Restos du cœur : « 20 580 Héraultais ont reçu une aide alimentaire l’hiver dernier »

lundi 22/11/2010

Aidés par 1 100 bénévoles, les Restos du cœur de l’Hérault s’apprêtent à affronter l’hiver. Cette période demande à l’association fondée par Coluche, un investissement particulièrement important. Rencontre avec Françoise Vezinhet, présidente de l’association départementale.

Comment les Restos du cœur de l’Hérault s’organisent-t-ils pour affronter la saison ?

En hiver, l’aide alimentaire est primordiale. Nous sommes actuellement en phase de préparation. Nous gérons l’approvisionnement en denrées alimentaires et l’inscription des personnes souhaitant en bénéficier. La composition et le revenu des familles sont étudiés en fonction d’un barème national, qui indique si elles ont le droit à une aide alimentaire. Cette année, la “Campagne nationale d’hiver” débute le 29 novembre.

A quoi correspond exactement cette “Campagne d’hiver” ?

Ce sont les quatre mois forts de l’association : de décembre à mars. Durant le reste de l’année seulement la moitié des centres restent ouverts pour les personnes les plus en difficultés. Lors de l’hiver 2009, 20 580 personnes ont été aidées dans l’Hérault, soit 1 599 680 repas. Le reste de l’année, elles n’étaient que 2 156 (130 573 repas). Nous raisonnons toujours en terme de “repas équilibrés” même si nous ne sommes qu’une aide alimentaire.

Y a-t-il une prise en compte spéciale pour les personnes sans domicile fixe ?

Nous avons un camion chargé de leur distribuer des casse-croûtes. Mais cette activité n’est pas spécifique à l’hiver. Les gens l’ignorent, mais il y a plus de morts l’été que l’hiver. La déshydratation est aussi dangereuse que le froid.

Comment évolue la fréquentation de l’association ?

Il y a eu clairement une progression de la demande, surtout durant l’hiver 2008 où la fréquentation a augmenté de 14 % par rapport à 2007. Nous constatons aussi une diversification des profils. Les jeunes qui n’arrivent pas à entrer sur le marché du travail sont nombreux, tout comme les personnes âgées. Avec une retraite à 800 € et un loyer à 500 €, il ne leur reste pas grand-chose à la fin du mois.

Comment expliquez-vous ce changement ?

Le coût de la vie augmente alors que les revenus stagnent. Le travail précaire est aussi de plus en plus fréquent. La demande est devenue importante dans le monde rural. Beaucoup de personnes quittent les zones urbaines pour les petites villes aux loyers moins élevés. Mais leurs besoins restent les mêmes.

Du 26 au 31 janvier 2011, les Enfoirés seront à Montpellier pour une série de concerts. Cet événement aura-t-il des retombées particulières pour l’association locale ?

Les Enfoirés vont essentiellement être gérés par l’association nationale. Tous les bénéfices générés retourneront au siège qui les redistribuera ensuite. Mais il y aura aussi des retombées sur l’association. Après le spectacle, les gens font plus facilement un don. Cela va forcément générer de la générosité.

Quel rôle jouerez-vous pour cet évènement ?

On nous demande d’assurer bénévolement des tâches subalternes : hôtesses d’accueil, chauffeurs, barmans... D’ailleurs nous recherchons activement 150 ou 200 jeunes volontaires pour nous aider. Vous imaginez bien que les horaires de travail cette semaine là ne sont pas des horaires de retraités ! Et puis ça sera l’occasion pour ces étudiants de côtoyer ce gros événement de plus près.

Site des Restos du cœur (association nationale)

Toute personne intéressée pour aider bénévolement les Restos du cœur lors de la série de concert en janvier 2011, doit envoyer un mail à l’organisme local précisant son nom prénom et numéro de téléphone.
Mail : ad34.siege restosducoeur.org
Tel. 04.67.40.52.37

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