« J’ai toujours plaisir à venir jouer en équipe de France »

Interview de Boris Diaw. Capitaine de l’équipe de France de basket et joueur des Phoenix Suns, éliminés au premier tour des plays-offs NBA par l’équipe de Tony Parker, Boris Diaw a répondu aux questions d’Hautcourant. Il revient sur son amour du maillot bleu, les chances tricolores en vue des qualifications à l’Euro 2009 et l’avenir de son club.

Avez vous pris connaissance de la liste élargie annoncée par Michel Gomez (entraîneur de l’Equipe de France) en vue des qualifications à l’Euro 2009 ?

Boris Diaw : Non je n’ai pas encore vu la liste qu’il avait annoncé.

Que pensez vous du jeune Nicolas Batum (ailier du Mans), sélectionné mais qui risque de ne pas être présent pour cause de draft NBA ?

Je ne l’ai jamais vu jouer mais ce que je peux en dire, c’est que j’ai entendu beaucoup de bien de lui et de son jeu.

Quelles sont pour vous les chances de l’équipe de France pour ces qualifications ?

On a même de très bonnes chances de se qualifier. En même temps, on ne sait pas vraiment comment cette équipe sera constituée (ndlr : la liste comportera 13 des 28 joueurs appelés), on sait très bien qu’il y a toujours des problèmes de blessures, etc… Quoiqu’il arrive, on sait qu’on aura de bonnes chances.

«Le match 4 des finales NBA sera décisif»

C’est toujours un plaisir de revenir jouer avec les bleus ?

Oui bien sûr, c’est pour cela que je reviens chaque été. C’est toujours un grand plaisir de se retrouver.

N’est-ce pas difficile de négocier du temps pour l’équipe nationale avec les franchises NBA ?

diaw.jpgCa dépend, ils comprennent aussi le désir de représenter son pays. Parfois il y a des blocages avec les contrats d’assurance (ndlr : la préparation de Boris Diaw à l’été 2007 avait été perturbée par l’exigence de son club de souscrire une assurance pour ses problèmes de dos) mais dans l’ensemble on fait en sorte que tout se passe au mieux.

Quelles sont vos impressions sur les finales NBA entre deux franchises mythiques, les Los Angeles Lakers et les Boston Celtics ?

C’est effectivement une finale mythique. Pour l’instant, ça joue bien. Le prochain match sera décisif (4ème match), soit Boston mène 3-1, soit les Lakers égalisent à 2 partout. Ce match sera le plus important de la série.

«Shaq, le joueur le plus impressionnant»

A titre personnel, un nouveau coach, Terry Porter, débarque à la tête des Phoenix Suns, cela va-t-il modifier le jeu de l’équipe ?

Le coach vient seulement d’arriver. On va voir ce qu’il va mettre en place.
De toute manière, on gardera l’aspect rapide et offensif de notre jeu car c’est quelque chose que l’on fait bien. Et on va surement renforcer notre défense.
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Pensez vous que le jeu sera plus adapté à Shaquille O’Neal ?

Il va falloir alterner jeu placé sur demi-terrain et contre-attaque. On ne va pas enlever la contre-attaque de notre jeu. Le fait d’avoir « Shaq » est une grosse force offensive dans la raquette.

Vous sentez-vous bien dans cette équipe ?

Je m’y sens très bien. J’y suis depuis trois ans maintenant et c’est un système de jeu qui est parfait pour moi. Je compte y rester encore longtemps.

Vous viserez encore le titre NBA l’an prochain ?

Bien sûr. C’est notre objectif depuis plusieurs années. On sait qu’on en a le potentiel, il faut juste le réaliser.

Quels joueurs vous ont le plus impressionné en NBA ?

Shaquille O’Neal pour la taille et Steve Nash pour le sens du jeu.

Des bizuts sans pression

Ils étaient trois à obtenir à la Nouvelle Orléans leur première sélection all star. L’arrière des Blazers de Portland, Brandon Roy, le désormais incontournable meneur des Hornets de la Nouvelle Orléans et la grande surprise, son coéquipier, David West. Si West n’a pas foulé longtemps le parquet, les deux premiers cités ont démontré qu’ils méritaient leur place parmi les stars de la ligue.

Pour ce All Star game, symboliquement organisé à la Nouvelle Orléans, ils étaient trois « newbies » (débutants) à étrenner leur première sélection au All Star Game NBA. Tous trois dans l’équipe de l’Ouest au milieu des Kobe Bryant, Steve Nash, Allen Iverson ou Tim Duncan. Leurs fortunes ont été diverses. Traditionnellement cantonnés aux miettes en fin de quart temps, Paul et Roy ont bousculé leurs glorieux ainés et finalement obtenu les plus gros temps de jeu dans l’équipe de l’Ouest. L’invité surprise de cette rencontre, David West récolte un temps de jeu plus en conformité avec un bizut du match « des étoiles ».paul.jpg

