédaction d’Haut Courant vous propose une sélection de films qui sortent le mercredi.

• L’ATELIER – Un film politique et social sur la jeunesse française.

En 2008, son film « Entre les murs » avait reçu la Palme d’or à Cannes. Il revient avec son huitième long métrage : un film social sur la jeunesse française. Le film a été nommé cinq fois au Festival de Cannes. Le casting regroupe, en partie, de jeunes acteurs amateurs que Laurent Cantet a recherché dans les rues de la ville.

Ils sont sept jeunes, âgés de 18 à 25 ans. Issus de la Ciotat, là où les chantiers navals ont fermé depuis 25 ans. Ils cherchent un avenir. Et, c’est dans le cadre d’un atelier qu’ils sont amenés à écrire, ensemble, un roman policier. Leur professeure, Olivia, une célèbre auteure de romans policiers va les aider, et les amener à confronter leurs points de vues. La romancière, interprétée par Marina Foïs, veut les faire réfléchir, notamment sur leur ville. Leur passé. Et c’est Antoine, qui ne s’intéresse pas à cela et attiré par l’extreme droite, qui va violemment s’opposer au groupe.

Ce sont deux mondes qui s’affrontent. D’un coté, une jeunesse perdue, prise de doutes et de découragement face à l’avenir qui lui est promis. De l’autre, le monde intellectuel, le monde des adultes, avec une vision différente.

Cinq fois nommé au Festival de Cannes, le nouveau film de Laurent Cantet nous dépeint une synthèse de la jeunesse française.

• DETROIT – La révolte de 1967 des noirs américains

1967. Des émeutes éclatent à Détroit, dans le Michigan, en réaction à la ségrégation raciale. Des coups de feux sont entendus près de la base de la Garde nationale. La police encercle un motel d’où semble provenir les détonations. Et, ils procèdent à une série d’interrogations, bafouant les procédures. Bilan : 3 hommes abattus et plusieurs blessés. Le nouveau film de Kathryn Bigelow retrace cet évènement, encore très controversé.

• OUVRIR LA VOIX – Le documentaire qui donne la parole aux femmes noires

Amandine Gay donne la paroles aux femmes noires en France, qui sont systématiquement renvoyées à deux choses : leur couleur de peau et leur condition de femme. Ce film comporte une vingtaine de témoignages, retraçant le quotidien de ces femmes. Et les nombreux clichés auxquels elles font face, chaque jour.

• DES LOIS ET DES HOMMES – Un pêcheur irlandais face aux réglementations de l’Union Européenne

C’est l’histoire d’un pêcheur irlandais, John O’Brien, qui se voit contraint dans son mode de vie par les lois restrictives de l’Union Européenne. Va s’en suivre une véritable croisade contre les lobbies industriels, pour prouver qu’une Europe différente est envisageable. Une Europe qui laisserait les autochtones vivre de leurs ressources propres.

Loïc Jourdain a réalisé ici un documentaire qui expose les conséquences directes des règlementations de l’Europe sur le quotidien de simples citoyens.

• L’ÉCOLE BUISSONIÈRE – La nature à l’honneur

Le film de Nicolas Vanier est une adaptation de son roman. Il retrace l’histoire de Paul, un jeune orphelin, vivant dans le Paris des années 1930. Il est confié à Célestine et Borel (joués par Valérie Karsenti et François Cluzet), un couple qui vit à la campagne, en Sologne. Le jeune garçon va découvrir la nature, le monde sauvage, loin de tout ce qu’il connaissait et loin des murs austères de l’orphelinat.

• LA PASSION VAN GOGH – La peinture s’installe au cinéma

C’est le 1er long métrage d’animation fait entièrement de peintures à la main. Au sein de ce film d’animation, 120 peintures de Van Gogh sont présentes et, l’histoire se base sur plus de 800 lettres de l’artiste.

