Sarko sous le soleil de Mexico

Satire à vue : le fait marquant de la semaine vu par la presse

vendredi 13/03/2009

Un petit gout de bling bling. En pleine récession et crise internationale, Nicolas Sarkozy avait du se serrer la ceinture. Pas de dépenses trop monstrueuses, pas de voyages sur le yacht de riches industrielles ni de repas dans un restaurant huppé parisien, le chef d’Etat avait su se retenir. Enfin, jusqu’au week-end dernier…

« A la veille de sa visite officielle au Mexique, le couple présidentiel a séjourné dans la station balnéaire de Manzanillon sur la côte sud-ouest du pays » indique l’Express. Parti jeudi 5 mars 2009 pour une rencontre officielle prévuew le lundi 9 mars, ça fait du bon petit week-end. Trois jours de détente pour un couple fort occupé, on comprend. Profiter d’une visite diplomatique pour prolonger un séjour privé, on comprend aussi. Ce que l’on ne comprend pas par contre, c’est la source du financement des petites vacances des Sarkozy…

Pour le Canard Enchainé, Carla et Nicolas ont été hébergé au sein de l’hôtel Tamarindo Beach and Golf Resort : le « summum du luxe ». A 2000 dollars la nuit pour la suite présidentielle, 4000 dollars la suite Océan avec majordome particulier, le citoyen français aurait pu grincer des dents. Mais qu’il se rassure, car selon l’hebdomadaire satirique, « l’Elysée a prévenu qu’il s’agissait d’une invitation du président Calderon ». Une invitation personnelle ? De bonnes bases pour entamer les négociations musclées concernant la détention de Florence Cassez…

Mais rebondissement dévoilé par RTL « la présidence mexicaine n’aurait rien payé pour un séjour hors d’une résidence de l’État mexicain ». Pour RTL, c’est sans aucun doute le propriétaire du fabuleux hôtel lui-même, Roberto Hernandez Ramirez, qui aurait financé le séjour. Et comme on est au Mexique, sans narcotrafiquant, la visite aurait manqué de charme. Heureusement, ce n’est pas le cas pour Rue89 qui a passé au peigne fin le passé de ce banquier milliardaire et accessoirement l’une des plus grosses fortunes du pays : « Dans les années 1990, il a été soupçonné au Mexique de faire transiter par ses propriétés de la cocaïne sud-américaine et de participer au blanchiment de l’argent de la drogue ». Quel exotisme, c’est Carla qui a du être contente de cette immersion en pleines mœurs locales…

D’un S qui veut dire Sarko

Mais trêve de farniente, Nicolas n’était pas là pour rigoler (enfin pas trop…). « La visite de Nicolas Sarkozy au président Calderon est officielle, elle tend à raffermir les relations franco-mexicaines et elle était prévue de longue date » précise la Voix du Nord. Mais le passage de notre chef d’Etat « a pris un tour politique avec la lourde condamnation par la justice locale de la Française Florence Cassez » rappelle le Point. Condamnée à 60 ans de réclusion en appel pour enlèvement et séquestration, Florence Cassez réclame son transfert vers les prisons françaises. Comme si les prisons françaises valaient mieux que les mexicaines, la bonne blague !

Arrivé sur place, Zorro-Sarko est arrivé sur Tornado pour faire la loi et ridiculiser le sergent Calderon. Mais las, le succès ne fut pas au rendez-vous comme avec les infirmières bulgares ou les membres de l’Arche de Zoé. Florence Cassez a ainsi été contrainte de renoncer à un pourvoi en cassation, pourvoi qui aurait pu permettre d’établir son innocence, afin d’effectuer son transfert vers la France. Dans un climat de tension au Mexique où les enlèvements constituent un véritable fléau, la démarche française est très mal perçue.
« La mise en place d’une commission bilatérale pour revoir la situation juridique de Florence Cassez est, de quelque côté qu’on le voie, une honte nationale » s’insurge le quotidien de gauche et d’opposition La Jornada. Et d’enfoncer le clou : « Le gouvernement mexicain s’est plié à la logique raciste et discriminatoire imposée par le président de la France, Nicolas Sarkozy ».

Réduit à user de prudence, « le président français et son homologue mexicain Felipe Calderon ont officiellement engagé hier (mardi 10mars ndlr) la procédure de transfèrement, en vertu de la convention de Strasbourg de 1983. Une commission de juristes des deux pays réglera les derniers détails dans les trois semaines » précise le Parisien.

C’est donc ulcérée que la population mexicaine observe son chef d’état s’accommoder des lois pour le bien fondé de la diplomatie. C’est également outrée qu’elle observe le pouvoir politique se mêler

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