Paul proche du titre de MVP pour sa première participation

Ainsi deux « guêpes » de la Nouvelle Orléans jouaient à domicile. Récompensés par la bonne saison de leur équipe, Chris Paul et David West n’ont pourtant pas la même envergure. Paul est actuellement le meilleur meneur de la Ligue, rapide et altruiste (20,5 points, 10,9 passes), West un ailier fort de déjà 28 ans en pleine bourre cette saison (19.8 pts, 9.2 rbds, 2.3 pds).
Et le jeune meneur des Hornets a prouvé que sa place n’était pas usurpée. L’idole des fans de la franchise des bords du Mississippi, entré en jeu à la fin du premier quart temps, a lutté avec James toute la rencontre pour le titre de MVP. CP3 l’aurait vraisemblablement emporté en cas de victoire de sa conférence. Crédité de 16 points et 14 passes décisives (meilleur passeur du match), il aura été l’un des artisans du spectacle proposé ainsi que de la remontée de l’Ouest au début du 4ème quart temps. Agé de seulement 23 ans et dans sa troisième saison professionnelle, le meilleur rookie de la saison 2005-2006 s’est tout de suite senti à l’aise parmi les stars qui l’entouraient. Sans pression, sans faiblesse. Une confirmation qu’il faudra compter sur lui et les Hornets jusqu’à la fin de la saison.

West, l’inattendu de la sélection de l’Ouest

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Sans Chris Paul ni organisation symbolique à la Nouvelle Orléans, nul doute que David West n’aurait pas connu sa première sélection en All Star. Cet ailier-fort bénéficie cette année d’un « livreur de caviars » exceptionnel. Ses statistiques s’en ressentent. Inattendu certes, mais pas incohérent au regard d’une progression linéaire et régulière de l’ancien joueur de Xavier dans l’Ohio. Bien évidemment, West ne pouvait rêver d’un temps de jeu important dans cette équipe de l’Ouest. Plus petit temps de jeu avec Yao Ming et Kobe Bryant (blessés et préservés), l’ailier des Hornets termine la rencontre avec 6 points et 4 rebonds. La fierté d’avoir participé à l’événement et côtoyer le gotha du basket nord américain sont déjà pour ce joueur méconnu de belles récompenses.

Roy, l’artisan du renouveau des Blazers de Portland

Byron Scott, l’entraîneur de l’Ouest, a également créé la surprise en jouant le « money time » avec deux de ses trois débutants à l’arrière. Paul étant accompagné du troisième comparse, l’ailier des Blazers de Portland, Brandon Roy. A un degré moins que le bizut de la Nouvelle Orléans, la New Orleans Arena a pu apprécier le talent de l’artisan du renouveau de sa franchise cette saison. Déjà sélectionné pour le match des Sophomores (17 points, 7 passes), Brandon Roy a terminé avec le plus gros temps de jeu de son équipe. Son bon pourcentage au tir (8/10) lui permet de finir avec des statistiques honorables : 18 points, 9 rebonds, 5 passes. Efficace et présent physiquement, le joueur formé à Washington a prouvé qu’il faisait partie de l’avenir de la NBA. Le bilan de son week-end est positivement mitigé : une victoire avec les Sophomores, une défaite avec l’Ouest dans le « Grand match » mais surtout une belle impression laissée aux spectateurs et observateurs.Roydunk.jpg
Au cours d’un All Star game 2008 où les nouvelles têtes n’étaient pas légions, Brandon Roy et Chris Paul ont démontré, sans complexe, qu’ils avaient leur place parmi les grands de la Ligue. Ils représentent l’avenir de la NBA mais aussi déjà le présent. Ils ont du cran, ces bizuts.

« King James » sur les traces de son « altesse Jordan »

Kobe Bryant, Vince Carter, nombreux sont les joueurs de basket à qui on prête, souvent trop vite, la lourde et pesante comparaison au Légendaire Michael Jordan. Symbole de la NBA des années 2000, Lebron James, meilleur joueur du All Star Game 2008, est sans doute le plus à même de marcher sur les traces de son ainé. Récit d’une troublante similitude.

Pour son deuxième sacre après celui de 2006, Lebron James a prouvé une fois de plus ce week-end qu’à l’image de Jordan, il sait répondre présent dans les moments « show ». Avec 27 points, 9 passes décisives et 8 rebonds, il a frôlé le triple double (3 trois secteurs statistiques à au mois dix unités). Le dernier triple double en date dans un tel match est détenu par un certain MJ lors de l’édition 1997 à Cleveland… David Stern, le patron de la NBA, ne s’y trompe pas en lui signifiant à l’issue de la rencontre « A chaque fois que vous êtes élus MVP du All Star Game, l’Est l’emporte ». L’intéressé réplique aussitôt « on ne voulait pas prendre une raclée comme l’année dernière ». Un compétiteur-né.JAMES_3.jpg

