Un peu de soul, beaucoup de pop et du rock, passionnément — Top 5 des albums à écouter cette semaine

Haut Courant sélectionne les meilleures sorties des derniers jours. Embarquez à bord, découvrez les pépites passées sur l’auto-radio et montez le volume avec la rédaction.

It’s About Time, Nile Rodgers & Chic

On connaît tous de lui ce rythme entêtant « Le freak, c’est chic ». Vingt-six ans après son dernier album, Nile Rodgers remet le feu au dance-floor. Au programme : des convives exceptionnels au nom de Lady Gaga, Emilie Sandé, Elton John, ou encore Craig David, et du groove. Dès les premières notes, « Till The World Falls » remonte le temps. La guitare de Nile Rodgers, libre et entraînante, nous propulse à la fin des seventies où le funk et disco se mélangent. Avec une pointe de jazz dans « State of Mine (It’s About Time) ». À 66 ans, la machine à tube n’a rien perdu de sa connaissance des riffs. Et les mélodies sont scintillantes, donnant une seule envie : entamer la danse.

Superior State, RENDEZ-VOUS

Le rock français est-il mort ? On aurait tendance à répondre oui — même si ce genre d’affirmation fait débat. Voilà que des Parisiens nous coupent la parole. RENDEZ-VOUS sort un nouvel album post-punk hypnotique. L’opus rock de l’année pour l’hebdomadaire Les Inrocks. Tout commence avec « Double Zero » et « Paralysed », et une basse autant omniprésente que dense. Piste 7, « Middle Class » dénote par une touche plus légère mais conserve cette manière furieuse aussi sombre que lumineuse de « Sentimental Animal ». Les voix quasi spectrales des membres du groupe saupoudrent cette cold wave aux sons carrés, précis. Minimalistes. Une marque de fabrique qui rappelle d’anciens, Depeche Mode notamment. Superior State est un pied de nez au marasme.

Forever Neverland, MØ

Sa réputation est méritée. Après un premier album en 2014 et le succès mondial de « Lean On » l’année suivante (plus de deux milliards de vues sur YouTube), l’artiste danoise brouille encore et toujours les frontières conventionnelles de la pop. Un style qui lui est propre, aux douces influences d’électro et d’indie. Au menu de ce second opus, des chansons sur son passage à l’âge adulte, sur la perte de contrôle d’une jeune star à Los Angeles. Sur ses déceptions amoureuses, aussi. Et puis, des collaborations avec Diplo, Charlie XCX, What So Not, et Two Feet. Parmi les 14 titres, « Way Down » est l’un des plus créatifs, pur et palpitant. Des percussions contagieuses et une voix qui s’amuse. Qui tente même le demi-rap sur « Nostalgia » et se met à rêver sur « Blur ». Preuve que la chanteuse peut sortir de sa rugosité, Forever Land est synonyme d’une pop moderne, colorée et pleine de caractère.

Honey, Robyn

Un peu plus au Nord, il était une fois un talent précoce et suédois. Repérée dès l’adolescence, Robyn revient aujourd’hui avec des mélodies douces et amères pour un public qui l’adore déjà. Après deux albums réussis Robyn (2005) et Body Talk, Honey (2010) était (très) attendu. Huit ans que la chanteuse n’avait pas fait parler d’elle sur les scènes européennes. Conçu avec Alhund et Joseph Mount de Metronomy, son nouvel opus est comme elle. Sincère. Des histoires tendres et intimes (la perte d’un ami et collaborateur, une rupture amoureuse) sur une pop minutieuse, tantôt mélancolique tantôt disco. Résultat ? Un mix parfait entre son univers et sa voix puissante et sensible. On en redemande.

Village, Jacob Banks

Enfin le long format. Le chanteur britannique, roi hybride de la soul et du hip-hop, sort son premier album après de nombreux mini-opus et collaborations. Une ascension méritée au nom de Village. La voix grave de l’artiste se découvre au fil d’une collection éclectique de 14 chansons célébrant… les bars de la capitale anglaise (« Love Ain’t Enough »). Dans ces pubs, Jacob Banks y fit ses preuves. Y loua l’expérience humaine. Les autres. Et c’est ce que tentent « Be Good To Me », « Slow Up » qui appellent à la tolérance, à la bienveillance. Il fait bon vivre, profiter. Prendre le temps aussi de réécouter ses tubes déjà consacrés. Comme « Unknown (To You) ». « Say that you don’t want me, say that you don’t need me. » (Dis moi que tu ne me veux pas / Dis moi que tu n’as pas besoin de moi) Sa voix rauque touche en plein coeur. Dernier conseil de l’artiste : « Stay alive, stay hydrated » !

Pop, rap acerbe et remix hip-hop — Top 5 des albums à absolument écouter cette semaine

Haut Courant se remet en piste et sélectionne les meilleures sorties des derniers jours. Embarquez à bord, découvrez les pépites passées sur l’auto-radio et montez le volume avec la rédaction.

Brol, Angèle

Angèle. C’est un prénom que l’on entendra souvent. Avec son premier album, la chanteuse belge trouve la mélodie qui lui va bien. Ou plutôt les mélodies. Les cheveux dans les yeux, elle nous plonge dans un univers coloré qui brouille les frontières du genre musical. Et l’on s’y perd avec délice. Alliant sonorités classiques, pop, hip-hop et jazz, chaque chanson est un futur hit. L’artiste de tout juste 22 ans réussit le drop. Des mots simples, une pointe d’humour et du talent pour un album qui imprègne. Surtout, ne pensez pas qu’elle doit son succès à son frère, Roméo Elvis, rappeur francophone en vogue. La jeune femme est douée. Et s’amuse sur les thèmes de l’amour et de l’écran qui nous sépare du monde, répondant aussi aux critiques avec « Balance ton quoi ». Douze titres à savourer.

