Montpellier terre d’accueil des Réunionnais

Le sud de la France a été choisi par 45 % des natifs de la Réunion installés en métropole, selon un rapport de l’Insee publié en 2017. Pourquoi cette population ultra-marine fait le choix du sud, où se trouve pourtant le plus fort taux de chômage ? Et pourquoi parmi les destinations préférées des réunionnais trouve-t-on Montpellier ?

Le soleil lé la ! Comme chaque année, un pique-nique est organisé à Montpellier pour se retrouver entre anciens et nouveaux Réunionnais. Cette année, il se tient le week-end du 14 et 15 octobre.

Le sud de la France a été choisi par 45 % des natifs de la Réunion installés en métropole, selon un rapport de l’Insee publié en 2017. Pourquoi cette population ultra-marine fait le choix du sud, où se trouve pourtant le plus fort taux de chômage ? Et pourquoi parmi les destinations préférées des réunionnais trouve-t-on Montpellier ?

« Tout sauf Paris »

« Quand j’ai dû faire mon choix d’école en métropole, la première chose que je me suis dite c’est tout sauf Paris » nous confie une étudiante, membre de l’association Payanké. Le secrétaire de l’association ajoute « j’ai commencé mes études à Lorient et très vite je me suis dit qu’il fallait que je parte, car le climat et l’environnement ce n’était plus possible ! » Un fait confirmé par d’autres étudiants « ça me semblait plus chaleureux que Paris ou Brest ! », « et puis c’est le sud ! ». Pour les membres de l’entreprise familiale L’authenticité créole « ça nous rappelle la Réunion et puis ça permet d’atténuer l’éloignement avec sa famille, ses racines, sa culture… »

« Une ville à taille humaine »

« Ce qui est bien avec Montpellier c’est que c’est une ville à taille humaine, plus simple pour se loger, pour se déplacer » nous explique une étudiante en master en marketing. Montpellier offre aussi des universités reconnues, ce qui facilite l’installation des étudiants : « J’ai la chance que Montpellier soit un des meilleurs endroits dans mon domaine, la gestion de l’eau », livre une doctorante. Une ville qui par son climat, sa facilité à se déplacer mais aussi à se loger a réussi à séduire la communauté réunionnaise.

Deux associations de réunionnais y ont été créés, et on ne compte plus les restaurants et autres traiteurs créoles qui y ont ouvert ces dernières années. Cependant, nombreux sont ceux qui souhaitent un jour repartir sur l’île intense. « Mon objectif à terme, nous confie une étudiante, c’est de faire profiter de mon expérience acquise en métropole pour faire avancer mon île.»

« Je voulais aussi rester proche de Toulouse et Lyon car j’y ai de la famille », voici un élément important pour cette jeune étudiante en marketing, repris par la doctorante spécialisée sur la gestion de l’eau : « je rêvais de partir de Vincendo, et puis j’ai toujours eu une attirance pour la métropole ».

Les raisons de leur départ sont donc multiples. Volonté d’effectuer ou poursuivre des études spécifiques qui ne se trouvent pas à la Réunion, de faire évoluer sa carrière, ou tout simplement de trouver du travail, la métropole reste avant tout une terre d’accueil.

Qui sont les associations créoles à Montpellier ?

L’association Payanké Ensamb lot koté la mer, qui promeut la culture des Mascareignes, accueille les nouveaux arrivants et favorise la rencontre entre l’Océan Indien et le reste du monde est présente sur Facebook, tout comme l’association Montpellier Tout’Kouler ou encore Kanasuk qui promeuvent la culture réunionnaise, facilite l’intégration et le resserrement des liens de cette communauté.

 

40e Cinemed : le coup d’envoi est donné !

Mercredi soir à la Gazette Café de Montpellier, l’organisation du Cinemed a officiellement présenté la 40e édition de l’événement.

C’est un petit événement. Quarante ans, ce n’est pas rien. Depuis quatre décennies et sa première édition en 1979, le Cinemed fait voyager le public à travers les films de demain. Pour sa quarantième bougie, le festival a choisi de mettre à l’honneur le Liban. Un pari osé, mais justifié par le directeur de l’organisation Christophe Leparc : « C’est un pays avec un gros potentiel mais que l’Etat aide très peu, notamment à cause de la censure ».