Une ascension fulgurante

Celui que l’on surnomme « the chosen one » (l’élu), débarque en NBA lors de la saison 2003/2004 au sein de l’effectif des Cavaliers de Cleveland. Très vite, le rookie (débutant) confirme les espoirs fondés en lui. Il devient le plus jeune joueur de l’histoire de la ligue à marquer 2 000 points à 20 ans et 183 jours, effaçant par la même occasion Kobe Bryant des tablettes. Il est logiquement élu meilleur débutant de l’année 2004. Titre que Jordan a également glané lors de son entrée dans la ligue en 1984… année de naissance de James.
La saison suivante, il devient le plus jeune joueur à réaliser un triple-double en janvier, et en mars il devient le plus jeune joueur à marquer plus de 50 points. Néanmoins, sur le plan collectif, les choses ne sont pas aussi simples. Un peu trop « seul », Lebron doit porter chaque soir à bout de bras l’équipe qui échoue aux portes des Playoffs pour la seconde année consécutive. Fait similaire à l’époque d’ « his Airness », Michael Jordan, « mal » entouré à ses débuts, avait du attendre 1991 pour remporter son premier championnat.
Qu’importe, Lebron James a soif de victoires et finit la saison régulière suivante avec 31,4 points, 7,0 rebonds et 6,6 passes de moyenne. Les Cavs sont en playoffs et en avril 2006, pour le premier match de sa carrière en phases finales, il réussit un triple-double (32 points, 11 rebonds et 11 passes).

La victoire dans les gênes

La marque des grands joueurs se vérifie quant à leur capacité à garder leur sang froid dans les moments cruciaux. Jordan était de ceux-là, James le démontre de plus en plus. Ainsi, cette saison, il est le joueur NBA qui met le plus de points dans le quatrième quart-temps. Tout comme son « Altesse », « King James » aime à prendre le match à son compte et donner la victoire aux siens dans les ultimes secondes.
En 2007,il qualifie Cleveland pour ses premières finales NBA. Lors du match 5 du troisième tour contre Détroit, le maestro entre en action et signe 29 des 30 derniers points de son équipe pour une victoire inespérée. En finale, James and co, moins expérimentés que leurs adversaires à ce niveau de la compétition, se font « balayer » 4 victoires à zéro. En face le MVP des finales, un certain Tony Parker , mène son équipe d’une main de maître. JORDAN.jpg

Qu’on se le dise, le numéro 23 de Cleveland (tiens, ne serait-ce pas le même numéro que Jordan ?) est encore jeune et n’a pas fini d’affoler les compteurs. A 23 ans, son règne ne fait que commencer…

Nouvelle Orléans, geste symbolique ou machine à fric?

Chaque année, le All Star Weekend attire les foules. Cet événement, en plus d’être sportif, est surtout une vaste opération commerciale. David Stern, le big boss de la NBA l’a bien compris et ne fait pas les choses au hasard. Tout est mis en scène pour attirer le feu des projecteurs sur la ligue de basket nord américaine. Deux ans et demi après le passage de l’ouragan Katrina, cette édition 2008, organisée dans la capitale de la Louisiane avait donc pour théâtre la terrible tragédie.

Une victoire à l’orgueil

Le vainqueur du 57ème All Star Game, organisé à la Nouvelle Orléans, est une surprise. Dans la nuit du 17 au 18 février, l’équipe de la conférence Est, coachée par l’entraîneur des Hornets Byron Scott, a pris sa revanche sur celle de l’Ouest . Plus orgueilleux du fait des critiques émises à l’égard de la faiblesse de la conférence, les joueurs de l’Est l’ont emporté 134 à 128 au terme d’un match spectaculaire. Le service des sports de Haut Courant s’est mobilisé pour suivre ce « show » en direct.

Fanfare jazzy, danseuses, stars hollywoodiennes, une salle comble… Tous les ingrédients sont réunis pour un show à l’américaine ! Toute la palette de la spectaculaire ligue nord américaine ! Ce week-end de trois jours consacré à la balle orange se termine en apothéose par le match les stars des deux conférences NBA. La Nouvelle Orléans voit ainsi passer un nouvel ouragan. Celui-ci est placé sous le signe de la fête et du basket : le week-end du All Star Game 2008. Chaque année la même rengaine : émouvant hymne américain, discours, « cheerleaders » et en fil rouge, du jazz, tradition oblige. Pour cette fête offerte à une ville meurtrie, l’Est a offert du spectacle et du collectif. Au vu du match, les hommes de Byron Scott se sont logiquement imposés. LeBron James termine MVP (Most valuable player, meilleur joueur du match) frôlant le triple-double (27 points, 8 rebonds, 9 passes), et Ray Allen meilleur marqueur avec 28 points dont 14 dans le dernier quart temps. A l’Ouest, la marque est partagée (6 joueurs à 13 pts et plus) même si Chris Paul est sorti du lot avec un double double (16 pts, 14 passes décisives).79803063_400_080216.jpg

Sans Kobe, avec LeBron

Un temps incertain pour blessure, Kobe Bryant, la star des Lakers et dernier MVP en date, est bien présent dans le cinq majeur. Mais pour 2 minutes seulement, lui ôtant toutes chances de conserver sa couronne. Malgré son absence, l’Ouest n’en demeure pas moins favorite. Les fastes des traditionnelles soirées qui ponctuent le week-end se font sentir sur les organismes. Du coup les équipes sont cueillies à froid et la maladresse rythme le début du match. Mais l’Est semble plus frais avec un Chris Bosh qui démarre pied au plancher (8 points en 5 minutes). Ponctué de temps mort où le jazz reprend ses droits, le premier quart temps est poussif. Les joueurs se cherchent encore, peu habitués à jouer ensemble. Un record de balles perdus en un quart temps ! Le show tant attendu se fait désirer. Le seul événement notable, la première apparition en All Star de Brandon Roy et des locaux David West et l’idole de la Nouvelle Orléans, Chris Paul. 34-28 pour l’Est