Wanderer, Cat Power

Depuis le temps que l’on attendait. Six ans que la rockeuse n’avait pas fait parler d’elle. Et à 46 ans, elle n’en a pas perdu sa sublime voix. Celle qui avait écrit en une nuit l’album Moon Pix qui lança sa carrière, revient avec un dixième opus. Pour le titre « Woman », elle chante notamment avec sa fan dévouée, Lana Del Rey. Et Cat Power fait ici ce qu’elle sait faire le mieux. Des chansons épurées, quelques touches de piano et des accords de guitare. Puis, sa voix. Profonde. Mélancolique. Tantôt française sur « Black », tantôt espagnole avec « Me Voy ». Après des hauts et des bas, l’artiste américaine nous offre un album tout doux. Quelque chose qu’on adore.

Tha Carter V, Lil Wayne

« I love you Dwayne. » Les mots d’une mère en larmes qui rappelle son amour et sa fierté éternels à son fils. De l’intro à l’outro, le rappeur se livre seul ou en featuring avec ses compères. Le regretté XXXTentacion, Travis Scott, Nicky Minaj, Kendrick Lamar, tous participent à cet album sombre qui séduit. D’entrée de jeu, l’émotion prend aux tripes. Lil Wayne parle de ses démons, les femmes, l’argent ou encore lui-même, et va jusqu’à raconter sa tentative de suicide à l’âge de 12 ans. Du rap d’excellence et des artistes conviés sur l’album qui jouent le jeu. Dans cette noirceur accablante, des vents de douceur s’immiscent aussi. Merci à sa fille, Reginae Carter, qui magnifie « Famous » de sa voix limpide. Merci surtout à l’expérience de Lil Wayne qui ressort d’une tempête judiciaire de plus de six ans avec son label Cash Money. Tha Carter V marque un retour en force du petit génie.

Reduxer, Alt-J

Du rab. On en voulait. Comme les frites à la cantine. Dès que les derniers passent, on tend l’assiette pour en reprendre une nouvelle fournée. C’est pareil pour Alt-J. Relaxer ne nous avait pas suffit. On attendait le deuxième service. Le trio de Leeds reprend huit de ses titres et en offre une version hip-hop. À cela, deux petites fraicheurs se glissent dans l’album. Des Etats-Unis à l’Allemagne, en passant par notre beau pays bleu blanc rouge, Pusha T, Kontra K et Lomepal se mêlent aux autres rappeurs pour faire revivre Relaxer. C’est un florilège pour ce remix à la recette parfaite : une bonne instru avec de bons flows.

Trench, Twenty One Pilots

Peuvent-il faire mieux que leur dernier album ? Blurryface a été couronné triple platine. Sans compter chacune des chansons, toutes certifiées or — vendues à plus de 500 000 exemplaires. Mais si quelqu’un peut renchérir, c’est bien le duo d’Ohio. Dans ce second opus, la batterie de Josh Dun s’allie avec un Tyler Joseph plus confiant. Plusieurs de leurs nouveaux titres rappellent leur influence urbaine. Musique rythmée et rap acerbe. Ils l’avaient déjà prouvé avec Blurryface, ils maîtrisent. Mais les Américains ne s’arrêtent pas là et mélangent les genres. Le duo rivalise avec des mélodies plus douces. Tantôt funk, tantôt aérien. « Cut My Lip », « Legend » ou « Smithereens » trouvent parfaitement leur place pour ce 5ème album. Après un an de silence, il se pourrait que Twenty One Pilots réaffirme sa suprémacie.

Les 10 séries à retenir de 2016

Pour finir 2016 avec l’assurance de ne pas s’ennuyer en 2017, Haut Courant vous offre une sélection des meilleures séries de l’année. Garantie 100% sans spoilers.

Luke Cage : gros bras et culture noire à Harlem

Troisième série issue de l’univers cinématographique Marvel (Captain America, Iron Man et compagnie) et produite par Netflix, Luke Cage est la première à mettre en scène un protagoniste noir. Le héros éponyme est un homme à la peau indestructible et à la force surhumaine, qui se cache de son passé trouble et mystérieux dans le quartier de Harlem. Entrainé dans une spirale de violence où se mêlent trafic d’armes et de drogue, corruption et fantômes du passé, Luke Cage est obligé d’utiliser la force pour protéger son quartier et ses proches, quitte à exposer ses pouvoirs.

Dans la veine de Daredevil et Jessica Jones, Luke Cage séduit par la profondeur de ses personnages, parfaitement interprétés par un casting sans superstars mais aux choix justes. Les questions de gentrification, de racisme et de relations entre la communauté noire et la police ancrent l’intrigue dans le réel, et donnent à Luke Cage cette épaisseur supplémentaire qui distingue les séries Marvel/Netflix des autres productions super-héroïques.

Westworld : western métaphysique

L’adaptation du film éponyme de 1973 est sans doute la meilleure série de science-fiction de l’année. Westworld est un parc de loisirs où tout est permis, y compris violer et tuer. Les hôtes du parc sont des robots de chair et de sang, qui ne peuvent pas blesser les visiteurs et ne sortent jamais de leur rôle. Suite à une mise à jour, certains hôtes adoptent un comportement ne correspondant pas à leur programmation, sans que les gestionnaires du parc ne parviennent à l’expliquer ni à en trouver l’origine.

