Une affaire DSK made in US ?

jeudi 24/11/2011 - mis à jour le 24/11/2011 à 11h35

Le candidat à la primaire républicaine Herman Cain est accusé par quatre femmes d’agression sexuelle. Des faits qui auraient eu lieu au milieu des années 1990 et qui ne sont pas sans rappeler l’affaire du Sofitel.

« Tu veux un job, non ? »

Sharon Bialek a provoqué début novembre un véritable raz-de-marée dans la très puritaine Amérique. Elle est la quatrième femme à accuser Herman Cain d’agression sexuelle mais elle est la première à le faire publiquement devant un parterre de journalistes.
Epaulée par son avocate Gloria Allred, grande spécialiste des affaires médiatiques, Sharon Bialek revient en direct sur CNN sur le déroulement présumé des faits.
En 1997, la jeune femme se fait licencier de l’Association des Restaurateurs dont Cain est le dirigeant. Sur les conseils de son petit ami de l’époque, elle contacte l’actuel candidat à l’investiture républicaine pour lui demander de l’aide. Celui-ci accepte et lui donne rendez-vous à Washington. Après leur dîner dans un restaurant italien de la ville, Cain la raccompagne en voiture à son hôtel. C’est à ce moment là que selon les dires de son accusatrice, il en profite pour « glisser une main sous [sa] jupe et remonter jusqu’aux parties génitales » avant d’empoigner sa tête pour la rapprocher de son sexe. « Je lui ai demandé d’arrêter et il a arrêté » précise-t-elle.

Un arrangement à l’amiable

Les trois autres femmes qui accusent Herman Cain souhaitent rester anonymes. Mais d’après le journal Politico, un accord à l’amiable a été conclu entre deux d’entre elles et l’Association des Restaurateurs. L’intéressé a d’abord nié les faits avant d’admettre qu’il y avait bel et bien eu un « arrangement ». Il a toutefois ajouté qu’ « en quarante ans de carrière, il n’y a eu qu’une seule plainte pour harcèlement sexuel. Une seule ». C’est déjà beaucoup et il risque d’y en avoir d’autres puisque la troisième femme, elle aussi employée de l’Association des Restaurateurs, envisage de porter plainte contre son patron.

La théorie du complot

« Il est évident que quelqu’un a encouragé ces personnes alors que je me débrouille si bien dans cette campagne pour l’investiture républicaine », se défend le candidat. Il faut dire qu’à la surprise générale, il était en tête de tous les sondages depuis quelques semaines. Le coupable tout désigné ? Rick Perry un concurrent ultra-conservateur qui pourrait lui voler la première place des primaires républicaines et qui aurait manigancé toute cette affaire pour le faire tomber.
Les Etats-Unis sont un pays où l’on ne pardonne guère les affaires de mœurs. Herman Cain pourrait donc voir sa jeune carrière politique stoppée net. Depuis la révélation de l’affaire, il ne cesse de baisser dans les sondages même si plus de 60% des sympathisants républicains jugent les accusations d’harcèlement sexuel peu crédibles. De là à ce qu’il doive renoncer aux primaires, comme d’autres en leur temps, il n’y a cependant qu’un pas…

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