Pour cette présentation officielle à la Gazette Café, restaurant situé à quelques dizaines de mètres de la Gare Saint-Roch, Christophe Leparc en a profité pour annoncer le programme du festival et laisser la parole à son équipe. A tour de rôle, les différents responsables de chaque section en ont profité pour faire saliver le public sur ce qui les attend. Michèle Driguez (responsable court-métrage), Géraldine Laporte (long-métrage), Henry Talvat (président d’honneur et co-fondateur du Cinemed) et Aliénor Pinta (programmation des documentaires) ont successivement pris la parole.

Géraldine Laporte au micro en compagnie de (de g. à d.) Michèle Driguez, Christophe Leparc, Henry Talvat et Aliénor Pinta.

Quelques célébrités et grand nom du cinéma seront présents pour cette 40e édition à l’instar de Kheiron ou de Robert Guédiguian accompagné de sa famille cinématographique. Mais aussi quelques habitué.e.s du festival seront de retour pour présenter leur film comme Laura Pradal et Sameh Zoabi, ou encore des scénaristes locaux et le Biterrois Romain Laguna.

Dans la catégorie des long-métrages, 10 seront en compétition, tandis que 21 brigueront le prix du meilleur court métrage.

Retrouvez toutes les informations sur le site officiel du Cinemed et rendez-vous dès le vendredi 19 octobre dans les salles pour une semaine passionnante.

Encadrement des loyers : à Montpellier, ce n’est pas pour demain

Alors que des tentatives d’encadrement des loyers ont été instaurées puis récemment annulées à Lille et à Paris, Montpellier n’est pas prête à sauter le pas. La métropole se classe pourtant en 4e position des villes aux loyers les plus chers de France.

Montpellier rate le podium. Avec un loyer médian de 12 euros du m2, la capitale héraultaise se classe juste derrière Paris, Nice et Fréjus. « En comparaison avec les résultats nationaux, les niveaux de loyers dans le territoire de Montpellier sont particulièrement élevés », c’est ce qu’établit une étude sur les loyers de 2016 réalisée par l’Adil34 (agence départementale d’information sur le logement de l’Hérault). Mettre en place un dispositif d’encadrement des loyers dans la métropole montpelliéraine n’est pas pour autant à l’ordre du jour.

L’association de défense des consommateurs et usagers CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) milite pour l’encadrement des loyers dans le secteur montpelliérain. Avec plus de 75 000 étudiants et une croissance démographique parmi les trois plus importantes de France, le marché locatif est en surchauffe. Un encadrement des loyers permettrait « de caper cette hausse », explique la présidente CLCV Occitanie, Simone Bascoul.

L’agglomération montpelliéraine est l’une des 28 zones de l’hexagone dites « tendues ». Depuis 2012, un décret « Duflot » y fixe chaque année le montant maximum d’évolution des loyers à la re-location ou au renouvellement du bail.
En 2014, la loi Alur (loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové) prévoit un mécanisme complémentaire d’encadrement des loyers. Ainsi, les loyers ne peuvent dépasser de plus de 20% un loyer de référence déterminé par un observatoire agréé, arrêté chaque année par décret. En vigueur à Paris depuis 2015 et à Lille depuis début 2017 les décrets ont été annulés cet automne dans les deux villes pour des questions de périmètre géographique d’application. Un tel dispositif a t-il été envisagé à Montpellier?

«Une absence de décision politique»

A la Métropole de Montpellier, la réponse est floue. « Il n’y a aucune action mise en place car Montpellier n’a pas d’observatoire des loyers », explique un premier interlocuteur, qui ajoute, « mais ça, c’est l’argument technique ».
Simone Bascoul confirme qu’il n’y a pas d’observatoire agréé par le ministère du logement pour la zone de Montpellier. Mais elle invoque surtout « une absence de décision politique portée par les élus» qui ont peur « d’affecter la construction immobilière », principale source de croissance et d’emplois dans la région.

Olivier Tasqué, chargé d’étude au service habitat de la Métropole s’interroge : « Est-ce que c’est aux collectivités de prendre la décision ? Pourquoi laisser cette décision aux acteurs locaux? ». Selon lui, la décision devrait être prise au niveau national, par l’Etat. Il rappelle que la loi Alur de 2014 était ambitieuse mais que le Premier ministre de l’époque a modifié le dispositif, rendant l’application facultative.

Côté investisseurs, la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) estime que le dispositif d’encadrement des loyers « est un mauvais signal vers les gens qui veulent investir et peuvent se sentir dépossédés de leur liberté de fixer le montant des loyers ». Même si, reconnait-elle, « les lois du marché font qu’on ne peut pas louer à n’importe quel prix ». Comptant parmi les opposants à la loi Alur dès 2013, la fédération des promoteurs remet en cause aujourd’hui « la pertinence du découpage » des zones servant à fixer les loyers de références.