Westworld est autant un plaisir pour les yeux qu’une source de réflexion pour l’esprit. Servie des acteurs impeccables dans un décor époustouflant, la série est visuellement irréprochable, qualité faisant trop souvent défaut aux séries de science-fiction. Westworld soulève aussi des profondes questions : est-ce que je peux faire le mal si je sais qu’il n’y aura pas de conséquences, que c’est « pour de faux » ? À partir du moment où des robots sont programmés pour ressentir la douleur, est-ce acceptable d’être violent envers eux, même s’ils oublient et n’ont pas de séquelles ? Une série qui rend fier d’être amateur de science-fiction, et qui incite les novices à s’intéresser à ce genre trop souvent méprisé.

Stranger Things : un patchwork geeko-nostalgique réussi

Dans une petite ville tranquille de l’Indiana, Will, 12 ans, disparait. Pendant que la police le recherche, ses amis Lucas, Mike et Dustin rencontrent Eleven, une petite fille taiseuse aux pouvoirs psychokinétiques. Avec son aide, ils découvrent que Will a basculé dans une dimension parallèle peuplée par un monstre anthropophage. Des manifestations de ce monde apparaissent à Joyce, la mère de Will, ainsi qu’à Nancy, sœur ainée de Mike. La source de ces phénomènes effrayants semble être un laboratoire secret du Département de l’énergie situé à l’extérieur de la ville.

Stranger Things est un régal du début à la fin. Tous les ingrédients d’une série accrocheuse qui donne envie de voir le prochain épisode tout de suite sont présents. Du suspense, de l’horreur, de la tension, une théorie du complot, un flic taciturne, des enfants attachants, des ados maladroits, un monstre terrifiant… Sans lenteurs, l’intrigue plaira aux amateurs d’histoires haletantes comme aux geeks fan des années 80. L’ambiance rétro séduit et les hommages à la période sont nombreux, au point de voir ses détracteurs accuser la série d’être un ensemble de copier-coller. Sans être la série la plus originale de l’année, Stranger Things n’en est pas moins un excellent divertissement qui mérite d’être regardé.

Ash vs Evil Dead : sex & gore & rock’n’roll

30 ans après Evil Dead, Ash Williams a de nouveau affronté le Necronomicon. Il s’est finalement réfugié à Jacksonville avec ses amis Kelly et Pablo, où il passe le temps à draguer tout ce qui bouge et boire tout ce qui est liquide. Jusqu’au soir où le Livre des morts revient une nouvelle fois lui pourrir la vie. Ash et ses compagnons prennent alors la route pour Elk Grove, ville natale d’Ash où il a rencontré pour la première le Necronomicon il y a 30 ans et massacré ses amis possédés par des démons. Une fois de plus, Ash va devoir le détruire.

Débranchez vos cerveaux et laissez le bon goût à la porte, Ash vs Evil Dead poursuit avec la même recette de jeux de mots salaces, démons échappés de l’enfer et gorefest gratuit. Après une saison de lancement inégale, la première partie de cette deuxième saison passe au cran supérieur dans l’hémoglobine et les coups de tronçonneuse. La deuxième moitié est légèrement différente, délaissant quelque peu le gore pour reprendre provisoirement des trames de films d’horreur : épisode-bouteille, asile de fous désaffecté ou « le tueur est parmi nous ». Ash vs Evil Dead reste une série amusante, peu originale mais qui plaira certainement aux amateurs de nanars et de série B.

11.22.63 : et si vous pouviez empêcher l’assassinat de JFK ?

Jake Epping est prof d’anglais dans une petite ville du Maine, au nord-est des États-Unis. Un soir, son ami Al Templeton lui apprend qu’il souffre d’un cancer et lui confie une mission : empêcher l’assassinat de Kennedy grâce à un portail temporel caché dans un placard. Jake accepte et se retrouve en 1960, trois ans avant l’évènement. Il enquête sur Lee Harvey Oswald, l’assassin de JFK, mais le Temps tente de l’en empêcher en provoquant des accidents sur son parcours.

Adaptée du roman éponyme de Stephen King, cette production reprend les codes visuels et narratifs du cinéma avec succès. Après visionnage, reste l’impression d’un long film divisé en huit chapitres plutôt que d’une série. Une sensation renforcée par la bonne performance de James Franco dans le rôle du protagoniste. Les décors sont remarquables, plongeant pleinement le spectateur dans l’ambiance des États-Unis des années 1960, entre Guerre froide et explosion de la consommation. Une série pour les amateurs d’histoire et de voyage dans le temps, mais qui n’oublie pas de donner de la profondeur à ses personnages et intrigues secondaires réussis.

Trapped : polar insulaire et enneigé

Un cadavre sans tête est retrouvé dans le port de Seyðisfjörður, village tranquille du nord-est de l’Islande, juste après l’arrivée d’un ferry en provenance du Danemark. Une tempête de neige bloque la seule route d’accès menant au village et le fjord n’est pas navigable. Les renforts de Reykjavik ne peuvent se rendre sur place. Andri, le chef de la police du village, doit mener l’enquête seul.

Ce huis-clos est une ode à la lenteur, pour développer les personnages, approfondir l’intrigue et nouer des histoires secondaires importantes pour la profondeur de la série. L’ensemble crée un suspense intense, mais qui laisse le temps au spectateur de réfléchir et de s’impliquer dans l’enquête d’Andri. Les montagnes enneigées encerclant le village créent une tension et une ambiance mystérieuse, à la limite du surnaturel. La série est sublimée par les paysages islandais. Dans Trapped, la météo est un personnage à part entière.