CINEMA – Les films les plus attendus de 2015

En cette période de vœux, les adeptes des salles obscures contemplent, non sans une certaine appréhension, le nouvel horizon cinématographique qui s’ouvre à eux avec, en suspens, la question cinéphilique par excellence : le cru 2015 sera-t-il aussi riche et varié que ceux des précédentes années ? S’il est inepte de juger de la qualité d’un millésime avant sa dégustation, force est de constater que certaines productions de la cuvée 2015 se détachent du lot et tardent déjà à être appréciées. Avant-goût d’une nouvelle année cinématographique riche en saveurs au travers d’une sélection partielle, et totalement partiale, de 12 films.

Foxcatcher de Bennett Miller avec Channing Tatum, Steve Carell et Mark Ruffalo (21 janvier)

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A Cannes comme ailleurs, il y a des évidences qui s’imposent. Cette année, l’évidence voulait que Foxcatcher, le nouveau film de Bennett Miller (Truman Capote, Le stratège), reçoive le prix de la mise en scène. Parce que c’était justifié. Parce que c’était mérité. Brillante leçon de cinéma, Foxcatcher est inspiré de l’histoire vraie et mystérieuse du milliardaire américain John Eleuthère Du Pont – modestement nommé « aigle doré » par ses proches – qui, dans les années 80, décide de monter une équipe de lutte libre dans sa propriété de Pennsylvannie : la team Foxcatcher dont fait partie Mark Schultz, sacré champion olympique en 1984. D’abord, philanthrope auto-investi d’une mission, le milliardaire excentrique, également ornithologue et philatéliste passionné, sombre peu à peu dans une folie indicible qui va le conduire à assassiner Dave Schultz, frère de Mark, également ancien champion olympique et entraîneur de la team Foxcatcher.

Réalité de Quentin Dupieux avec Alain Chabat et Jonathan Lambert (18 février)

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Après l’ère du « faux » (Wrong et Wrong Cops), Quentin Dupieux semble avoir trouvé un nouveau champ d’investigation cinématographique. Non pas le « non-sens » bien sûr puisque tous ces films n’ont toujours fait que le sonder. Non pas la « réalité » – comme pourrait l’évoquer le titre – car Dupieux, de film en film, s’en est toujours détaché. Mais le cri. Et plus précisèment le gémissement.

Dans la bande-annonce, rien de très clair. Un chasseur, un sanglier, un homme habillé en femme, une petite fille (Réalité). Et puis, un cameraman, Jason, qui tente de convaincre un riche producteur de le laisser réaliser son premier film d’horreur. Un film dans lequel les postes de télévision deviennent subitement méchant et « font cramer les gens de l’intérieur ». Le contrat est presque signé mais le producteur exige que Jason trouve au préalable le meilleur gémissement de l’histoire du cinéma. Il a 48 heures… « Un film différent, beaucoup plus fou, bien meilleur que les autres et qui les annule » confie Quentin Dupieux ravi que le film ait été présenté en compétition dans la catégorie ‘orizzonti’ lors de la 71è édition du Festival International du Film de Venise (Mostra de Venise 2014).

A noter qu’un mémorable « Kubrick, mes couilles ! » conclut de façon totalement injustifiée la bande-annonce.

Inherent Vice de Paul Thomas Anderson avec Joaquin Phoenix, Josh Brolin, Benicio del Toro, Katherine Waterston, Reese Witherspoon et Owen Wilson (4mars)

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« Si par une nuit calme sur la plage, ton ex-nana débarque de nulle part avec une histoire sur son mec, un nabab de l’immobilier, sa femme, son amant, et un complot pour envoyer le nanab chez les fous, faut peut-être passer son chemin. » Malgré ces conseils avisés qui ouvrent la bande-annonce de Inherent vice, le nouveau film de «l’auteur/réalisateur » Paul Thomas Anderson, le détective privé Larry ‘Doc‘ Sportello – Joaquin Phoenix portant de somptueuses rouflaquettes – enquêtera sur la mystérieuse disparition du milliardaire Mickey Wolfman, « un juif qui se prend pour un nazi ». Seconde collaboration du réalisateur de There will be blood et de Joaquin Phoenix après The Master, Inherent Vice est adapté du roman homonyme de Thomas Lynchon.

