Vin bio : Sur les traces d’un acheteur japonais

mercredi 27/01/2016 - mis à jour le 28/01/2016 à 10h17

Au salon Millésime Bio 2016, nous nous sommes intéressés aux acheteurs étrangers. Nous avons suivi Shigue Oto, un importateur Japonais à la recherche de nouveaux partenaires européens. Zoom sur les attentes au pays du Soleil-Levant.

Shigue Oto travaille depuis 18 ans pour l’entreprise japonaise Azuma Corporation. « Depuis très, très longtemps ! », s’exclame-t-il avec un sourire. La société importe des vins d’Europe pour les redistribuer sur le territoire national : sa clientèle se compose de restaurants (70 %) et de cavistes (30 %).

Au salon Millésime Bio, l’importateur traverse les allées d’un pas déterminé. Il s’arrête soudainement devant le stand espagnol du domaine Pinuaga. Esther, à l’affût, l’accueille en lui tendant sa carte de visite. Il apprend alors que ses vins sont produits dans la région de Toledo, plutôt rares sur le marché japonais. La rencontre s’annonce fructueuse.


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Crédit : Gaëlle Courty

La vigneronne sort le grand jeu. Sur sa tablette tactile, elle fait défiler les photos de son domaine et de sa famille. Si Shigue admet apprécier Millésime Bio pour ses « domaines familiaux plus petits que ceux de Vinisud », il nous confie par la suite être bien plus influencé par la dégustation que par les photos.


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Crédit : Gaëlle Courty

Shigue Oto a des attentes bien particulières : « Je cherche en priorité des vins rouges de Toledo, car il n’y en a pas beaucoup au Japon. » Et pas besoin de rosé. « C’est là où la demande est la plus faible chez nous », argumente-t-il. Il aurait aimé goûter plus de vins blancs, mais ce n’est pas la spécialité de la maison.


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Crédit : Gaëlle Courty

Shigue déguste les vins sans faire tourner le verre. Il commence par le seul vin blanc proposé, puis par quatre vins rouges. « Ils sont tous bons, mais ça ne correspond pas à ce que l’on recherche », nous livre-t-il. Il souhaiterait trouver des vins moins tanniques : « Ils sont fruités mais trop secs. Les Japonais préfèrent des vins plus doux. » Bon point pour le domaine Pinuaga. Shigue reste donc intéressé.


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Crédit : Gaëlle Courty

Avant de poursuivre sa route, Shigue lui présente son entreprise. Il souhaite savoir si le domaine a déjà exporté au Japon par le passé. La réponse est non. Mais Esther a bien l’intention de partir à la conquête du marché japonais. « Leurs prix à l’export sont très attractifs », admet Shigue, même s’il ne sait pas encore s’ils concluront l’affaire. Dans tous les cas, la décision se prend en équipe : « Nous demandons aux vignerons [qui ont retenu notre attention] de nous envoyer des échantillons. Nous dégustons les vins tous ensemble, puis nous décidons d’acheter ou non », détaille l’importateur.


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