The Night Of : descente aux enfers judiciaires

Nasir Khan est un timide étudiant new-yorkais d’originaire pakistanaise. Alors qu’il emprunte le taxi de son père sans sa permission pour se rendre à une fête, il rencontre Andrea. Peu après, tous deux se retrouvent chez elle pour une soirée de drogues et de sexe. Lorsque que Nasir se réveille, il retrouve Andrea poignardée à mort et aucun souvenir des dernières heures. Rapidement arrêté et incarcéré, il entame une descente aux enfers judiciaires américains.

Adaptée d’une série britannique éponyme, The Night Of est une découverte lancinante du système judiciaire américain, de la patrouille de police à la prison en passant par les juges. The Night Of brise le schéma binaire classique de la série policière ou judiciaire, victime contre coupable, procureur contre avocat, policier contre criminel. La vie des différents personnages ne s’arrête pas au crime ou à sa résolution, mais s’étend aux conséquences personnelles, familiales et médiatiques. L’intrigue prend le temps de montrer les personnages dans leur environnement et leurs relations professionnelles, un luxe suffisamment rare pour être souligné.

The Night Manager : un James Bond subtil et réaliste

Jonathan Pine, ancien soldat devenu directeur de nuit d’un hôtel de luxe, est recruté par Angela Burr, directrice d’une petite agence de renseignement britannique. Pine doit infiltrer le cercle de proches du marchand d’armes Richard Roper, que Burr suspecte d’être protégé par des relations au sein des gouvernements américain et britannique.

Comme The Night Of, The Night Manager est plus proche du cinéma que d’une série classique. Son casting est digne du septième art. Tom Hiddleston (Loki dans l’univers cinématographique Marvel) interprète Pine, Hugh Laurie (Dr House) est glaçant en trafiquant d’armes sans scrupules et Olivia Colman (Broadchurch) est toujours aussi intense dans le rôle d’Angela Burr. Commençant lentement mais de manière accrocheuse, l’intrigue se développe rapidement au fur et à mesure que l’enquête de Jonathan Pine progresse. Les prises de vues, la musique discrète mais bien présente et les longs plans généraux laissent le souvenir d’un film en 6 chapitres d’une heure, mais qui n’oublie pas de garder du rythme.

Le Bureau des légendes : espionnage à la française

Plusieurs mois après avoir été pris au piège par la CIA, Guillaume Debailly est toujours au Bureau des légendes de la DGSE où il a été promu directeur adjoint. Il est toujours animé par l’espoir de retrouver Nadia El Mansour, détenue en Syrie. Avec le service, il doit aussi gérer la mission de Marina Loiseau en Iran et affronter un djihadiste de l’organisation État islamique qui nargue la France sur les réseaux sociaux.

Après une première saison à l’intrigue et au suspense parfaitement maitrisés, Le Bureau des légendes reprend avec succès la même formule. Malgré son rythme calme, la série installe rapidement une tension qui donne envie de regarder la suite, et de comprendre la partie qui est en train de se jouer entre les différents gouvernements et leurs espions. Attention, ici, pas de bagarre à tous les coins de rues et de complot pour dominer le monde mais des alliés qui n’en sont pas vraiment et des ennemis mouvants. Ancrée dans la véracité géopolitique et diplomatique du monde contemporain, la série séduit par son approche moderne et réaliste de l’espionnage.

Brooklyn Nine-Nine : un peu d’humour pour conclure

Brooklyn Nine-Nine est un sitcom qui vient d’atteindre sa quatrième saison, donc le résumé importe peu mais le voici quand même si vous y tenez. La série suit une équipe du commissariat n°99 de Brooklyn, où essaient de travailler ensemble un détective brillant mais coincé dans son adolescence, une psychorigide de la procédure, un obsédé de la gastronomie, une détective à la sensibilité émotionnelle proche d’un vase en terre cuite, deux incapables estomacs sur pattes, un sergent bodybuildé et un capitaine froid et impassible. Des péripéties donnent lieu à des gags.

Brooklyn Nine-Nine continue à faire rire au bout de quatre saisons. Contrairement à la plupart des sitcoms, elle sort les personnages de leurs zones de confort et de leurs routines. Rien d’original, mais suffisamment pour donner lieu à de nouveaux jeux de mots, de nouvelles situations et de nouveaux gags. Les personnages et leurs relations se développent sans prendre le pas sur l’humour, qui reste le premier objectif de Brooklyn Nine-Nine. Pour cette quatrième saison, mission accomplie.

Du rap pour tous les goûts vol.2 – Top 5 des albums de 2016

Haut Courant passe la seconde vers 2017, mais regarde dans le rétroviseur de l’année musicale. Montez à bord, on sort l’autoradio de la boîte à gants et on se repasse les 5 meilleurs albums de l’année avec la rédaction. Aujourd’hui, Clément zigzague entre les trap-house d’Atlanta, les marécages de Floride et la Nouvelle-Orléans marqué par l’ouragan Kevin Gates.

Kekra – Vréel

Si l’année rap français 2016 a été de très bonne facture avec la confirmation de certaines têtes d’affiche comme PNL avec Dans la légende, l’explosion d’autres comme Damso avec Batterie Faible, ou les sorties plus discrètes de Jorrdee avec Bonjour Salope, il semblerait que Kekra soit la révélation de l’année avec son premier album Vréel. Avec pas moins de trois projets sortis cette année, l’hyper-productif Kekra s’impose comme une évidence dans le rap français. Vréel est un album hypnotique comme le paquet de céréales que l’on fixe, les yeux dans le vide, en dégustant notre pâtée sucré du matin. Avec trois phrases, une référence mongole, deux ad-lib criardes et son arrogance, Kekra est capable de faire des hits qui resteront dans la tête toute la journée. Un joyeux bordel qui s’avère être l’album de rap français qui a le plus tourné cette année.