Hacker de Michael Mann avec Chris Hemsworth, Viola Davis, William Mapother (18 mars)

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La bande-annonce du nouveau film de Michael Mann s’ouvre par une citation qui ne va pas sans résonner, telle une prophétie auto-réalisatrice, avec l’actualité : « Notre prochain Pearl Harbor pourrait fort bien être causé par une cyber-attaque… ». A l’heure où la société Sony Pictures a été victime d’une des plus violentes attaques informatiques qu’aient connus les Etats-Unis, force de constater que l’auteur de cette phrase, Leon Panetta, ex-directeur de la CIA, est dans le vrai. Sauf que, ironie du sort, là où Hollywood n’oserait jamais – ou à de rares exceptions près – mettre en scène ses propres failles, la réalité, elle, s’en charge. Pour le pire.

Hacker relate la traque d’un puissant réseau international de cyber-terroristes à l’origine de l’explosion d’un réacteur nucléaire. Un ancien hacker, programmeur de génie condamné à 15 ans de prison, va être chargé de mener l’enquête et de démasquer l’identité des criminels. La tâche s’annonce d’autant plus difficile que les terroristes semblent agir sans véritable motif…

Hill Of Freedom de Hong Sang-soo avec Ryo Kase et Sori Moon (13 mai 2015)

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Coutumier et annuel retour de l’anthropologiste cinématographique Hong Sang-soo. Dans Hill of Freedom, le scénariste et réalisateur sud-coréen raconte l’histoire d’un japonais qui, ayant la mort dans l’âme, se rend à Séoul pour retrouver la femme qu’il a toujours ardemment désirée. Mais la réalisation de cette quête s’avère au final plus compliquée que prévu. D’innombrables rencontres inattendues vont venir entraver l’objectif que l’homme s’était promis d’atteindre.

Hill of Freedom faisait partie de la sélection officielle du 39è Festival International du Film de Toronto (TIFF) et a concouru dans la catégorie ‘orrizonti’ lors de la 71e édition du festival International du film de Venise (Mostra de Venise 2014).

Tomorrowland de Brad Bird avec Britt Robertson et George Clooney (20 mai)

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Production Disney, Tomorrowland, originellement nommé 1952, est un film de science-fiction qui raconte les destins croisés d’une adolescente passionnée de sciences, Casey Newton (ça ne s’invente pas !) et d’un ancien inventeur de génie frappé de désillusion, Franck Walker. La bande-annonce nous présente la jeune adolescente à la sortie d’un centre de détention. Sur un écran de télévision, on découvre les banales images médiatiques de violences humaines sur lesquelles se pose le regard éteint de la jeune fille. Un policier fait l’inventaire des objets à restituer : argent, casquette, paquet de chewing-gum et une épinglette dont la jeune fille assure n’être pas la propriétaire. A son contact, elle est immédiatement transportée dans un autre espace-temps. Les murs ternes et fades du commissariat laissent place à un champ de blé radieusement illuminé où se dessine, dans un proche horizon, les contours d’une ville futuriste. Mais quel est ce lieu, Tomorrowland, « où rien n’est impossible » et où « on peut véritablement changer le monde » ? Réponse dans quelques mois…

While we’re young de Noah Baumbach avec Ben Stiller, Naomi Watts et Adam Driver (24 juin)

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Après le très beau Frances Ha sorti en 2013, Noah Baumbach revient avec une nouvelle comédie : While we’re young dans laquelle Ben Stiller et Naomi Watts, un couple de cinéastes, vont voir leur quotidien profondément chamboulé après l’arrivée, et l’intrusion, d’un autre couple unissant Adam Driver et Amanda Seyfried. Rencontre qui va être à l’origine d’une sorte de crise existentielle, d’un renouveau, d’une renaissance. « Life never gets old »…

Seconde collaboration de Noah Baumbach et de Ben Stiller après Greenberg en 2010, While we’re young a été projeté en avant-première lors du 39è Festival International du Film de Toronto (TIFF) en septembre 2014.

