Les Misérables, une comédie musicale qui enchante

mardi 26/02/2013

Victor Hugo est à l’honneur cette année. Après l’adaptation de « L’homme qui rit » c’est Tom Hooper qui porte sur grand écran le chef d’oeuvre littéraire des Misérables.

Loin du roman d’origine, l’adaptation ne ravira pas les adeptes du classique de Victor Hugo. Pour les autres, amateurs de salles sombres et de grand spectacle, le film vous laissera sans voix. A bannir aussi, si vous ne supportez pas les comédies musicales, puisque tous les dialogues, réflexions et autres jeux des comédiens sont chantés.
Deux heures et demi de lyrisme et d’émotions grandioses : Hugh Jackman (Jean Valjean) et Russel Crowe (Javert) s’illustrent à merveille dans un registre loin de leur répertoire habituel pour le plaisir des yeux et des oreilles. Le grand public sera séduit aussi par la prestation brillante d’Anne Hathaway (Fantine) récompensée pour l’occasion de l’Oscar du meilleur second rôle féminin, ainsi que sa reprise du titre «  I have a dream » . La puissance de la voix et la violence de l’interprétation renverse et bouleverse le spectateur.
Enfin, le casting révèle aussi une nouvelle génération prometteuse avec la charmante Amanda Seyfried (Cosette), le touchant Eddy Redmayne (Marius) ainsi que le petit Gavroche interprétée par Daniel Huttlestone.

« Here’s the thing about equality, everyone’s equal when they’re dead »  [1]

Si la mise en scène du roman peut surprendre et révolter les partisans de la tradition Hugolienne, les thèmes chers à l’écrivain engagé restent partie prenante du film. Les questions sociales et idéologiques traversent le scénario du début à la fin. La problématique de la réhabilitation après l’enfermement, de la prégnance de la religion et du pardon divin ou encore de l’égalité entre hommes et classes sociales restent au centre du jeu.
C’est une société misérabiliste qui s’agite, se met en branle.
La jeunesse est vivace et révolutionnaire, quand les hommes sont passionnés et prêt à mourir pour leurs revendications. Javert dans sa rage insensé de justice, Jean Valjan luttant pour sa réintégration et le couple Cosette/Marius amoureux transis, animés de sentiments d’un autre temps. Des idéaux et une rage de vaincre magnifiés qui ne laissent pas indifférents à une époque où ils ont tendance à disparaître lentement.

Notes

[1Citation du film

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