Un deuxième quart-temps qui prend feu

Début de deuxième quart temps, le match s’accélère et devient fou. Un concours de passes décisives entre Nash et Paul lance les hostilités. En face, le spectacle est assuré par les deux colosses, LeBron James et Dwight Howard. La réussite revient, les défenses se relâchent et le tableau d’affichage s’en ressent. Deux minutes de folie. Double alley hoop, Kidd passe à James qui volleye pour un dunk d’Howard, l’intérieur d’Orlando. Stoudamire au smatch, et Paul à la passe, répondent du tac au tac. L’Est vire en tête à la mi-temps 74-65 et les perspectives de LeBron James d’être MVP se profilent (12 pts, 7 passes et 6 rebonds à la mi-temps).

L’Ouest réagit en début de seconde mi-temps. Carmelo Anthony enquille 8 points en 8 minutes. Un jeu plus léché, plus collectif, les passes décisives s’accumulent. Les deux MVP potentiels se dessinent : James et Paul terminent le 3ème quart temps avec respectivement 8 et 9 « caviars ». Paul vole la vedette à Steve Nash, renvoyant son aîné sur le banc. Plus 13 pour l’Est avant le bouquet final.

Suspense jusqu’au buzzer

Malmenés, les joueurs de la conférence ouest, dite la plus forte de la Ligue, tentent de combler leur retard. Ils infligent un 12-2 qui remet les deux équipes dans le même sillage et laisse présager une fin de match Hitchcockienne. Stress et suspense garantis. David Stern, le grand manitou de la NBA, est ravi. Mission accomplie : le show a été assuré. 79796770_627_080216.jpgDevant les télévisions du monde entier et l’œil avisé de George Eddy (Le « Monsieur NBA » de Canal +), les deux équipes se livrent à un chassé -croisé haletant. L’Ouest passe en tête pour la première fois du match à 6 minutes de la fin. L’égalisation des joueurs de Doc Rivers n’amoindrit pas la motivation des joueurs de l’Est. L’orgueil d’une conférence décriée leur donne les forces suffisantes pour rester dans le match. « On ne voulait pas prendre une raclée comme l’année dernière » dira James à l’issue de la rencontre.
122 partout, à deux minutes de la fin, malgré un exceptionnel Chris Paul, débutant à ce niveau, le joueur des Cavs, bien accompagné par Ray Allen, fait l’ultime différence. Pour le titre de MVP, « King James » envoie un message limpide au jeune meneur des Hornets de la Nouvelle Orléans d’un dunk rageur à 50 secondes du terme.

L’Est l’emporte finalement pour la cinquième fois en 9 confrontations depuis 2000 et Lebron James est couronné MVP pour la seconde fois après 2006.
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Pourquoi Tony Parker ne cotoiera pas les étoiles

Le sportif français le mieux payé ne participera pas à son troisième All Star game consécutif. Blessé, Tony Parker ne sera pas du 57e All Star Game qui débute ce week-end à la Nouvelle Orléans. Le meilleur frenchy de la NBA avait pourtant débuté la saison comme il avait terminé la dernière, tambours battants. Malheureusement, une blessure récurrente à la cheville l’a coupé dans son élan. Explications.

Tony Parker, le meneur de jeu des San Antonio Spurs a du se rendre à l’évidence, il ne participera pas au « match des étoiles » cette année. Cet événement planétaire, retransmis en direct par toutes les télévisions du monde, réunit chaque année les meilleurs joueurs de la ligue nord-américaine. Les joueurs sélectionnés dans les deux conférences (Est et Ouest), s’affrontent à l’occasion d’un match de gala généralement très spectaculaire.

Une blessure qui tombe mal

C'est en costume que Tony assistera au All Star GameTP a annoncé dès la fin du mois de janvier sur son site internet qu’il ne se faisait pas trop d’illusions. « Avec tout ce qui se passe, j’ai tiré une croix dessus. Je pense que je n’irai pas ». Une blessure le mine depuis décembre. « J’ai une douleur à la cheville et au talon depuis un mois. Je m’étais blessé début décembre, ce qui m’avait obligé à louper quatre matches. A mon avis, je suis revenu trop tôt. Il aurait fallu que je m’arrête un peu plus longtemps. J’ai joué blessé pendant un mois et aujourd’hui, ça commence vraiment à me faire mal. Greg Popovich (le coach des Spurs, N.D.L.R.) a donc décidé de me mettre sur le côté. Il ne veut pas que je revienne tant que je ne suis pas à 100%. Je n’arrive pas à être moi-même ». L’IRM a révélé une « inflammation chronique » de la cheville gauche qui devrait le tenir éloigné des parquets au moins jusqu’au 19 février prochain et la réception de Charlotte. Une blessure qui ne fait pas les affaires des texans qui ont débuté l’année 2008 par 8 défaites en seize matchs. Indigne de son statut de champion NBA. Greg Popovich, explique la situation du français : « On avait dit (à Tony Parker) que sa condition physique allait s’améliorer mais elle a empiré. Je ne sais pas combien de temps cela va durer mais il va devoir se reposer. Cela ne lui convient pas mais c’est ainsi ! » Pour pallier l’absence du français, le club s’est attaché les services du meneur vétéran Damon Stoudemire (34 ans) et a relancé Jacques Vaughn, généralement habitué à cirer le banc.