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Denzel Curry – Imperial

Imperial, troisième projet – gratuit – du jeune rappeur floridien Denzel Curry, porte bien son nom. Comme le jambon de Paris, ce projet est définitivement de qualité supérieur. Outre ces comparaisons douteuses, Denzel Curry s’affirme sur Imperial et rappe comme si sa vie en dépendait. À travers ses couplets, le jeune rappeur use de son flow-mitraillette pour conter le quotidien des ténébreuses rues de sa ville d’origine, Carol City, marquée par les bavures policières (Feu Travyon Martin) et les trafics de drogue incessants. Allégorie de sa ville natale, les productions granuleuses et métalliques créent de grandes fournaises et s’équilibrent de mélodies perdues qui ne permettent, cependant, pas d’éteindre le grand incendie instrumental. À seulement 21 ans, Denzel Curry gagne en personnalité avec Imperial. En posant une nouvelle pierre à son édifice, le jeune floridien laisse incontestablement présager de belles choses dans un futur proche.

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21 Savage – Savage Mode

Avec Savage Mode de 21 Savage produit en intégralité par le génial Metro Boomin, l’adage « Les vrais gangsters marchent en silence » se vérifie. Sur le projet, 21 Savage se fait plus dur que quiconque en frappant à peine au-dessus d’un murmure. Savage Mode, froid comme une couverture de neige sur une pierre tombale, est une célébration sourde et étouffante des faits de violence qui caractérisent les rues brumeuses de la zone 6 d’Atlanta dont 21 Savage est originaire. Volontairement dépravées, les productions squelettiques de Metro Boomin offrent à 21 Savage un terrain de jeu d’une rare mélancolie avec un son incontestablement brut et addictif.
Sur ce premier « vrai » projet, 21 Savage se fait l’écho des ténèbres avec les yeux d’un démon qui rêve comme s’il voulait se rapprocher de ses amis, morts trop tôt. Si vous aimez les ballades solitaires, les nuits glaciales de décembre où la lune est cachée par un brouillard à couper au couteau ou que vous êtes tous simplement un vampire, cet album est fait pour vous.

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Kodak Black – Lil Big Pac

Feu et glace. Ombre et lumière. Joie et mélancolie. Jeunesse et vieillesse. Kodak Black est tout ça à la fois. Un paradoxe exquis. À seulement 19 ans, le rappeur floridien possède une âme plus vieille que son corps et rappe comme s’il avait deux fois son âge malgré une énergie juvénile. Avec sa voix grinçante, Kodak Black évoque la vie de la rue et les difficultés qui l’accompagnent entre le chagrin d’un criminel repenti et la détermination d’un jeune voyou. Malgré les possibilités de succès, il semble toujours rattrapé par l’attraction qu’exercent les rues chaudes de Pompano Beach menant aux peines d’emprisonnement et aux décès précoces. Portant un état d’esprit fataliste mais optimiste, Kodak Black prie pour qu’il soit en mesure de donner à son fils ce que son père n’a pas réussi à lui offrir. Héritier parfait des légendaires Lil Boosie et Gucci Mane (tous les deux invités sur le projet), Kodak Black livre avec cette mixtape, un projet dans la pure tradition du rap sudiste à écouter sans modération.

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Kevin Gates – Islah

Après plus d’une quinzaine de mixtape sorti depuis 2007, Kevin Gates fait le grand pas en sortant son premier album Islah début janvier. Le rappeur de Baton Rouge y explore des vallées émotionnelles profondes en racontant des histoires de drogue, de dépression lors de séjours en prison, de pensées suicidaires mais aussi de sexe de façon parfois malsaine lorsqu’il parle de son pénis comme d’un être humain ou de sa salive glissant sur le corps de sa femme qui est aussi sa cousine. Alors oui, Kevin Gates est bizarre mais il arrive à faire tout ce qu’il veut en musique jusqu’à parler de problèmes d’érections comme personne sur un instrumental pop-country sur lequel Taylor Swift aurait pu chanter il y a quelques années. Entre banger qui dépeint la vie de voyou et ballades amoureuses, les 17 titres d’Islah sont d’une puissance immédiate et rendent Kevin Gates attachant. Mon album de chevet en 2016.

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Esthétique, introspectif et aérien – Top 5 des albums de 2016

Haut Courant passe la seconde vers 2017, mais regarde dans le rétroviseur de l’année musicale. Montez à bord, on sort l’autoradio de la boîte à gants et on se repasse les 5 meilleurs albums de l’année avec la rédaction. Aujourd’hui, Thibault zigzague entre rap, r’n’b et chiptune.