Midnight Special de Jeff Nichols avec Michael Shannon, Kirsten Dunst et Joel Edgerton, Adam Driver (25 novembre)

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Thriller de science-fiction surnaturel dans lequel un père de famille, Roy (Michael Shannon), est prêt à tout pour protéger son fils unique, Alton 8 ans (Jaeden Lieberher), doté de pouvoirs spéciaux. Après avoir rejoint un groupe d’individus (Joel Edgerton, Kirsten Dunst), Roy s’embarque dans une course-poursuite visant à amener Alton en lieu sûr. Sur leurs traces, une secte d’extrémistes religieux et une unité spéciale du gouvernement dont le dirigeant est joué par Adam Driver. L’issue de cette course-poursuite pourrait changer le monde…

Aucun visuel ni aucune bande-annonce pour ce premier scénario original de Jeff Nichols. Le réalisateur de Mud : sur les rives du Mississippi, Take Shelter et Shotgun Stories a néanmoins confié s’être rapproché de l’esthétique de certains films de John Carpenter (Starman) et avoir privilégié les scènes nocturnes. Plus que 10 mois d’attente pour ce film très attendu.

Star Wars Episode VII : The Force awakens de J.J. Abrams avec John Boyega
Daisy Ridley, Oscar Isaac, Lupita Nyong’o, Adam Driver, Andy Serkis, Mark Hamill, Carrie Fisher et Harrison Ford (18 décembre)

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Ce sera très certainement l’événement hollywoodien de l’année 2015. On imagine déjà une horde de spectateurs fanatiques faisant la queue depuis plusieurs jours – voire plusieurs semaines – devant les salles des theaters américains pour s’assurer d’avoir une place à la première projection du premier épisode de la troisième trilogie de la saga Star Wars. Suivant les goûts de chacun, certains préféreront porter une bure Jedi, sabre laser à la main quand d’autres, habités par le côté obscur de la ‘farce’ préféreront revêtir la tenue immaculée des Stormtroopers ou autres équipements darthvadoriens.

Mais que sait-on au juste de ce nouveau Star Wars ? Premièrement, les événements narrés se déroulent 30 ans après la ceux de la première trilogie (celle réalisée entre 77 et 83). La raison d’une telle ellipse : Le retour du Jedi ayant été réalisé il y a environ une trentaine d’années et The Force awakens retrouvant les héros oubliés de l’épisode 6 (Carrie Fisher, Mark Hamill et Harrison Ford), il fallait justifier visuellement de leurs délabrements physiques. A tout problème, une réponse scénaristique simple. Deuxièmement, c’est la Walt Disney Company qui produit le film après avoir racheté Lucasfilm pour la modique somme de 4 milliards de dollars ! Pour amortir son investissement, la major américaine risque donc malheureusement de faire fleurir les productions estampillées « Star Wars »… Troisièmement, c’est J.J Abrams qui réalise ce premier opus. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle puisqu’Abrams fait partie de cette nouvelle génération de cinéastes hollywoodiens talentueux. Il n’y a qu’à voir et revoir le très spielbergien Super 8 pour s’en convaincre. Quant à l’histoire, pas un mot ne fuite. Le secret est et restera très bien gardé jusqu’à la sortie en salles du film. Même la première bande-annonce diffusée le 28 novembre dernier n’a pas dérogé à cette règle du silence. Elle ne nous apprend en effet rien que nous ne sachions déjà. Il existe une Force. Et cette Force possède un Côté Obscur. Pour le reste, elle pose plus de problèmes qu’elle n’apporte de réponses et fait se déchaîner la blogosphère.