2 places, 5 possibilités

nash0508.jpgLa blessure de Parker aura au moins eu le mérite de réduire quelque peu le casse-tête chinois des entraîneurs pour choisir les meneurs de la conférence Ouest. En effet, il faut être honnête, TP, même en pleine possession de ses moyens, n’aurait peut-être pas été choisi par les coach, étant donné le grand nombre de meneurs de jeu talentueux à l’Ouest. Tout d’abord, l’un des joueurs les plus « flashy » de la NBA, Steve Nash. Agé de 34 ans le canadien a conservé toute sa fougue et tourne à 19 points par match assortis de plus de 11 passes décisives (1er passeur de la ligue). On voyait mal comment le « magicien » pouvait manquer à l’appel de ce show dont seuls les américains ont le secret.
Ensuite, la nouvelle garde, Chris Paul et Deron Williams , n’a rien à envier à ses ainés. Le premier affiche des stats impressionnantes à seulement 22 ans (20 pts et plus de 10 « caviars » par match). Jouant dans l’équipe de la Nouvelle Orléans, il sera le local de l’étape durant le week-end des « stars ». Ceci a sans doute pesé dans la balance, au détriment de Williams qui restera à la maison. Ce dernier avait pourtant emmené l’équipe d’Utah jusqu’aux finales de conférence l’an dernier, du haut de ses 23 ans. Enfin, Baron Davis passe également à la trappe, malgré son bon début de saison avec Golden State (23 pts, 9 passes). Jamais la concurrence n’aura été si sévère sur un même poste.

Le meilleur joueur des finales 2007 manquera à l’appel

Tony Parker sera donc l’absent de marque coté français. Il faut rappeler qu’il est devenu lors des finales 2007, le premier nontp_champion.jpg-américain à décrocher le prestigieux trophée du meilleur joueur des finales. Il a également participé aux All Star Game 2006 et 2007 (seul français jusqu’à ce jour) et au Rookie Game (match opposant les meilleurs débutants) de 2001. Il pourra ainsi reposer sa blessure afin de revenir au meilleur de sa forme. Nul doute qu’avec son mental de gagnant, il sera doublement motivé pour retrouver sa place parmi les étoiles du basket mondial.

Chris Paul – Deron Williams: la rivalité

Le classement des meilleurs passeurs de la NBA ne trompe pas. Les deux mythiques meneurs que sont les trentenaires Steve Nash et Jason Kidd côtoient leurs successeurs annoncés : Chris Paul et Deron Williams. Non content d’afficher des stats impressionnantes, les jeunes meneurs ont prouvé leur capacité à gérer et influencer les résultats de leurs équipes. Deron Williams s’est révélé au grand public en conduisant les Jazz de Utah en finale de conférence en 2007 tandis que Chris Paul et les Hornets caracolent aux premières places de la très relevée conférence ouest. La lutte pour le trône estampillé meilleur meneur NBA est lancée.

Steve Nash et Jason Kidd, les deux trentenaires n’ont qu’à bien se tenir. La relève arrive. Et elle arrive à grand pas. Non, ce n’est pas Tony Parker, double all star et MVP des dernières finales, mais deux jeunes meneurs aux trajectoires parallèles. La première manche est remportée par Deron Williams, l’aîné de Chris Paul d’une année. Drafté en 3ème position par Utah en 2005, une draft annoncée comme faible, il devance son jeune cadet d’une place. En terres mormones, où il a la lourde de tâche de remplacer dans les mémoires, à terme, le légendaire John Stockton, Williams effectue une première saison décevante. Trop lourd, temps de jeu limité, sa saison rookie est un échec pour un 3ème choix de draft. Mais il conserve la confiance absolue du coach Jerry Sloan.

De son côté, Paul entre de manière tonitruante dans le grand bain de la NBA. Comme un poisson dans l’eau dans le gotha du basket nord-américain, le petit meneur (1m83) prend rapidement les rênes de son équipe. 300x320_Paul_6Nov2006.jpgTrop jeune, il n’emmène pas les Hornets en play-offs mais ses statistiques individuelles sont affolantes. Elu meilleur rookie tous les mois de sa première saison, il termine inévitablement Rookie de l’année affichant 16 points, 5 rebonds et 8 caviars par match.