Les associations de locataires ne baissent pas la garde. « On continue à réclamer l’encadrement des loyers », martèle Simone Bascoul. Elle complète, faisant notamment référence à la baisse des APL décidée par le gouvernement : « Tout ce qui se passe au niveau du logement est inquiétant, on a du souci à se faire pour les citoyens qui ont des revenus modestes ». « Qu’est ce qui va se passer? », s’inquiète-t-elle.

Le gouvernement doit présenter début février un projet de loi sur le logement. L’encadrement des loyers devrait s’y faire une place. Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, a annoncé le 29 novembre, lors des questions au gouvernement, qu’il souhaitait « adapter le dispositif » et « aller au bout de l’expérimentation ».

CINÉMA – Les sorties du Mercredi

De la palme d’or du Festival de Cannes 2017 jusqu’à l’immersion au sein du mouvement Nuit Debout, des films variés en salle dès mercredi.

THE SQUARE – La palme d’or au festival de Cannes 2017

Christian (Claes Bang), père divorcé de deux enfants, est conservateur reconnu d’un musée d’art contemporain à Stockholm. Sa vie prend un tournant tout autre à la suite d’un événement mineur : le vol de son téléphone par des pickpockets. Il va tenter de retrouver le voleur, mais supervise au même moment, une nouvelle installation artistique : The Square.

The Square pose la question de ce qui fait une oeuvre d’art. À travers ce film, Ruben Östlund émet une violente satire du milieu de l’art contemporain. The Square met en lumière une société fortunée et accablée.

Après avoir été projeté à Cannes une première fois, les avis restent divisés. Le film surprend et le réalisateur a le don de mettre le malaise au premier plan. Le spectateur est gêné, les personnages et acteurs sont mal à l’aise à l’écran. Au sein de son précédent film, Snow Therapy, la gêne était déjà palpable. Un père de famille s’était enfuit lors d’une avalanche, laissant sa femme et ses enfants seuls face au danger. Ensuite, il tentait de faire face aux critiques et aux conséquences de son acte jugé lâche.
Toutefois, The Square est une satire et, l’humour vient désamorcer ce malaise, contrairement à son précédent film.

KNOCK – « Tout bien portant est un malade qui s’ignore »

Il s’agit de la quatrième adaptation française de cette pièce de théâtre au cinéma. Le film est réalisé par Lorraine Levy. Adapté de la pièce « Knock ou le triomphe de la médecine » de Jules Romains (1924), ce film retrace l’histoire d’un médecin (interprété par Omar Sy), qui arrive dans un petit village. À Saint-Maurice, il reprend la clientèle du précédent médecin. Ce récit est né dans le contexte des années 1920. La publicité intensive gagne peu à peu l’Europe. Et, ce médecin va tenter de vendre sa médecine, comme n’importe quel objet de consommation.

Cette comédie dénonce la manipulation, à travers la persuasion dont fait preuve le médecin envers ses « clients ». Son objectif ? Faire croire à toute la population que « tout bien portant est un malade qui s’ignore »

BRICKS – Donner un visage à la crise espagnole

Le film a été diffusé en avant-première le jour du référendum catalan. Il revient sur la crise économique qui a ébranlé l’Espagne ces dernières années. Ce film-documentaire de 90 minutes expose les difficultés auxquelles font face les espagnols.
Quentin Ravelli, le réalisateur, est sociologue et chargé de recherches au CNRS. Au sein de son film, il suit le parcours de marchandises afin de mieux comprendre et expliquer la faillite espagnole et ses conséquences sociales.

Un documentaire au sujet actuel, qui tente d’expliquer pourquoi le pays en est arrivé là.

L’ASSEMBLÉE – Parler ensemble : une soif de démocratie

L’Assemblée de Mariano Otero, retrace la naissance du mouvement Nuit debout. Il y a un an, Place de la République à Paris, des citoyen-ne-s se réunissent afin de lutter contre la loi El Khomri, le projet de loi visant à réformer le code du travail. À la suite de cette initiative, un mouvement né. La parole est donnée à tous, sans leader, ni représentant. Ce film est une immersion au sein d’une nouvelle forme de démocratie, d’une nouvelle façon de « parler ensemble sans parler d’une seule voix ».

MUSIQUE – Les étudiants conviés à l’Opéra

Ce jeudi 12 octobre aura lieu un concert étudiant à l’Opéra Berlioz, donné par l’Orchestre national de Montpellier.