Knight of Cups de Terrence Malick avec Christian Bale, Natalie Portman et Cate Blanchett (date de sortie non définie)

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Knight of cups, littéralement le Cavalier de coupes, semble aussi mystérieux que son réalisateur texan. Partout, le même synopsis, sobre et laconique : « un homme, des tentations, la célébrité et l’excès ». Cet homme, c’est Christian Bale. Il est acteur, entouré d’innombrables jolies femmes, et semble aimer faire la fête… La bande-annonce n’en dit pas plus. Elle donne simplement à voir et à entendre, dans un style d’ailleurs très malickien : caméra steadycamée, objectifs grand angle, plans filmés à contre-jour, voix résonnant depuis l’intérieur des personnages, etc… Mais rien d’étonnant puisque le cinéma de Malick tend, depuis The Tree of life, à expérimenter une nouvelle forme d’expressivité cinématographique proche de la non-narration : des gestes, des sensations, des bribes d’existence savamment mêlés en un agencement d’images visuelles et sonores. Une ode audiovisuelle au service d’une Idée. Knight of Cups a d’ailleurs été réalisé sans scénario, sans script et a donc laisser place à une totale improvisation. Le film a été sélectionné pour concourir en compétition officielle lors du prochain Festival International du Film de Berlin (Berlinale 2015) qui se tiendra du 5 au 15 février 2015.

Le titre du film fait référence à l’art divinatoire de la cartomancie (jeu de tarot), le Cavalier de coupes étant l’équivalent du Cavalier de cœur dans un jeu de cartes classique.

Sea of trees de Gus Van Sant avec Naomi Watts, Matthew McConaughey et Ken Watanabe (date de sortie non définie)

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Au Japon, dans la « Forêt des suicides », lieu où ceux qui souffrent trop viennent mettre fin à leurs jours, un américain suicidaire va faire la rencontre d’un japonais. Les deux hommes vont alors se lancer dans une quête initiatique…

Dans une interview accordée à Entertainment Weekly, Matthew McConaughey a dit qu’il s’agissait d’un « survival d’enfer » qu’il renommerait volontiers « il faut passer par la destruction pour trouver le salut ». Et de surenchérir : « En quittant les salles de cinéma, tout le monde voudra partir marcher comme mon personnage. Et les spectateurs s’interrogeront longtemps sur le sens de ce film. Qu’est-ce qui était vrai, qu’est-ce qui relevait du rêve et que doit-on comprendre de toutes ces réflexions philosophiques ? »

The Lobster de Yorgos Lanthimos avec Colin Farell, Rachal Weisz, Ben Whishaw et Léa Seydoux (date de sortie non définie)

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Il est l’un des chefs de file du « nouveau cinéma grec ». Auteur de l’exceptionnel et improbable Canine (Récompensé à Cannes en 2009) et d’Alps, Yorgos Lanthimos revient avec The Lobster, une production américaine dans laquelle des célibataires sont arrêtés et enfermés dans un hôtel glauque pour y trouver, en moins de 45 jours, un partenaire. Faute de quoi ils seront transformés en animaux et envoyés dans une forêt…
Aussi surprenant que les scénarii de ces deux précédents films, The Lobster, littéralement « le homard », risque de surprendre… le film est actuellement en postproduction.

Cinéma : « Nos Héros Sont Morts Ce Soir », longue vie à nos héros

David Perrault nous propose un premier film qui risque de passer inaperçu au près du grand public. Dommage, il conjugue pourtant une beauté visuelle populaire avec une réflexion sur un mal bien commun.

Situé à Paris dans le milieu du catch au début des années soixante, Nos Héros Sont Morts Ce Soir est un film esthétique. Il met en scène Victor (Denis Ménochet), traumatisé de la Guerre d’Algérie, et son ami Simon (Jean-Pierre Martins) qui le pistonne pour une place sur les rings. Le catch ici n’est qu’un prétexte et son monde n’est pas développé au-delà de quelques clichés (lutteurs écervelés, patron tyranniques, combats truqués). Cet univers est avant tout l’occasion de capter des images, des ambiances, d’autant plus particulières qu’elles sont marquées par le style de l’époque.

David Perrault nous offre ainsi nombre de plans longs sur ces gueules de gars bourrus, sur la grâce des femmes qu’ils côtoient. Il nous permet de profiter de ces corps sur une B.O. limitée à 5 ou 6 titres (dont deux des Tarantula), mais ô combien juste. Le rythme est lent, l’immersion n’en est que meilleure. Le noir et blanc lumineux est complètement approprié, participant à poser l’ambiance, de sorte que l’on croirait presque que le film à été tourné en 1963. Belmondo au détour d’une rue n’étonnerait même pas.