« D-Will » éclabousse les play-offs 2007 de son talent

Distancé par Paul dans les esprits, « D-Will » perd ses kilos superflus et entame sa saison sophomore (2ème année) comme titulaire au poste de meneur des Jazz. Avec Carlos Boozer, ils forment un duo qui redonne espoir à la franchise de l’Utah, privée de moments de gloire depuis les retraites de Malone et Stockton. Auteur d’une saison accomplie qui le voit terminer deuxième meilleur passeur (9,3 passes de moyenne par match) derrière l’inévitable canadien des Suns, Steve Nash, Deron Williams porte sa franchise jusqu’en finale de Conférence contre les San Antonio Spurs, futurs champions. Il y fait des misères à Tony Parker, qui salue ses performances, en tournant, à seulement 22 ans, à près de 26 points et 8 passes de moyenne sur la série.nba_g_parker_395.jpg

Les destins s’inversent. La deuxième saison du numéro 3 des Hornets est parsemée d’embûches. Entre l’ouragan Katerina (qui oblige la franchise à déménager à Oklahoma City) et une blessure au pouce, la franchise n’atteint pas les play-offs et malgré des statistiques toujours encourageantes –dont son premier triple-double (avec 24pts 12rbds 12 passes contre Toronto)- Chris Paul perd du terrain.

Après deux saisons, ils se positionnent déjà parmi les meilleurs meneurs de la ligue malgré une concurrence rude. Nash continue de mener les débats et conserve la casquette de meilleur meneur. Kidd ne cesse d’ajouter de nouveaux triple-double à sa collection. Tony Parker et Baron Davis gèrent leur équipe en patron faisant l’étalage de leurs talents de scoreur.

Aspirants au All Star Game 2008

A quelques jours du All Star week-end, les deux joueurs aspirent à être sélectionnés par les entraîneurs, à défaut de l’avoir été par les fans (qui élisent les 5 majeurs). CP3 part avec une légère avance sur D-Will. Les Hornets luttent pour la première place de la conférence Ouest avec les Suns de Phoenix de Steve Nash. D’ailleurs, Paul est le dauphin de Nash au classement des passeurs avec 10,7 passes par match contre 11,9 pour le Canadien. L’ancien meneur de Wake Forest a également battu ses records fin 2007 avec 43 points marqués contre Memphis et 21 caviars distribués contre les Lakers de Los Angeles.
Deron Williams n’est pas en reste non plus. Quatrième de la conférence Ouest avec Utah, il occupe la même position au classement des passeurs, seulement devancé, outre Nash et Paul, par Jason Kidd. Shooter imperturbable, il a suivi les pas de son adversaire en marquant la bagatelle de 41 points contre Dallas en décembre 2007.

Bientôt âgés de 23 et 24 ans, Chris Paul et Deron Williams représentent l’avenir de la « mène » en NBA. La concurrence entre le petit meneur de la Nouvelle Orléans, ultra rapide et très bon défenseur, et le plus physique « guard » des Jazz, à la technique de shoot parfaite, s’annonce palpitante. Si l’on admet que la maturité d’un meneur arrive vers 28 ans et quand on connait le potentiel de ces deux gamins, les compteurs des statistiques peuvent d’ores et déjà commencer à s’affoler.

Boston Celtics, des stars et des victoires

celtics.gifActuellement meilleure équipe de la NBA, les Celtics de Boston seront-ils champions au mois de juin ? Avec la venue cette saison de Ray Allen et surtout celle de Kévin Garnett, on ne peut être qu’optimiste. En ajoutant Paul Pierce, le franshise player de Boston depuis de nombreuses années, c’est sans doute le trio le plus détonnant de toute la ligue nord-américaine. Malgré tout, il faut émettre quelques réserves car l’histoire récente de la NBA a démontré que l’addition de stars dans une équipe n’a jamais conduit au titre suprême.

Plusieurs équipes, ces dernières saisons, ont tenté de construire des « dream team » sans obtenir des résultats probants. La recette est toujours la même. Prendre des stars déjà confirmées individuellement, qui n’ont jamais été sacrées champions, et si possible proche de la retraite. Des joueurs motivés qui aimeraient bien se retirer auréolés d’un titre de champion. Sur le papier, ça fait rêver. La réalité du terrain est autrement plus compliquée.

Houston 1996-2000 : la tournée d’adieux

Trois stars en pré-retraite
L’équipe est double championne NBA en 1994 et 1995. La saison suivante est en dessous des attentes alors les dirigeants décident de recruter le meilleur joueur de la saison 1993, Charles Barkley. Hakeem Olajuwon, star de l’équipe, s’occupe de faire venir son vieux pote des années facs, Clyde Drexler, finaliste NBA en 1991. Voici réunis au sein d’une même équipe 3 des 50 meilleurs joueurs de la NBA de tous les temps. Du jamais vu ! Le problème, c’est que le premier à 33 ans et un dos en compote, le deuxième, 33 printemps lui aussi, a des problèmes récurrents aux genoux et le troisième, du haut de ses 34 ans, est plus proche de la sortie que du début. Résultat, durant leur première saison en 96/97, ils parviennent à se hisser jusqu’aux finales de la conférence ouest (demi-finales NBA) mais sont battus 4 victoires à deux par Utah. La saison suivante, les Rockets sont éliminés dès le premier tour des playoffs 3-1 par les Lakers. Drexler prend « enfin » sa retraite. Pour le remplacer, « le fidèle lieutenant de Jordan », Scottie Pipen (33 ans) et 6 titres, pose ses valises dans la franchise texane. Son expérience n’y changera rien. Houston sort comme l’an passé au premier tour, battu 3-1 par les lakers. La saison suivante, place aux jeunes. Le rookie (débutant) Steve Francis prend les commandes de l’équipe en l’absence d’Olajuwon blessé 37 matches sur 81 et Barkley (20 matches disputés). L’équipe n’atteindra même pas les playoffs. Fin de l’époque des stars.