Eddy – Tout Eddy

Voilà sept ans que son marcel blanc est apparu pour la première fois sur internet aux côtés d’Anton Serra et d’Oster Lapwass, dans ce qui n’était pas encore tout à fait le collectif l’Animalerie. Depuis cet « Apéro », Eddy a façonné son image de beauf et son maniement des (gros) mots. En février dernier, quelques mois à peine après la sortie de Pannacotta, l’EP de son groupe Bavoog Avers, il revient avec Tout Eddy. Six titres solos dans lesquels il déchaîne rimes et prose sur fond de beats futuristes pour un EP coproduit avec l’artiste électro J.A.C.K. Dès l’introduction, le rappeur et beatmaker lyonnais cultive l’art de la dissonance. Là où on attendrait une profonde et longue introspection sur son enfance, le voilà qui expédie « Pyjama » en une minute trente. Il enchaîne ensuite les constats sombres sur des rythmes exaltants, s’amusant de la vieillesse dans « Ancien », de notre rapport à la mort dans « Lodela » ou de sa propre génération dans « 2015 ». Enfin, lorsqu’il évoque l’amour, il aiguise ses meilleures insultes et se pare de son plus beau coupe-vent fluorescent dans « Cabanon ».

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Mac Miller – The Divine Feminine

Quatrième album studio de Mac Miller et sorti le 16 septembre, The Divine Feminine prend pour thème central et exclusif l’amour. Pour ce disque concept, le rappeur de Pittsburgh puise dans sa relation tout juste dévoilée avec Ariana Grande afin de livrer une ode à la romance et à la sensualité. En une dizaine de titres, Mac peint différentes facettes des relations amoureuses. Pour cela, il réunit quelques formidables spécialistes en la matière. Bilal ouvre les cordialités pour quelques mots sur « Congratulations », avant que le faiseur de tube Anderson Paak ne dynamite le morceau « Dang ! ». Ty Dolla $ign réussit à pervertir « Cinderella », quand CeeLo Green use tendrement ses vocalises sur « We ». Désormais incontournable, Kendrick Lamar traîne lui aussi ses phases dans « God Is Fair : Sexy Nasty ». Reste cette sublime déclaration en duo avec sa dulcinée, sur « My Favorite Part ». Seul, le pennsylvanien est cependant tout aussi à l’aise pour disserter sur l’amour. Charnel (forcément) dans « Skin » ; définitif sur « Soulmate », assurément l’un des plus beaux titres de l’année.

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Blood Orange – Freetown Sound

Devonté Hynes dessine, danse, produit, compose, joue de tous les instruments et chante du Punk, puis de la Folk, avant de se consacrer presque exclusivement au R’n’B ces dernières années. Pour toutes ces raisons, il pourrait contester le titre de génie touche-à-tout attribué communément à Donald Glover. Dans Freetown Sound, son troisième album sous le nom de Blood Orange, il démontre une nouvelle fois toutes ces facettes au fil de 17 titres hypnotisants. Dev. Hynes assume tout d’abord son engagement dès l’introduction de l’album. « By Ourselves » laisse la parole à Ashlee Haze pour son poème « For Colored Women », repris en partie dans le clip de « Better Than Me ». L’ancien Lightspeed Champion déroule ensuite ses mélodies pour un Rythm and Blues lancinant sur lequel vos têtes ne peuvent que dandiner. Le refrain d’« Augustine » fait d’abord penser au « Sea, Sex and Sun » de Gainsbourg avant de partir plus loin encore. « Best To You » donne le rythme, les saxophones de « Love Ya » transportent, « But You » séduit. Chez Blood Orange, chaque mot, chaque note, sont maîtrisés. Savant mélange des qualités de l’album, « Better Than Me » est probablement le titre le plus abouti. Le bonhomme réussit même à réhabiliter Nelly Furtado sur le morceau envoûtant « Hadron Collider ». Une prouesse.

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Solange – A Seat At The Table

Imaginé dès 2008, A Seat At The Table a eu une concrétisation douloureuse. Clairement, plus personne n’attendait le troisième album de Solange Knowles. Cette période de doute, entre dépressions et instabilités, a cependant permis à la chanteuse de s’émanciper de manière plus spectaculaire encore. La voilà rebelle sur « Don’t You Wait », lumineuse sur « Cranes In The Sky » et aérienne sur « Don’t Wish Me Well ». Mais A Seat At The Table parle avant tout d’identité. D’elle-même autant que de ce que signifie d’être une femme, noire, aux États-Unis. « F.U.B.U. » (« For Us, By Us ») et « Don’t Touch My Hair » sont directement dédiés à la communauté noire américaine. L’album, en grande partie produit en collaboration avec Raphael Saadiq, s’inscrit dans la nouvelle soul. Les enregistrements sont live, Solange souhaitant jammer avec les musiciens. Si l’influence de Saadiq est perceptible, c’est bien elle qui tire les ficelles. On est loin de son EP True sorti en 2012, dans lequel Devonté Hynes (encore lui) prenait toute la place. Plus mélodique que rythmique, le R’n’B de 2016 s’éloigne définitivement de la pop fade des années 90 et 2000 pour se ressourcer auprès des mères soul et funk. En frère dévoué, le Rap n’est jamais bien loin. Il accompagne en tout cas toujours, comme sur « Mad » où Lil Wayne offre l’une des meilleures versions codéinées de lui-même.

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Ben Prunty – Cipher : The Score For Banking on Bitcoin

Le documentaire Banking on Bitcoin, retraçant l’évolution de la monnaie virtuelle, depuis sa création jusqu’à son essor en 2008 avec la crise des subprimes, sort le 6 janvier prochain. Cipher, sa bande son, a pourtant été révélée dès septembre dernier par son compositeur Ben Prunty. Découvert par les amateurs de jeux-vidéos indépendants pour la musique de FTL : Faster Than Light, l’artiste quitte le space opéra pour un autre espace infini, celui des réseaux informatiques et des algorithmes. Produit en 3 mois, Cipher est massif, 31 titres. Sur chaque piste, Ben Prunty part d’une idée simple à partir de laquelle il développe ses mélodies électroniques. Il peut s’agir d’une atmosphère anodine comme sur « Snow », ou d’un contexte complexe comme sur « The Future Is Unclear ». Profonde et captivante, la musique de Prunty s’écoute indépendamment des œuvres à laquelle elle se rattache. Comme pour son travail vidéoludique, il a produit là un album qui se suffit à lui-même, un voyage élégant au cœur de la finance, des institutions et du deep web.