Suis-je le masque que je porte?

Film visuel, Nos Héros Sont Morts Ce Soir propose aussi une réflexion sur le déficit de confiance en soi et les artifices des Hommes pour y palier. Simon esquive, son acolyte se camoufle. Victor est irrécupérable. Incapable de se gérer soi-même, il ne se libère de son aliénation qu’en portant le masque qui représente ce qu’il voudrait être réellement. Ce qui justifie son questionnement: Sommes-nous, au fond, le personnage que l’on joue?

Si cette interrogation s’applique évidemment à tous les artistes, acteurs, showmans et autres politiciens, elle peut se poser à tout-un-chacun. Se cacher derrière un visage qui n’est pas le nôtre permet-il de dissimuler ce que l’on rejette de nous ou bien de faire émerger une part difficilement accessible de notre être? Est-ce encore une forme de cocon, un passage d’une forme inaboutie de nous vers quelqu’un d’épanoui? Le film ne donne pas de réponse. Il montre des choix possibles mais pas forcément glorieux, motivés par des conditions difficiles.

Nos Héros… possède donc cette qualité rare que de faire plaisir aux yeux et de faire agir le cerveau, sans prétention. Un film humble qui vaut la peine d’être vu!

Guillaume Canet et Jappeloup, le couple de la semaine

Avec Jappeloup, Christian Duguay revient sur le destin incroyable de Pierre Durand et son petit cheval noir. Au début des années 80, Pierre abandonne une brillante carrière d’avocat pour s’adonner à la passion de son père : le saut d’obstacle. Sur les conseils de son père, il mise tout sur un cheval fougueux, impulsif et chétif (moins d’un mètre soixante au garrot). 
Pourtant au fur et à mesure des compétitions et des épreuves, le duo progresse et frôle l’excellence. Accompagné de Raphaëlle (la groom du cheval) et de sa femme, Pierre fait face à l’adversité du monde équestre. Impétueux, fier et jamais satisfait, le cavalier est aussi caractériel que son cheval. Après des années d’entraînement, le duo désormais célèbre doit faire face à nouvelle épreuve : les jeux olympiques de 1988 à Séoul. 

« Je ne me reconnais pas dans Jappeloup » confiait Pierre Durand au Figaro en février dernier.  [[http://www.lefigaro.fr/cinema/2013/02/18/03002-20130218ARTFIG00556-pierre-durand-je-ne-me-reconnais-pas-dans-jappeloup.php]]

On oublie souvent que Guillaume Canet avant d’être un grand acteur, était un très bon cavalier. En revenant vers sa passion initiale, il signe bien plus qu’un simple film de cheval. 
Le projet a mis seize ans à aboutir, et il est à la hauteur des espérances du spectateur. Les adeptes de sports équestres seront bluffés par les images incroyables qui saisissent les exploits de Jappeloup et son cavalier. Quand aux autres, amateurs ou curieux, il se peut bien qu’ils aient envie de chevaucher un canasson à leur tour en sortant de la séance. Plus que l’histoire fantastique de Pierre Durand et son cheval miniature – que lui-même dénigrait avant de le monter ; on peut compter sur le réalisme du film qui reprend d’ailleurs des vidéos personnelles de Guillaume Canet en cavalier. 
Bouleversant et captivant, même en n’ignorant rien de la fin on ne peut s’empêcher de céder à l’angoisse du suspens et d’une hypothétique défaite. Jappeloup c’est un film qui parle de chevaux, certes, mais c’est aussi du sport de haut niveau, une énorme passion et des émotions intense, véhiculés par les performances grandioses des acteurs réunis. Acclamé par la salle, c’est un film français qui vaut (enfin) le détour comme le confirme Pierre Durand lui-même. Le sportif, qui confiait en février dernier au Figaro, les incartades de la fiction par rapport à sa réalité, concédait en même temps qu’ « en tant que spectateur, c’est un beau film à aller voir ».