Paul Allen et Bill Gates, cofondateurs de Microsoft

Portland 1999/2002 : les fauves sont lâchés

L’équipe a été rachetée durant la décennie 90 par Paul Allen. Ce richissime milliardaire qui a fait fortune dans l’informatique, n’est autre que le cofondateur de Microsoft avec Bill Gates en 1975. Considéré comme la 19ème fortune de la planète, il est féru de sport. En achetant l’équipe des Blazers, son objectif est clair. Remporter le titre le plus rapidement possible. Pour cela il choisi le talentueux mais néanmoins tumultueux rookie Racheed Wallace, qui deviendra rapidement le champion des fautes techniques et des expulsions. Il recrute également le géant Lithuanien Arvidas Sabonis (2m20) très connus des parquets européens. En 99/00, une petite armada se constitue. Detelf Schrempf, 37 ans, finaliste en 96, Steve Smith et un certain… Pipen viennent grossir les rangs. La mayonnaise ne prend pas et l’équipe ne gagne des matchs qu’avec des exploits individuels. En playoff, cela ne pardonne pas et l’équipe est battues 4-1 par les Lakers en finale de conférence. La saison 00/01 verra l’arrivée de deux vétérans supplémentaires. Dale Davis et surtout Shawn Kemp et ses problèmes avec la justice et la drogue. L’équipe ressemble à une foire d’empoigne et ses joueurs se font surtout remarquer en dehors du terrain. Ce qui vaut aux Portland Trailblazers d’être tristement rebatisés les « Jailblazers ». L’équipe sera balayée au premier tour des playoffs 3-0 par les même Lakers qui s’envolent vers leur second titre d’affilé. Rebelote la saison suivante.

Los Angeles 2002/2005: des égos surdimensionnés

Fort de 3 titres remportés consécutivement en 2000, 2001 et 2002, tout le monde voie la dynastie Lakers s’installer durablement. C’est sans compter sur la discorde entre les deux stars de l’équipe, Shaquille O’Neal et Kobe Bryant.Kobe et Shaq, entre sourirs et rivalités A seulement 24 ans, ce dernier possède déjà trois bagues de champion et ne compte pas s’arrêter là. Ce qu’il voudrait, c’est prendre les rennes de l’équipe, seul. Dès la saison 02/03, il se met à « croquer » le ballon, ce qui n’est pas sans déplaire à O’Neal. Les deux stars s’amuse à celui qui mettra le plus de points, au détriment du collectif pourtant bien huilé des Lakers les saisons précédentes. Ils seront battu 4-2 au second tour des playoffs par San Antonio avec dans leurs rangs un certain Tony Parker. La saison suivante, après cette défaite amère, les dirigeants font le « coup » de l’été sur le marché des transferts. Ils signent pour le salaire minimum deux anciens « all-star », Karl Malone (40 ans !) et Gary Payton (35 ans). Là encore l’addition de stars va se révéler infructueuse. Malone sera blessé une bonne partie de la saison et Payton, au caractère bien trempé, ne s’entend pas avec l’arrogance de Kobe qui continue de vouloir faire cavalier seul. L’équipe ira pourtant en finale mais les égos prendront le pas sur le jeu. Ils seront battu 4-1 par une équipe de Détroit justement ultra collective. Fin de la suprématie des Lakers. L’année suivante, Malone prend sa retraite, Payton est transféré à Boston et « Shaq » part à Miami. Kobe obtient ce qu’il voulait. Il est seul aux commandes de l’équipe mais l’équipe n’atteindra pas les playoffs cette année là.

Boston 2007/2008: une « dream team » championne NBA ?

L’addition de stars dans une équipe, aussi talentueuses soient-elles est donc un pari très risqué. Pourtant, cette saison, les Boston Celtics avec leur « Big Three » proposent une modèle de collectif. Qu’ont-ils de si différent ? Tout d’abord, même si les trois stars sont trentenaires, Pierce (30 ans), Garnett (31) et Allen (32), elles semblent être en pleine possession de leurs moyens. De plus, l’effectif autour d’eux est complet. Ensuite, nous avons à faire à des joueurs qui acceptent le collectif d’une équipe et qui ne rechignent pas à partager les points en attaque. Ceci nous donne trois joueurs à 20 points par match dans la même équipe ! Enfin, les trois compères affichent sur le terrain rigueur et complicité. Sauf blessure grave, on voit mal comment cette équipe qui survole la conférence Est, n’irait pas en finale cette saison. Le plus gros danger sera pour eux d’affronter en finale l’une des grosses écuries de la conférence Ouest : Dallas, Phoenix ou San Antonio. Verdict en juin.
En route vers le titre?

Duncan sera toujours Duncan

San Antonio : Parker (14), Finley (17), Duncan (25), Bowen (6), Oberto, puis Ginobili (19), Barry (5), Vaughn, Elson (4), Bonner, Washington.
Houston : Alston (9), Wells (4), Hayes (4), Battier (16), Yao (14), puis Scola (20), Head (7), James (10).

