Languedoc Roussillon : dossier Régionales 2010

Une semaine avec Europe Ecologie

samedi 13/03/2010

Pendant une semaine, Haut Courant a suivi Europe Écologie dans la dernière ligne droite de la campagne des régionales : réunions, meetings, débats participatifs, rencontres avec les différents candidats. Haut Courant vous donne ainsi un aperçu du programme d’Europe Écologie ainsi que de ses différentes figures.

« L’écologie, ce n’est ni les petits oiseaux, ni des idées farfelues »

« L’écologie, ce n’est ni les petits oiseaux, ni des idées farfelues »

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D’ordinaire ce sont les figures de Fernandel, Chaplin ou encore Brassens qui couvrent les murs de la salle municipale Prévert de Jacou. Mais, mardi 9 au soir, la salle des fêtes s’est vêtue de vert pour offrir un autre visage : celui de Jean-Louis Roumégas. Entre Louis Armstrong et Ray Charles, la tête de liste Europe Écologie Languedoc Roussillon sourit à la cinquantaine de personnes réunies pour parler programme.

Changer l’urbanisme et les transports régionaux pour une plus grande qualité de vie

Éviter la sur-concentration urbaine et favoriser un système qui génère moins de gaspillages.

Georges Fandos, candidat en 3e position sur la liste héraultaise d’Europe Écologie et ingénieur agronome de profession, ouvre le débat en dénonçant le développement d’une « méga-agglo » où il est difficile de circuler, où l’espace naturel est de plus en plus bétonné, où la qualité de l’air est dégradée. Une dégradation de la qualité de l’air qui aggrave les problèmes de santé, d’asthme, d’allergies... L’ingénieur fait notamment référence à une étude de l’Institut national de Veille Sanitaire sur la ville de Montpellier, et donne pour exemple les pics d’ozone constatés chaque été.

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Évaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine

Zone de Montpellier,
Impact à court et long terme.

Il dénonce également la « spécialisation des zones ». A Montpellier, se développent de plus en plus de « zones séparées » : Odysseum pour les loisirs, la Paillade ou les zones pavillonnaires pour l’habitat, par exemple. « Ce modèle d’urbanisme en quartiers génère des transports automobiles, et notamment des problèmes de circulation ». Ainsi, pour Georges Fandos, il faut sortir de « cette logique de concentration et de bétonisation » et éviter la sur-concentration urbaine.

Patrice Loisel, militant et chercheur, situe le Languedoc Roussillon à mi-chemin des deux extrêmes de modes de développement. D’un côté, la Bretagne qui est une région ayant su conserver un réseau d’une vingtaine de villes moyennes, est un exemple à suivre. Et d’autre part, en Midi-Pyrénées, la ville de Toulouse comptabilise à elle-seule la moitié de la population de la région entière. « Ce modèle est à éviter, or le Languedoc-Roussillon se rapproche dangereusement de ce système », souligne-t-il.

Les écologistes sont conscients que l’attrait pour le Sud est très important et que le flux de population ne s’arrêtera pas. Alors, pour eux, il faut développer une politique qui rende attractives toutes les villes moyennes. Pour Georges Fandos, il faut décentraliser sur le plan universitaire, des établissements publics ou encore des services culturels : « il n’est pas normal que tout l’argent de la Région soit investi dans des opérations de prestige à Montpellier, au détriment du reste ».

Ce modèle d’urbanisation est un système très fragile qui génère beaucoup de gaspillages, notamment énergétiques, en totale contradiction avec les objectifs de Kyoto ou de Copenhague.

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Protocole de Kyoto

Contre le « tout-voiture », il faut investir dans le ferroviaire.

L’urbanisme tel qu’il est pratiqué aujourd’hui par la présidence de Région a des conséquences sur les transports. Particulièrement en privilégiant le « tout-voiture ». L’ingénieur donne un exemple : le doublement de la route départementale 65, au lieu duquel il aurait fallu, de part et d’autre de cette voie, créer un transport en commun. De même, selon lui, doubler les autoroutes ne règle pas les problèmes de circulation et « favorise au contraire le phénomène d’entonnoir ».

