Sup de Co reçoit une enveloppe de 100 000 euros de l’Agglo de Montpellier

Le Conseil d’Agglo de ce mercredi 27 novembre a alloué 100 000 euros pour 2014 à l’école de commerce de Montpellier. Cette somme est une aide pour le nouveau campus de la business school de la CCI, au moment même où l’université Montpellier 3 Paul-Valéry lutte pour conserver son centre à Béziers.

Les représentants des communes de l’Agglomération de Montpellier, réunis ce mercredi 27 novembre en conseil, ont voté le budget 2014.

Si peu de points ont suscité discussion, un débat a éclaté concernant les subventions de l’Agglo à l’école Sup de Co. Celle-ci doit établir son nouveau campus en 2017 sur le site d’OZ Montpellier Nature urbaine, près du quartier Boirargues à Lattes, où est déjà prévue la future gare TGV. L’école de commerce, qui dépend de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), percevra une enveloppe de 100 000€ en 2014 pour aide à l’installation. Ce déménagement depuis le site du Mas d’Alco tient à la volonté de la direction de Sup de Co de se développer afin de s’adapter aux standards internationaux.

Michel Lenthéric, élu écologiste à Saint-Jean-de-Védas, a réagi: «Vous ne trouvez pas ce montant excessif alors même que le site de Béziers de l’université Paul Valéry (Montpellier 3) est sur la sellette, faute de finance?»

Sup de Co, une école qui s’autofinance largement

Michel Aslanian (majorité), représentant du Conseil d’Agglo auprès de l’école de commerce, lui a répondu: «Il faut beaucoup d’argent pour embaucher, pour monter un fond bibliothécaire». Le député centriste et la majorité voient en Sup de Co un moyen pour relancer le secteur économique d’une région qui compte plus de 243 000 chômeurs. L’école sera «à vocation internationale», selon les mots de M. Aslanian, qui ne semble ainsi pas craindre l’émigration économique des futurs diplômés…

Les financements de Sup de Co proviennent de fonds publics, par la CCI et les collectivités locales, mais aussi d’entreprises partenaires. Surtout, l’école se finance par le coût des études qui peut y atteindre 10 500 euros par an pour un étudiant. Accessibilité limitée aussi par un concours d’entrée, alors même que la qualité de l’enseignement y est critiquée.
Face à une université sur le déclin accueillant 19000 étudiants et étant un lieu de travail pour plus de 1200 personnes, les débats sur l’apport supplémentaire de l’Agglo en sont pourtant restés là.

La proposition a donc été adoptée à la quasi unanimité: Seuls messieurs Michel Lenthéric, René Revol (maire de Grabels, Parti de Gauche) et Thierry Aufranc (conseiller finance à Grabels) ont voté contre.

Des terrains de rugby aux amphis

Six heures de cours par jour en moyenne ; les entraînements au Rugby Club de Montpellier ; la compétition le week-end : Jacques Boussuge est un jeune homme pressé.

« J’ai envie d’avoir un diplôme » concède le champion du monde 2006 des moins de 21 ans, joueur du MHRC en Top 14. Pas vraiment amateur – il dispose pour le moment un contrat Espoir -, le jeune ailier montpelliérain doit gérer un emploi du temps des plus chargé.

Etudiant en première année à Sup de Co, le rugbyman suit pourtant un cursus scolaire « normal », sans passe-droit. « Mes horaires ne sont pas aménagés mais j’ai la permission de rater des cours si j’ai un entraînement. A moi de m’organiser pour rattraper le retard », explique-t-il, motivé mais conscient de la difficulté de conjuguer ses deux « activités »au quotidien. Car il pense déjà à l’avenir et à son après-carrière. Il ne veut pas perdre de temps. « En dehors des entraînement, j’ai pas mal de temps libre et je préfère le meubler par les études ».

Une motivation sans faille, ou presque pour le jeune 3/4 aile montpelliérain. « Parfois c’est difficile d’enchaîner les deux car le retard en cours s’accumule. Il faut savoir faire la part des choses. »
Heureusement il a le soutient du club : « Le club m’encourage, aussi bien le président que les entraîneurs. Si j’ai un cours important ou un examen, ils acceptent évidemment que je sèche une séance avec le groupe ».

A 23 ans, Jacques Boussuge a bien la tête sur les épaules et semble prêt à surmonter la difficulté de concilier sport de haut niveau et études supérieures. Avec l’espoir que Sup de Co ne sera pas un frein à sa carrière de rugbyman professionnel.