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Électro, trance et reggae-pop – Top 5 des albums de 2016

Haut Courant passe la seconde vers 2017, mais regarde dans le rétroviseur de l’année musicale. Montez à bord, on sort l’autoradio de la boîte à gants et on se repasse les 5 meilleurs albums de l’année avec la rédaction. Aujourd’hui, Chloé explore la scène électro, trance et reggae-pop.

Fakear – Animal

Après trois ans d’ascension et quatre EPs, Fakear sort son premier album Animal composé de 17 titres, dont 13 inédits. De son vrai nom Théo Le Vigoureux, ce compositeur et musicien français de 25 ans s’illustre avec des mélodies électroniques douces et envoûtantes. Avec Animal, Fakear réussit son pari de proposer « une musique émotive » portée par des beats entraînants, des samples de voix quasi-chimériques et des inspirations exotiques. Les morceaux s’enchaînent avec cohérence, entrainant le public dans un enivrant tour du monde. On voyage en Inde avec « Sheer-Khan », au Japon avec « Leaving Tokyo » mais aussi en Afrique avec « Rise », en passant par l’Europe ou encore l’Amérique avec des morceaux comme « Ankara » et « Song for Jo ». L’album permet de reconnecter l’homme avec ses fondamentaux : on lâche prise, on s’éloigne du monde urbain et on s’imagine au cœur d’une nature pure et sauvage. Animal c’est la force tranquille, des sonorités volages et subtiles pour un rendu prenant, immersif et contemplatif. Une œuvre « minimaliste » dont la charge de travail se perçoit dans chaque morceau. Un album qui s’écoute aussi bien depuis son canapé qu’au milieu d’une salle de concert en transe.

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Flume – Skin

Après le succès de son premier album éponyme, Flume revient en force avec Skin, une œuvre composée de 16 titres. À 25 ans l’australien n’a pas peur de confondre ses compositions électroniques avec des genres musicaux divers et variés. Un savoureux mélange qui rend l’album accessible à tous, voguant entre influence hip-hop, pop ou encore trap, avec toujours une irrésistible envie de danser. Pas moins de 11 invités interviennent dans cet album, dont les rappeurs Vic Mensa, Vince Staples et Allan Kingdom sur les titres « Lose it », « Smoke & Retribution » ou encore « You Know ». Côté pop on retrouve la canadienne Kai sur « Never Be Like You », la suédoise Tove Lo sur « Say it » ou encore l’américaine Beck sur « Tiny Cities ». Voix et musique se muent à la perfection, sans qu’aucune ne supplante jamais l’autre et sans aucune fausse note. Le génie de Flume est bien présent avec des beats puissants, fluides et des morceaux dont l’intensité monte crescendo.

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Petit Biscuit – EP

Tout juste âgé de 17 ans, Petit Biscuit – de son vrai nom Mehdi Benjelloun – est un artiste à surveiller de près. Découvert sur Internet, le jeune français marche sur les pas d’artistes comme Bonobo, Flume ou encore Fakear avec une maturité artistique déconcertante. Si la musique électronique peut-être fustigée de musique froide et impersonnelle par certains, Petit Biscuit prouve exactement le contraire. À l’instar de ses aînés le jeune rouennais met sa sensibilité au service d’une musique électronique douce et chaleureuse, agréablement candide et profondément humaine. Après deux années à enchaîner les morceaux, Petit Biscuit sort son premier EP en mai 2016. Cette œuvre autoproduite comporte cinq morceaux dont son titre phare « Sunset Lover ». Poésie et fraîcheur sont la marque de fabrique de l’artiste. On se détend et on se laisse bercer. On s’évade aussi : dans les étoiles avec « Full Moon » ou au sommet de montagnes enneigées avec « Iceland ». Peu de chant pour Petit Biscuit, l’EP donne la part belle aux instruments avec une influence notable de musique classique. Sur scène, l’artiste se produit déjà « comme un grand » communiquant énergie et chaleur au public.
Si ce premier Ep vous a séduit et que vous souhaitez en découvrir davantage, je vous recommande vivement l’écoute de « Memories », « Alaska », « Palms » ou encore « Midnight Sky ».

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Hilight Tribe – Temple of light

Hilight Tribe ambiance les salles et les festivals depuis 1999. Temple of light est le huitième album de leur carrière. Musiciens de « natural trance » ou « techno acoustique », les six membres du groupe se sont produits aux quatre coins du monde puisant l’inspiration au fil de leurs voyages. Hilight Tribe se démarque avec un son electro-instrumental où se mêlent guitare, basse, batterie, djembé, conga, sitar, didgeridoo, dungchen… Entre sonorités modernes et cadences tribales, Temple of light réussit une fois de plus à déchainer les foules. Les sons se répètent, roulent et rebondissent avant d’exploser en plein vol. Un album exotique et agité qui donne envie de taper du pied.