La solution première qu’il préconise est de transférer les camions de la route vers le rail. Comme le souligne Lydia Morlot, militante et titulaire d’un doctorat en écologie, dans notre région, la grande majorité des transports sont des portages de transferts. Les camions ne font que passer, sans s’arrêter. Elle cite le cas de l’Autriche où les camions qui ne font que traverser sont interdits sur les routes et sont mis sur des trains. Faisant référence à un article du Monde Diplomatique, elle donne l’exemple de la tomate espagnole. En effet, les tomates produites localement disparaissent des étals des marchés et supermarchés d’Europe de l’Ouest au profit de la péninsule ibérique. Alors, des centaines de millions de camions partent d’Espagne pour fournir toute l’Europe. Ce, parce que les gens veulent des tomates en hiver, or saison.

Il est donc nécessaire, pour Europe Écologie, que la Région investisse massivement dans le ferroviaire, et arrête, entre autres, de subventionner les projets autoroutiers ou les lignes low-coast dans l’aviation. « Les dépenses actuelles de la Région pour les TER sont d’environ 50 euros par an, contre 120 euros dans d’autres régions comme la Haute-Normandie. La grosse part de l’argent de la Région en matière de transports va dans les routes. Or, c’est une des compétences des départements », souligne Patrice Loisel. Et, comme le rappelle Lydia Morlot, la grandes majorité des lignes sont côtières et relient les grandes villes, mais négligent totalement l’arrière-pays de notre région qui n’est pas irrigué.

Face à ces problématiques, deux idées sont lancées : pourquoi ne pas créer des plateformes de covoiturage grâce à Internet, ou développer les « trams-trains », concept utilisé en Allemagne.

Le télétravail, pour moins de dépenses énergétiques.

Autre idée développée par Georges Fandos : favoriser le télétravail. En novembre 2009, le rapport Le développement du télétravail dans la société numérique de demain le définissait comme : « le travail qui s’effectue, dans le cadre d’un contrat de travail, au domicile ou à distance de l’environnement hiérarchique et de l’équipe du travailleur, à l’aide des technologies de l’information et de la communication ». En termes écologiques, le télétravail semblerait pouvoir diminuer certaines dépenses et le temps perdu à cause des transports (carburant, frais de parking, d’assurance, temps perdu...). En outre, il favoriserait aussi une moindre contribution à la dégradation de l’environnement avec une diminution globale des émissions de gaz à effet de serre.

L’agriculture et l’environnement régional face aux changements climatiques

« Le Languedoc-Roussillon a la capacité de devenir la grande région d’agriculture biologique »

Jean-Marc Touzard, chercheur à l’INRA et élu Vert, explique que l’agriculture et l’agro-alimentaire constituent 7 à 8% des emplois en Languedoc-Roussillon : « une activité mineure mais avec un rôle important. Autour de l’aliment, il y a en effet les questions de santé, d’identité et de sécurité. L’agriculture a aussi un rapport à l’espace, à l’environnement, au paysage, aux ressources, à l’eau, etc. » Or, en Languedoc-Roussillon, comme ailleurs, l’agriculture est confrontée aux changements climatiques et aux enjeux de sécurité alimentaire. Le chercheur rappelle que nombreuses sont encore les personnes ayant des difficultés à se nourrir correctement. Ainsi, pour lui, l’enjeu est d’avoir une nourriture de qualité.

Quatre modèles d’agriculture existent dans notre Région. Jean-Marc Touzard les expose. L’agriculture « de masse méditerranéenne » est majoritaire (environ 60%). Or, elle est aujourd’hui en crise car en grande concurrence face aux bas-prix. A côté, se développent des agricultures de qualités, biologiques, qui représentent environ 25-30% de l’agriculture régionale. « Malgré une explosion du bio ces deux dernières années, ces agricultures de qualité sont très fragiles » souligne le chercheur. Ensuite, vient l’agriculture de proximité où la qualité se construit dans la relation directe entre le producteur et le consommateur (5%). La quatrième forme est plus marginale, mais néanmoins « intéressante » : l’agriculture domestique (jardins privés, partagés ou familiaux). « L’enjeu majeur est de développer l’agriculture de proximité, qui d’après les besoins, pourrait représenter 20% de l’agriculture de notre région ».

« Le Languedoc-Roussillon a la capacité de devenir la grande région d’agriculture biologique », affirme Jean-Marc Touzard. Pour cela, il faut combiner les différents outils sur lesquels la Région a un pouvoir d’action : « le développement de la recherche sur le bio, l’aide à l’installation d’agricultures biologiques, la formation au bio, l’organisation de la commercialisation du bio, l’incitation et l’aide à la consommation du bio… »

Une Région qui doit s’intéresser aux bouleversements climatiques.

