Ne sachant pas quoi faire de son stock de balles, il le poste à ses ennemis politiques

Satire à vue : le fait marquant de la semaine vu par la presse

samedi 07/03/2009

Cette semaine, Satire à vue se la joue Faits Divers. Peut être parce que la police de la France entière a les yeux braqués sur Montpellier… En effet, un montpelliérain a été arrêté mercredi 4 mars 2009 . Il est suspecté d’avoir terrorisé plusieurs personnalités de droite en leurs envoyant des lettres de menaces de mort contenant des balles d’armes à feu. Pour une fois qu’on parle de notre belle ville : Célébrité, nous voilà !

Montpellier sous les feux de la rampe, ou plutôt sous le feu des balles. Le Point relate que « Un homme âgé de 47 ans, informaticien et militaire de réserve, a été interpellé mercredi 4 mars à son domicile à Montpellier dans l’enquête sur l’envoi, ces dernières semaines, de courriers accompagnés de menaces de mort visant Nicolas Sarkozy, plusieurs ministres et d’autres personnalités ». 20minutes complète, l’arrestation aurait été faite sur « la foi d’une dénonciation de son ex-compagne […] qui aurait alerté la police car il aurait employé pour la menacer des termes proches de ceux utilisés dans les lettres ». Ca, c’est de la preuve…

De Lamalou les Bains à l’Elysée

Mais remontons aux sources de l’affaire. C’est le quotidien Sud-Ouest qui déclencha l’emballement médiatique en révélant mardi 3 février qu’Alain Juppé avait reçu une balle de 9 mm lundi matin dans une enveloppe kraft adressée à la mairie de Bordeaux. Le tout accompagné de menaces de mort bien sur, sinon c’est pas drôle.
Mais Alain Juppé n’est pas l’unique victime du corbeau comme le dévoile Rue89 : « Quelques heures plus tard, parquet, Elysée et ministères concernés révélaient que Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie et Rachida Dati avaient reçu des plis de même teneur, en fin de semaine dernière. Des élus locaux aussi : le sénateur de Lozère Jacques Blanc et le sénateur-maire de Béziers (Hérault), Raymond Couderc -calibre 38 pour lui (à peine plus gros qu’une balle de 9 millimètres) ».
A Satire à vue, on pense détenir un indice : le coupable ne doit pas être de droite.

Mais comme quand on aime, on ne compte pas, l’effroyable serial menaceur s’en est même prit aux médias. Apres Nonce Paolini, PDG de TF1, une « enveloppe est arrivée ce matin (4 mars ndlr) au siège de France Télévision » indique Le Figaro. Autant dire qu’avec une telle brochette de célébrités sarkoziennes, l’affaire ne pouvait pas s’éterniser indéfiniment.
On en oublie même la première victime, Marcel Rocques, modeste maire nouveau centre de Lamalou les Bains. L’édile s’est vu honoré le 31 mai 2007 « d’une missive, accompagnée d’une balle d’arme de poing de calibre 44 Remington Magnum de marque RP » précise le Parisien. Désolé Marcel, mais Lamalou les bains, ça fait pas frétiller la brigade anti-terroriste…

Le monsieur te dit : « vous êtes dans les starting blocks de la mort »

Niveau prose, le contenu des lettres est digne de tout activiste dyslexique qui se respecte. Le parisien nous communique ainsi quelques extraits choisis : « Le mépris total de vous envers le peuple nous impose d’agir », ou bien « Le dispositif de surveillance nous a permis de vous cibler vous et les vôtres dans tous vos déplacements donc vous êtes ciblés et verrouillés. Le temps pour nous est sans importance puisque vous êtes déjà mort, en sursis, seulement », ou encore « Vous UMP Nouveau Centre FN et autres collabos centristes et socialos collabos, vous êtes dans les starting blocks de la mort ». Quel charmant personnage. On est persuadé que Royal, Bayrou, Bockel et Morin apprécieront l’amalgame collabos-centristes et socialos-collabos.

Devant ce haut sommet de littérature, la réaction de Michèle Alliot-Marie a été tres… mesurée. Dans un éclair de lucidité, elle a déclaré au NouvelObs que l’auteur des lettres de menaces est « de toute évidence (...) quelqu’un qui est un petit peu dérangé ».
Rappelons à juste titre par le biais des Echos que « L’envoi de lettres de menace de mort est puni d’une peine d’emprisonnement allant jusqu’à trois ans et 45.000 euros d’amende ». Alors jeunes corbeaux en herbe, même si les politiques vous agacent, n’essayez pas de reproduire ce difficile exercice chez vous, et ce même en présence d’un adulte.

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