Kazy Lambist fait rêver le Rockstore

Par le 16 octobre 2018

Samedi 13 octobre, Kazy Lambist donnait un concert au Rockstore, devant plus d’une centaine de personnes. Après deux ans d’absence sur les scènes montpelliéraines, on était de la partie. Au programme : retrouvailles et électro-pop.

Kazy Lambist sur la scène du Rockstore, samedi 13 octobre.

La salle était en apesanteur. Dès la première partie, UTO, groupe parisien, défie la gravité avec des sons aériens. Le trio entame l’enfance, l’amour de manière « un peu énervée » comme le murmure la chanteuse sautillant d’un bout à l’autre de la scène. Un pas en arrière, les deux musiciens tapotent leur clavier, impassibles. La bande oscille entre une pop sucrée et un trip-hop alléchant. Quelques aboiements incrédules. « On s’appelle UTO ». Les cheveux ébouriffés, la voix féminine rappelle une dernière fois son nom avant de remercier le public. Dans les rangs, l’excitation monte d’un cran. On presse l’arrivée du Montpelliérain.

De retour à la maison

21 h : Kazy Lambist (Arthur Debreucq) déboule avec son bassiste Amaury et la douce Lara (micro et clavier). Fumigènes bleus pour un album 33 000 FT, bleu, lui aussi. Le groupe vainqueur en 2015 du prix du public des Inrocks Lab, commence avec les titres qui l’ont fait connaître. Doing Yoga, Love Song. Les bassins tanguent et les sourires se dessinent. À chaque morceau, la foule exulte un peu plus. C’est standing ovation garantie. Inscrite au conservatoire de Lille, Lara déploie tout son être sur scène. L’habitude du théâtre. Le lent mouvement de ses bras contamine ses deux compères qui l’imitent. S’enchaînent The city is beautiful et The essential dont les paroles  sont reprises par tous, ravis de retrouver l’artiste du coin. Et ce n’est pas Julien, chemise entrouverte, qui dirait le contraire. « Il est bon et en plus beau gosse, que demander de plus ? » À sa droite, Elisa ne peut s’empêcher de faire bouger ses Stan Smith. « Incroyable ».

Le prodige de 25 ans plane. Il dédie sa prochaine chanson, Annecy, à ses grands-parents au premier rang. « We felt in love tonight / And this is all we know » (« Nous étions tombés amoureux cette nuit-là / Et c’est tout ce que nous savons »). Deux phrases qui résument à cet instant l’émotion que toute la salle ressent. Comme dernier au revoir, Headson, en duo avec la chanteuse LC Elo. Le public est comblé. À la sortie, Delphine, jeune trentenaire, en redemande encore… « kazy » rassasiée.

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à propos de l'auteur

Auteur : Léa Coupau

Née dans la ville aux trois M — Montaigne/Montesquieu/Mauriac —, de la Grèce en Martinique, du Maroc en Angleterre. Passeport en poche, j’ai appris à découvrir le monde au-delà des images. Plus tard, au-delà des mots. Après des années à bourlinguer, « comprendre et expliquer pour témoigner » est devenu mon dada. Des études aux expériences, mes divers passages en rédaction régionale ont affiné ma pratique. Elles m’ont permis d’être au coeur de l’action. De la décrypter. De soulever les contradictions. À ce jour, mes bagages sont posés à Montpellier. Cette curiosité en coin, avec l’envie de susciter l’intérêt du lecteur.