Christian Dupraz, candidat en 25e position sur la liste héraultaise d’Europe Écologie et chercheur à l’INRA, dénonce un fait : « la Région aide la recherche sur l’élaboration d’OGM mais pas des petites recherches sur des traitements acaricides biologiques. Cet exemple est symptomatique des préoccupations et des politiques actuelles ».

Le chercheur revient sur les bouleversements climatiques et leurs impacts dans notre région, en citant quelques exemples. Le changement climatique peut notamment avoir de grosses conséquences sur le littoral languedocien. Il rappelle la tempête de novembre 1982 qui avait particulièrement touché la ville de Palavas-les-Flots. Christian Dupraz démontre que si la même situation se reproduisait, la ville de Palavas-les-Flots connaîtrait le même sort que la Vendée et que de nombreux étangs et lidos viendraient à disparaître, notamment parce que le niveau de la mer est aujourd’hui 15 cm plus haut qu’en 1982.

Le monde de la viticulture est aussi sensible aux changements climatiques. Dans notre région, les hivers changent peu, contrairement aux printemps : « cette saison a totalement changé depuis 30 ans ici. Il s’avance et les mois d’avril, mai et juin sont anormalement chauds. » Ce qui a pour conséquence d’accélérer le cycle des végétaux. « Et cela pose de sacrés problèmes au monde viticole ». En effet, la maturation du raisin est avancée d’un mois et demi et se produit à des températures non compatibles physiologiquement. « Le métabolisme de la vigne est cassé. Le raison récolté est plein de sucre mais sans tanin », explique-t-il. Ainsi, à court terme, « on ne saura plus faire du vin avec le raisin que l’on récolte ici ». Et le chercheur de conclure : « la Région doit s’investir dans ce genre de questions. Elle ne le fait pas actuellement ».

De la biodiversité dans la culture

Michel Marre, artiste originaire de Castelnau-le-Lez, se présente ironiquement comme sous « l’égide du prince Jean-Pierre Le Grand » et affirme l’origine occitane de la culture languedocienne. Avec un ton très théâtral, il refait l’histoire de la culture régionale du Moyen-âge à nos jours en passant par l’Inquisition et les rois de France. « On arrive aujourd’hui, pays sinistré, colonie doublement colonisée à la fois par nos élus et les rois de France, où l’on est coincé avec le chic parisien », raconte l’artiste telle une ode, et non sans humour. Et de rajouter : « bien que nous ayons deux opéras à Montpellier, un orchestre philharmonique, nous sommes dans un système culturel très pauvre. Le patrimoine est traité comme une centrale nucléaire. Montpellier est une caricature de culture bourgeoise. Les cultures régionales sont exportées aux périphéries ». Il se dit pour «  la biodiversité dans la culture ». Et l’assemblée de renchérir : les Maisons pour Tous, les bibliothèques universitaires sont fermées le week-end, et les jeunes sont livrés à eux-mêmes, dans la rue.

Plusieurs autres thèmes ont été abordé tout au long de ces trois heures de réunion, par les militants, les candidats et les citoyens. Tels que la défense de l’Occitan, l’économie solidaire, le nucléaire, la gouvernance, la protection des rivières, la question de l’eau... Autant de thèmes chers à Europe Écologie.

Et Bruno Chichignoud, militant Vert, de conclure la séance : « l’écologie, ce n’est ni les petits oiseaux, ni des propositions farfelues. L’écologie, ce sont des propositions ancrées dans le quotidien, dans la réalité des difficultés du moment. Ce sont des propositions sérieuses ».

Julie DERACHE

Éva Joly : « Je vis Europe Écologie comme le Conseil National de la Résistance »

Éva Joly : « Je vis Europe Écologie comme le Conseil National de la Résistance »

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Jeudi 11 mars 2010, au gymnase Bessière à Montpellier, Europe Écologie faisait son dernier meeting avant le premier tour du scrutin régional. En guest star, Éva Joly, députée européenne et ancienne juge d’instruction, a apporté son soutien à la liste languedocienne. Retour sur une soirée sous le signe de la résistance et de renouveau.