Première de la saison symphonique pour l’Opéra Berlioz avant le concert d’ouverture qui aura lieu le 13 octobre. Comme chaque année, l’Orchestre national de Montpellier, mené par le chef Michael Schønwandt, réserve un concert aux étudiants.

Au programme ce jeudi, du Johannes Brahms et sa 3e symphonie en fa majeur pour un début en douceur. Suivra une transcription française, de Hans Abrahamsen, de la suite pour piano Children’s Corner, composée par Debussy. Le concert se finira sur les énergiques Danses de Galánta de Zoltan Kodàly, inspirées des orchestres tziganes.

Deux heures de musique qui sauront satisfaire les amateurs et intéresser les curieux.

SOCIETE – Conférence gesticulée : le viol et le consentement questionnés

Lundi 9 octobre à 18h, une conférence gesticulée sur le thème de la culture du viol et du consentement aura lieu à l’Université Paul Valéry, dans la salle Jean Moulin.

L’association Les Culottées du Bocal propose « une technique d’éducation populaire articulant expériences personnelles et études académiques », pour questionner « les clichés autour des violences sexuelles faites aux femmes ».

Le lendemain, mardi 10 octobre, l’association vous donne rendez-vous à 14h dans la salle Camproux, pour un atelier participatif. L’objectif : créer « un travail collectif de réflexion » sur le consentement dans les relations sexuelles.

Le thème de ces événements, organisés par CGA Montpellier et Solidaire-e-s Etudiant-e-s Montpellier, est au cœur de l’actualité. Les propos de Christine Angot lors de l’émission ONPC, et la question du consentement de la jeune fille de 11 ans en témoignent.

VIE LOCALE – Sept réunions de quartier pour faire entendre la voix citoyenne

Dans un esprit de démocratie participative, sept réunions de quartier auront lieu entre le 9 et le 31 octobre dans tout Montpellier. L’occasion pour ses habitants de prendre la parole.

La Ville de Montpellier organise, du 9 au 31 octobre, une réunion dans chaque quartier que compte la commune, au nombre de sept, afin de rendre compte des projets réalisés et discuter de ceux à venir. Chacun pourra en prendre ainsi connaissance et faire part de ses remarques et suggestions.

Depuis leurs mises en oeuvre en 2015, ces rencontres annuelles ont pour vocation de donner la parole aux citoyens et renouer avec la proximité et la transparence dans la gestion de la ville et dans la vie politique locale.

Quartier Croix d’Argent
Lundi 9, à 18h, à la Maison des Rapatriés, 31 rue Emile-Charlier dit Alain

Quartier Écusson
Mercredi 11, à 18 h à la salle Pagezy, Place Francis-Ponge

Quartier Hôpitaux Facultés
Jeudi 12, à 18 h, au gymnase René-Bougnol, 1 000 avenue du Val de Montferrand

Quartier Port Marianne
Mardi 17, à 18 h, à la Maison pour Tous Melina-Mercouri, 842 rue de la Vieille Poste

Quartier Prés d’Arènes
Mercredi 18, à 18 h, à la Maison pour Tous Escoutaïre, 67 rue des Razeteurs

Quartier Cévennes
Jeudi 19, à 18 h, au gymnase Ostermeyer, 1 161 rue de la Las Sorbes

Quartier Mosson
Mardi 31, à 18 h, à la Maison pour Tous Léo-Lagrange, 155 rue de Bologne

SPORT : Une défaite cruelle pour les montpelliéraines contre le Zvezda 2005 [0-1]

L’histoire aurait été tellement belle. Huit ans après leur dernier match de Ligue des Champions, les montpelliéraines retrouvaient la plus prestigieuse des compétitions européennes au Stade de la Mosson. Lors de ces 16e de finales, les joueuses de Jean-Louis Saez affrontaient les russes du Zvezda 2005.

Face un adversaire a priori à leur portée, les héraultaises ont effectivement dominé la quasi-totalité du match se procurant de multiples occasions par l’intermédiaire de Stina Blackstenius et Valérie Gauvin notamment. Mais en football dominer n’est pas gagner. Le but contre son camp de la capitaine pailladine Linda Sembrant, sur l’une des seules opportunités russes, est cruellement venu le rappeler. Une défaite rageante qui n’effacera malheureusement pas l’humiliation subie par les coéquipières de Sakina Karchaoui samedi dernier face aux lyonnaises (ndlr : 0-5).

Les montpelliéraines devront se reprendre face à Rodez ce dimanche pour le compte de la 5e journée du championnat de France de football.

