Ils n’ont plus assez d’argent pour nourrir leurs animaux

Le refuge de la SPA de Berriac reçoit toujours trop d’animaux et de plus en plus de maîtres avouent de pas pouvoir assurer financièrement.

La société carcassonnaise de protection animale, route de Berriac, regrette, avec un train d’ironie, de ne pas être « en retard au niveau des effectifs ». Sa présidente, Claudette Armisen, constate pourtant une légère baisse du nombre d’abandons de chiens. Les derniers chiffres dont elle dispose en indiquent 136 en 2006 contre 125 l’an dernier. Mais cette année, on en compte déjà 60 fin avril, soit quatre de plus qu’au 30 avril 2 007. Malgré tout, les animaux trouvés ou ramenés sont pratiquement quatre fois plus nombreux.

Heureusement pour le meilleur ami de l’homme, les adoptions restent élevées. En comptant les chiens adoptés, ceux retrouvés et les repris, certains ont des remords, on atteint l’équilibre. Actuellement, le refuge de Carcassonne compte précisément 117 chiens et 51 chats.

Lorsqu’il s’agit de laisser un animal, le propriétaire doit remplir un contrat d’abandon avec des renseignements sur le comportement et l’état de santé. Il doit aussi s’expliquer. « Souvent, on nous dit qu’il n’est plus possible de garder l’animal en raison d’un déménagement ou d’une séparation dans le couple. » Les jeunes qui se quittent sont d’ailleurs les plus nombreux.

La présidente note également une nouvelle excuse. Elle précise que de plus en plus souvent, des personnes apportent leur chien car elles perdent leur emploi. Dès lors, l’animal doit aussi se serrer la ceinture… ou venir à la SPA. À vrai dire, ce phénomène n’existe que « depuis deux ou trois ans ». Il n’est pourtant peut-être pas si nouveau que ça car auparavant, les maîtres n’osaient pas avouer qu’ils ne pouvaient plus assurer financièrement. La part de ces abandons économiques est estimée à près de quinze pour-cent. Au regard des chiffres donnés par Claudette Armisen, on arrive environ à un cas toutes les trois semaines.

La SPA remarque également des abandons qu’elle qualifie de « déguisés ». « Les gens arrivent au refuge avec un chien, ils le laissent en prétendant l’avoir trouvé. Quand l’animal reste calme dans la voiture au milieu des enfants ou qu’il ne veut pas quitter celui qui l’a trouvé, on a des doutes. » Sans compter le « manque de courage » de certains qui laissent le chien au portail même quand le refuge est ouvert. La SPA raconte également qu’une fois, un propriétaire de deux femelles voulait en échanger une contre un mâle pour les reproduire…

Comme quoi, malheureusement, tout est vraiment possible au refuge de Berriac.

Des achats groupés, oui mais entre amis sur le net

Avec ces histoires de pouvoir d’achat, nombreux sont ceux qui cherchent à faire des économies. Beaucoup ont compris l’intérêt des achats groupés : plus il y a d’acheteurs pour un même produit, plus le prix de celui-ci baisse.

Très en vogue au début d’internet, les sites destinés aux achats groupés entre inconnus se sont écroulés. Le site Clust par exemple ne fait plus que de la vente simple. Mais on commence à en reparler. Les internautes préfèrent aller sur des sites d’achat en ligne normaux. Amelle, 23 ans, fait des achats groupés environ une fois tous les deux mois. «Après concertation avec mes amis, je vais sur vente-privee.com, par exemple, et je commande le même article en plusieurs exemplaires afin de réduire les frais de port» explique-t-elle. Et ils sont nombreux à faire de même. «Je n’aurais pas confiance sur un site où je ne connais pas les autres acheteurs» ajoute-t-elle.

Si les achats groupés sont courant sur le net, ce n’est pas le cas en France dans la vie réelle. Malgré une grande opération en avril dans un centre commercial parisien, cela se pratique peu. A la Fnac de Montpellier, il est très rare que des gens viennent en groupe pour demander une réduction ; et même dans ce cas se sont des amis et non des inconnus s’étant donné rendez-vous sur le net. Mais à la Fnac, on refuse les réductions pour ces groupes. Par contre, on accepte si c’est une seule personne qui prend le produit en plusieurs exemplaires.
Quelqu’un voudrait acheter une télé ?