Rythmique rock et bonne humeur ont lancé le dernier meeting de la liste Europe Écologie. Avant les discours tant attendus d’Éva Joly et de Jean-Louis Roumégas, leurs colistiers ont tour à tour pris la parole.

Régine Barthelemy, avocate et ancienne présidente du Syndicat des avocats de France est intervenue la première au sujet de la réforme de la Justice. « Une justice indépendante c’est quelque chose d’important pour la démocratie » a-t-elle répété en référence à la suppression du juge d‘instruction, qui provoquerait « une Justice aux ordres ».

C’est ensuite l’ancien député socialiste et conseiller général des Pyrénées-Orientales, Jean Codognes qui a asséné que « le combat n’est pas seulement éthique » et que « le clientélisme entraîne inexorablement la pauvreté et la ruine sur les territoires ».

Christian Blanc, maire des Angles et conseiller général des Pyrénées-Orientales a, quant à lui, souligné qu’il était important de « s’inscrire dans une autre forme de développement » et a prôné « une autre utilisation du patrimoine » loin « de l’appât des subventions » qui pousse « à se coucher devant un pouvoir ».

Puis Georges Fandos, délégué régional de Cap 21 prend la parole : « la troisième voie aujourd’hui c’est nous ». Après avoir remercié les Verts pour leur « esprit d’ouverture », il n’a pas manqué de tacler, Patrice Drevet : « il nous fait son cinéma, il n’a aucune crédibilité, surtout quand il dit qu’il se vendra au plus offrant au second tour ! ». Passionné, l’homme termine avec ses quelques mots forts qui en dit long sur le projet du mouvement : « il faut en finir avec la bétonisation, le clientélisme et le féodalisme ».

Dynamique et pêchue, Maryse Arditi, vice-présidente du Conseil Régional lance dès son arrivée sur scène : « je suis heureuse d’être dans cette liste ». Avec son franc-parler, elle résume ainsi la mission qu’Europe Écologie s’est donnée : « répondre aux défis de demain, sociaux, environnementaux, financiers, démocratiques, citoyens et surtout faire face aux bouleversements climatiques qui nous attendent. Le Languedoc-Roussillon sera la région la plus impactée climatiquement et économiquement » dans les années à venir. C’est ainsi qu’elle fait un parallèle alarmant avec les récentes inondations de l’Ouest de la France et menace d’une main de fer « jamais plus jamais nous ne construirons en zone inondable. Toute municipalité qui ne s’engagera pas à ne plus construire en zone inondable n’aura plus de subventions de la Région ».

Santé publique et sécurité alimentaire sont aussi les mots d’ordres du mouvement. Incarnées par Alain Pottier, gérant d’entreprise agroalimentaire, qui prône : le « mieux produire, mieux consommer, mieux travailler pour mieux vivre et pour mieux manger. Il faut répondre aux besoins présents sans préjudice pour l’avenir ».

Éva Joly, invitée attendue de la soirée

JPEG Quand Éva Joly prend enfin la parole c’est avec une humilité exemplaire qu’elle demande aux techniciens d’éclairer la salle : « je ne peux pas parler si je ne vous vois pas ». Les arrangements luminaires exécutés, le silence de la salle est tranchant. Et tranché par cet appel du cœur : « je vis Europe Écologie comme le Conseil National de la Résistance ». Tout est dit.

« Hier, c’était “bonus day” dans les banques. La BNP a versé 300 millions d’euros de bonus à ses traders ». Le chiffre lancé fait fulminer quelques personnes dans la salle. Goldman Sachs, la Société Générale, Natixis et autres banques en prennent pour leur grade. « Nous sommes dans un système qui génère des bénéfices, qui rémunère le capital et non plus le travail. La régularisation qui devait s’imposer n’a pas commencé » s’exaspère Éva Joly.

La crise financière évoquée, c’est sur la crise démocratique française que s’attarde l’ancienne juge : « il n’y a pas assez de contre-pouvoirs en France ». Ainsi, elle évoque la réforme de la Justice. « Le fait de confier les enquêtes aux juges du parquet et la réduction du délai de prescription va créer l’impunité de la délinquance financière », dit-elle. Un combat pour lequel elle a travaillé de longues années. Et de conclure, par cette phrase marquante : « c’est la technique de Berlusconi ». En clair, « le projet que nous portons est le contraire de cela. Il met l’être humain au cœur de nos préoccupations. Nous voulons une gouvernance beaucoup plus transparente. » Et de conclure « voter oui pour un autre monde ». La salle est en liesse et applaudit durant un long moment.

