Cantonales 2011 dans l’Hérault

Le soldat Ochando à l’assaut du 9ème canton

vendredi 18/03/2011 - mis à jour le 16/10/2013 à 12h28

Emmanuel Ochando, 25 ans, membre des Jeunes Populaires se soumet pour la première fois aux votes des électeurs. Dimanche 20 mars, il se présentera comme suppléant de la candidate UMP Josiane Foucault, de 40 ans son aînée, dans le canton Montpellier 9 (quartier Mosson, La Paillade, Celleneuve…). Portrait de ce nouveau visage politique à droite.

À quelques jours de l’élection Emmanuel Ochando paraît calme et détendu malgré sa première échéance politique qui se rapproche. Inconnu de la vie publique locale il y a encore quelques mois, ce jeune homme, né au Burkina Faso et adopté par une famille de Montpellier, s’est rapidement retrouvé sur le devant de la scène.
Cinq ans après avoir obtenu son diplôme de sous-officier, il démissionne de la gendarmerie en septembre 2010. Installé en région parisienne, il revient à Montpellier et devient rapidement adhérent aux Jeunes Populaires de l’Hérault. Il assiste alors à des réunions de l’UMP : dans ce cadre il est amené à rencontrer Josiane Foucault. Voyant que leurs idées politiques se rejoignent, la candidate UMP décide d’en faire son suppléant.

Une motivation affirmée au service de l’intérêt général

Emmanuel Ochando est conscient d’être novice en politique : « Je n’ai pas peur de le dire, je ne connais rien dans ce domaine. » Il compense toutefois ce manque par sa soif d’apprendre. La motivation est d’ailleurs le mot qui revient le plus souvent dans ses propos. « Je suis conscient qu’il faut être compétent, avoue le jeune candidat. Je ne peux pas m’amuser avec la politique. C’est du sérieux. »
Pour le devenir, son ambition est d’intégrer Harvard, la prestigieuse université américaine, afin d’y étudier la politique internationale. Il lui paraît en effet intéressant de connaître les solutions adoptées par les autres pays pour mieux les appliquer et les contextualiser en France.
Rien d’étonnant donc que le Général de Gaulle et Nelson Mandela fassent partie de son “panthéon” politique : « De Gaulle pour sa détermination et ses prises de position dans l’intérêt de la France. Tout comme Mandela, qui s’est engagé avec passion pour son peuple et l’Afrique du Sud. »

De là à ce que la politique devienne son activité principale, il s’y refuse : « Je n’aime pas l’idée que la politique soit un métier. Elle suscite trop souvent un attachement au pouvoir. Cela ne doit pas juste être un gagne-pain, ni une lutte d’égaux. »
Son obsession est donc toute trouvée : l’intérêt général, servir le plus grand nombre. « Au Moyen Âge la politique était le fait des Princes qui gouvernaient pour leurs intérêts personnels, explique le candidat Ochando. Aujourd’hui, les politiques ont tendance à recopier ce modèle. »
Pour joindre les actes à la parole, il compte ainsi monter une auto-entreprise et enfiler le costume de garde du corps. Sa silhouette athlétique montre qu’il en a les capacités : adepte des sports extrêmes comme le parachutisme, il a également pratiqué le volley-ball pendant 13 ans à Montpellier.

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Foucault/Ochando, un binôme sur la même longueur d’onde

Ses valeurs rejoignent celles de Josiane Foucault : « Elle avance et agit selon son cœur. Elle n’hésite pas à s’impliquer personnellement pour venir en aide aux autres. Elle s’est lancée dans beaucoup d’œuvres caritatives » témoigne son suppléant. À son image, il a lui même donné de son temps pour diverses associations en région parisienne. Il est également diplômé de théologie et d’action caritative et sociale comme en témoigne sa profession de foi politique.

Cet engagement est donc une suite logique à son implication politique au sein de l’UMP. « Ce parti a des valeurs proches des miennes : motivation, détermination, oser mettre les choses en place. » À la différence du Parti socialiste où, selon lui « les mesures adoptées mettent trop l’accent sur l’assistanat. » Le fait d’être au parti de la majorité présidentielle l’a exposé à certaines critiques, même s’il avoue ne pas être toujours en phase avec la politique de Nicolas Sarkozy. « Ma famille et mes amis ont compris mon choix, confie Emmanuel. Ils me soutiennent mais savent aussi me dire si je dérive ou si je dois me remettre en question. » Preuve en est, sa jeune sœur de 20 ans l’a rejoint au sein des “Jeunes Pop”.

Quand on lui parle de ses espérances pour ces cantonales, il déclare sans hésiter « je veux que Josiane Foucault gagne. » Il se veut toutefois lucide sur ses chances de victoire : « Ça va être difficile de l’emporter face à André Vézinhet, le président socialiste sortant du conseil général. Il est élu depuis 1985 alors que je n’étais pas encore né. Mais je suis chrétien, pour moi il n’y a rien d’impossible ! » Dieu, tout comme la politique, lui a donné la foi.

Résultats du premier tour :

  • Mohamed Bouklit, Front de Gauche (872 voix, 21.82 %)
  • Josiane Foucault (217 voix, 5.43 %)
  • Olivier Roudier, Ligue du Midi (79 voix, 1.98 %)
  • Jean-Pierre Sparfel, Parti des travailleurs (53 voix, 1.33 %)
  • André Vézinhet, Parti socialiste (1 946 voix, 48.69 % )
  • Hélène Zouroudis, Front National (830 voix, 21.70 %)

Taux d’abstention : 67.68 %

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