Le champion en titre reste ce qui se fait de mieux en NBA. Les Texans en ont fait encore la preuve face il est vrai à des Rockets privés de Tracy McGrady. Et quand on sait que Houston ne gagne que 20% de ses matches quand T-Mac est absent, on peut croire que la logique a été respectée. Mais la rencontre a été plus qu’accrochée, avec le champion du monde argentin Luis Scola, auteur de son meilleur match NBA de sa jeune carrière (20 points à 10/11).
Le début de rencontre était serré (19-19, 10e), chaque équipe faisant preuve d’une bonne adresse. Les égalités se succédaient, mais c’était les Rockets qui faisaient meilleure impression, derrière le jeu de passe du géant chinois Yao Ming (31-38, 19e). Tony Parker était plus que discret, au contraire de ses coéquipiers Tim Duncan (20 points après deux quarts temps, 25 au final, meilleure performance pour lui de la saison ) et Michael Finley. Ce dernier permettait même à San Antonio de repasser devant à la mi-temps (49-46, 24e).
Au retour des vestiaires, on s’inquiétait de voir le coach Adelman ne pas mettre suffisamment sur le parquet Scola, assurément le meilleur Rocket de la partie. Ginobili en profitait pour donner 9 points d’avance aux siens (69-60, 38e). Le dernier quart temps voyait toujours San Antonio mener la danse, avec Houston sur ses basques. Scola égalisait même à trois minutes de la fin (80-80, 45e), mais un dernier contre décisif de l’incontournable Duncan sur Yao à dix secondes de la sirène donnait la victoire, une de plus, à San Antonio.

Un de chute pour Boston

Orlando : Nelson (18), Bogans (10), Lewis (22), Turkoglu (16), Howard (24) puis Ariza (3), Arroyo (5), Dooling (4), Augustine (2), Foyle.
Boston : Rondo (18), R. Allen (19), Garnett (14), Pierce (28), Perkins (5) puis House (5), Posey (3), T. Allen (8), Pollard (2), Scalabrine, Davis.

Le Magic est donc la première équipe à faire chuter les terribles Celtics cette saison. Pouvait-il en être autrement ? Auteur d’un début de championnat canon (9 victoires pour seulement 2 défaites), les coéquipiers du dantesque Dwight Howard font figure de favori de la Conférence Est, au même titre que Boston. Les Celtics avaient déjà eu de la peine à venir à bout deux jours plus tôt des Heat de Miami (victoire sur le fil 92-91). Ils entamaient par la plus mauvaise des manières la rencontre face à des Magic en pleine réussite. La partie tournait à la démonstration après deux quart temps (54-39, 22e). C’était donc la première fois que Boston était mené à la mi-temps cette saison (58-41). Mais avec un Big-Three a seulement 20 points quand Howard à lui seul en était déjà à 17, on pensait que la logique était respectée.
La réaction d’orgueil des Celtics vint au moment où Orlando prenait 20 points d’avance (65-45, 26e). Rondo sonnait la révolte, bientôt suivi par Pierce à 3 points (83-76, 36e). Le dernier quart était magnifique d’intensité. La défense de Boston coupait les lignes de passes et permettait quelques contres attaques. Posey, inexistant jusque là, donnait le premier avantage du math à Boston (87-88, 43e). On pensait alors qu’Orlando allait subir la dure loi des Celtics. C’était mal connaître Turkoglu qui redonnait de l’air aux siens après deux tirs longues distances (98-92, 45e). Boston avait tout de même la balle d’égalisation au bout des doigts de Pierce, mais ce qui avait si bien marché face au Heat échouait face au Magic (104-102, 48e).

Dans la raquette

Malgré sa défaite, Boston reste seul en tête de ma Conférence Est, suivi de près par Orlando, vainqueur par la suite d’un autre gros morceau : les Hornets de la Nouvelle-Orléans (95-88, avec 24 points d’Howard). De son côté, Charlotte Bobcats, l’équipe surprise de ce début de saison avec son duo d’arrière Gérald Wallace / Jason Richardson, reste au contact des meilleurs après sa victoire 101-92 face à Portland. En bas de tableau, Chicago n’a plus rien de son lustre d’antan. Avec un timide Joachim Noah (0 points et 3 rebonds en 6 minutes) les Bulls se sont lourdement incliné face aux Lakers de Los Angeles privés de Ronny Turiaf toujours blessé (106-78).
Dans la Conférence Ouest, la situation est des plus dense. San Antonio et Phoenix présentent le même bilan (8 victoires, 2 défaites), soit une victoire de plus que Dallas. Utah n’a pas fait de détail face aux Nets du New Jersey (102-75), avec un Deron Williams en grande forme (20 points, 6 rebonds) permettant aux Jazz de rester placés. Ce n’est pas le cas de Seattle, battue pour la dixième fois (déjà) de la saison par les Grizzlies (125-108) qui ne font peur à personne, sauf aux Sonics.

Quelques résultats :

Toronto – Golden State : 100-106; Sacramento – Detroit : 105-95; Orlando – Boston : 104-102; LA Lakers – Chicago : 106-78; Charlotte – Portland : 101-92; Nouvelle-Orléans – Orlando : 88-95; Memphis – Seattle : 125-108; Utah – New Jersey : 102-75.