JPEG Enfin, Jean-Louis Roumégas monte sur scène pour faire un dernier discours et clôturer la rencontre. La tête de liste en Languedoc-Roussillon a repris quelques-unes des propositions phares : plus de transparence dans la gouvernance avec, par exemple, la possibilité de rendre publiques les séances du Conseil régional, la promotion de l’éco-construction avec notamment l’isolation de 50 000 logements par an ce qui créerait des emplois non dé-localisables et permettrait de mieux maîtriser l’énergie ou encore l’incitation à la culture bio et la sauvegarde des terres agricoles et des espaces naturels. Pour promouvoir la région, il souhaite également créer 6 à 7 parcs naturels et augmenter les liaisons en train entre les villes. Enfin, encourager la création artistique dans tout le territoire et « pas seulement à Montpellier comme certains l’ont fait ».

La rythmique rock est alors relancée et les militants distribuent les derniers tracts à tour de bras. La scrutin approche mais la campagne n’est pas terminée.

Julie DUMEZ

Des clichés et des portraits

Haut Courant vous offre un petit reportage photographique de cette semaine verte passée avec Europe Écologie.

Dominique Voynet, fidèle soutien de Jean-Louis Roumégas

« Jean-Louis a une énergie formidable, une qualité d’écoute et de respect des autres. Il est attentif aux problèmes des gens ». Dominique Voynet, mardi 9 mars 2010.

Les écolos en débat à Jacou

« L’écologie, ce n’est ni les petits oiseaux, ni des propositions farfelues. L’écologie, ce sont des propositions ancrées dans le quotidien, dans la réalité des difficultés du moment. Ce sont des propositions sérieuses ». Bruno Chichignoud, mardi 9 mars 2010

Militants et candidats réunis pour un dernier meeting

« Cette semaine, dans un journal qui ne nous est pas très favorable [ndlr, Midi Libre], une graphologue de Lyon a fait un portrait de Jean-Louis. Je vous le lis en partie : “Une pensée claire, une observation prudente et réfléchie de la réalité qui l’entoure lui apportent la lucidité nécessaire pour cerner les problèmes. Idéaliste, ses opinions sont inspirées par la tradition dans une optique qualitative voire même esthétique. Son action est menée avec régularité et exigences, il est constant dans ses entreprises. Il fait preuve de patience et de persévérance, préférant prendre son temps plutôt que de risquer conflits et affrontements. Il cherche plus à être agréable, à rendre service, à partager qu’à s’imposer.” Pouvez-vous imaginer un contraste plus fort avec l’actuel Président de Région ? » Christian Dupraz, jeudi 11 mars 2010.

Éva Joly aux côtés de Jean-Louis Roumégas

« Nous voulons un monde qui n’est pas basé sur le clientélisme, ni sur des super profits concentrés entre peu de mains. Nous voulons un monde qui met l’être humain au centre et lui rend sa dignité. Nous allons nous recentrer sur la vie des citoyens : assurer leur quotidien, améliorer leur alimentation, leur logement, leur vie. C’est déjà un début de réponse à la crise, à la mal-bouffe, à la destruction de la beauté autour de nous, à la destruction de la culture, ... Par votre bulletin de vote, vous pouvez dire non à cette société basée uniquement sur l’argent et qui nie la culture, qui nie les rapports humains et qui nie la solidarité. Ainsi, vous direz que vous êtes fatigués des petites phrases, des règlements de compte et de la vulgarité, et que vous souhaitez un autre monde. » Éva Joly, jeudi 11 mars 2010.

Jean-Louis Roumégas, un objectif : dépasser les 10% au premier tour

«  On vit, en France et dans notre région, un hiatus entre la société et la politique. Il est dû à la perte de valeurs. Les politiques en place n’ont pas d’autres repères, d’autres objectifs, que de se perpétuer eux-mêmes et de se maintenir au pouvoir. Ils perdent le sens de l’engagement. C’est vrai sur le comportement de gouvernance, mais aussi sur les politiques de fond menées. Je veux redonner sens à la politique.  » Jean-Louis Roumégas, jeudi 11 mars 2010.

Une fin de campagne de premier tour festive

Julie DERACHE

Retour au dossier spécial Régionales 2010 en Languedoc-Roussillon

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