VIDÉO – Vinisud 2017, le rendez-vous des acheteurs et des producteurs de vins méditerrannéens

Le salon professionnel Vinisud a ouvert ses portes à Montpellier pour la 13e édition. Producteurs et acheteurs du monde viticole se rencontrent autour du vin méditerranéen pendant trois jours.

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On a testé pour vous : la location de voiture à 1 euro

Deux sites internet proposent des locations de voitures pour la somme de 1 euro, quelque soit le trajet et le modèle du véhicule. Comme toutes étudiantes qui se respectent, c’est-à-dire sans le sou, nous avons voulu tester ce concept intrigant.

Montpellier-Toulouse pour 1 euro ? C’est ce que propose Driive Me ou encore Luckyloc. On a testé pour vous et on est arrivées à destination.

Driive Me, entreprise créée en 2012, propose aux agences de location d’effectuer le rapatriement des véhicules par des particuliers pour réduire leurs charges. Lorsqu’un conducteur loue une voiture, il peut réserver pour un aller-simple. Il paye alors un supplément pour faire rapatrier le véhicule dans la ville d’origine. Un coût lourd pour l’entreprise et le consommateur puisque les loueurs font appel à des camions-plateaux, qui transportent les voitures.

Sur le site de l’entreprise, chaque conducteur de plus de 21 ans et 1 an de permis peut réserver le trajet de son choix pour 1 euro. De leur côté les agences de location payent à Driive Me, pour ce service, une somme qui varie selon la distance. Cet entremetteur offre la possibilité aux conducteurs de circuler à faible coût et aux entreprises comme Hertz, Sixt ou encore Avis, d’équilibrer leur parc de véhicule.

Toutes les démarches se font sur le site de Driive Me. Une voiture est disponible pour faire Montpellier-Toulouse pour la date qui nous intéresse. En quelques clics, la voilà réservée. Elle nous attend sagement dans le parking de l’agence Hertz à la gare de Montpellier pour le lendemain.

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Départ 8 heures de Montpellier, arrivée prévue à 16 heures à Toulouse

Montpellier s’éveille, il est 8 heures. Nous sommes devant l’agence Hertz. L’employé annonce que notre bolide est une Clio 4. Ouf ! Il aurait pu nous attribuer un utilitaire. En réalité, il y a des annonces spécifiques sur le site pour en louer un. C’est bon à savoir pour un déménagement. Pas de problème pour caser tous nos bagages, mais c’est raté pour prendre des co-voitureurs, il n’y a que deux places à l’avant. Le site Driive Me autorise les conducteurs à prendre des passagers pour réduire les coûts du trajet car l’essence et les péages sont à la charge du loueur. L’agent remplit les formulaires et annonce une liste de suppléments : 8,50 euros pour déclarer un autre conducteur, 30 euros pour les moins de 25 ans… Finalement ce n’est plus une si bonne affaire. Échange de regards inquiets, ce n’était pas prévu. Heureusement, l’employé se rend compte que Driive Me prend en charge les 30 euros, tant pis pour le conducteur supplémentaire. L’utilisation de ce service est une première pour nous, mais visiblement pour lui aussi. Dernière surprise, les kilomètres autorisés, la franchise et la caution demandée diffèrent de ce qui est annoncé sur le site. Pas encore sur la route mais c’est déjà l’aventure.

Une fois dans la voiture, le périple débute. Nous avons choisi de rendre le véhicule à 16 heures à Toulouse. L’occasion de découvrir les paysages de l’Hérault, du Tarn et de la Haute-Garonne sans passer par l’autoroute. Premier arrêt au lac du Salagou. Les petites routes sinueuses nous font quelques frayeurs, la caution est de 1 000 euros. Il serait dommage de rayer la voiture. La prochaine étape se fait au Col de la Croix de Mounis, à 800 mètres d’altitude. Destination suivante, Albi.

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On fait le point et on fait le plein

Après 6 heures 30 de trajet et 274 kilomètres parcourus, on fait le plein et on fait le point. Le trajet nous a coûté 18,50 euros, 1 euro de location et 17,50 euros de frais de route. Une fois arrivées à la gare de Toulouse, l’agent Hertz récupère les clés. Il s’informe sur le déroulement de notre périple et sur le fonctionnement de Driive Me. Lui non plus n’a pas l’air très au courant. Les suppléments inattendus et les informations divergentes entre le site de Driive Me et ce qui est annoncé en agence peuvent laisser perplexe. Pour 1 euro, on s’accommode de ces petites erreurs.