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Soom T – Free As a Bird (Bonus Tracks)

Après la sortie de son premier opus Free As a Bird, Soom T propose un Bonus Tracks de son album en avril 2016 dont deux titres originaux « Lead Me Out » et « Upside Down ». Un bon prétexte pour découvrir ou redécouvrir le travail de cette chanteuse et musicienne écossaise. On triche (un peu) mais cette virtuose pétillante et bourrée de talent en vaut la peine. Le style de Soom T est difficile à définir puisque nourri d’influences très diverses. Entre reggae, ragga, dub, funk, soul, hip-hop ou encore pop, la chanteuse vogue entre les styles pour imposer sa propre signature. Avec un flow efficace et groovant, Soom T est une artiste libre qui s’amuse à bousculer tous les codes. Une énergie communicative et des paroles en rafale, l’écossaise fait passer des revendications sociales et des messages politiques à travers sa musique comme dans son titre « Politic Man » revisité avec l’artiste Derajah.

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Du rap pour tous les goûts – Top 5 des albums de 2016

Haut Courant passe la seconde vers 2017, mais regarde dans le rétroviseur de l’année musicale. Montez à bord, on sort l’autoradio de la boîte à gants et on se repasse les 5 meilleurs albums de l’année avec la rédaction. Aujourd’hui, Théo zigzague entre gospel-rap, funk et quelques balles perdues.

Westside Gunn – Flygod

Des boucles de piano angoissantes, des bruits de balles toutes les deux mesures, et une voix étonnamment aiguë qui conte des récits de dealer et de flingue dans la bouche. Voici Westside Gunn. Buffalo est une des villes au taux de criminalité les plus hauts des États-Unis, et Flygod en est sa B.O de 2016. Après trois mixtapes à parler textile de dictateur dans Hitler Wears Hermes 1, 2 et 3, Westside Gunn a sorti cette année son premier album. Sur Flygod les rythmes sont lents et l’ambiance pesante comme dans les secondes qui précèdent une embuscade de gang. « Everyday make money and pray ». Le plan de vie est simple, celle-ci sera de toute façon écourtée. Les samples de soul viennent parfois réchauffer l’atmosphère mais sont rapidement interrompus par des comptines macabres. En 1996 Mobb Deep sortait son album classique Hell on Earth et contait l’enfer des rues malfamées du Queen’s. Vingt ans plus tard l’enfer a migré de quelques kilomètres au nord-ouest direction Buffalo. Westside Gunn nous sert Flygod et, pour une fois, le 2 n’est pas l’original en moins bien.

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Kaytranada – 99.9%

D’abord repéré sur Soundcloud, voilà quelques années que Kaytranada fait grandement parler de lui dans le R&B et le rap américain. Des collaborations avec The Internet, Kali Uchis ou Freddie Gibbs ; des remixes réussis de Janet Jackson, Disclosure ou Missy Elliott : de quoi nous faire saliver pour le premier album du jeune montréalais. Toutes ces influences se retrouvent dans 99,9%. Cet album est une carte de visite. Rap, r&b, house, voire rythmes brésiliens : le mec est à l’aise partout. Pourquoi choisir quand on sait tout faire ? Les styles sont différents, les invités s’enchaînent mais le tout reste cohérent. Craig David ressuscite sur « Got it Good », la chanteuse Syd tha kid magnifie le morceau « You’re the one » et, conformément au cahier des charges d’un bon album en 2016, Anderson .Paak est invité à exceller sur le single « Glowed Up ». Incontestablement Kaytranada a une touche personnelle. Une musique protéiforme qui s’adapte à toutes les oreilles. Les frontières qui séparent le rap, le r&b et la musique électronique n’ont jamais été aussi fines. Celles qui le séparent d’un album 100% parfait non plus.

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Childish Gambino – Awaken, My Love !

Une pochette à la Funkadelic et un album approuvé par George Clinton : avec Awaken, My Love ! Childish Gambino opère un virage funk. Sorti en 2013, son dernier album Because the Internet oscillait entre rap et R&B et était déjà largement salué par la critique. Depuis, celui qui a démarré comme humoriste, a sorti quelques EP et créé l’une des séries les plus drôles de 2016 : Atlanta. Jamais rassasié, il livre début décembre un nouvel album résolument funk. L’essai est réussi. La voix de Childish Gambino y est méconnaissable. Nouvellement papa, Awaken, My Love ! est aussi un disque sur la paternité. Childish s’adresse à son fils et lui prodigue les conseils que ses parents lui donnaient plus jeune. L’album livre même quelques moments de grâce comme sur « Redbone » où Prince semble ressusciter le temps d’un morceau. Une chose est sûre : lorsqu’étaient distribuées les graines de talent parmi les hommes, le tout-puissant eut la main particulièrement lourde une fois venu le tour de Donald Glover.

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Chance the Rapper – Coloring Book

Avant la sortie de son album The Life of Pablo, Kanye West promettait le plus grand album de l’histoire de la musique. Un album de gospel rap. A l’heure des bilans de fin d’année lorsqu’il s’agit de retenir un album mélangeant ces deux genres, on est plutôt tenté de parler de la dernière mixtape du rappeur présent sur l’intro du disque : Chance the Rapper. Multi-nominés aux Grammy Awards, le mec à salopette pourrait bien tout rafler cette année. Fini le rap sous-drogue de son précédent projet Acid Rap, Coloring Book est plus mature, plus profond, plus spirituel. La liste des invités est longue comme un repas de noël chez mamie et variée comme la carrière de Childish Gambino. Pourtant l’album reste cohérent. Lil Wayne et 2 Chainz s’invitent sur « No Problem » pour le morceau le plus festif de l’album, Future pose sa voix sur le beat aérien de « Smoke Break », et les rimes de Chance et Jay Electronica répondent à 3 minutes de choeurs de gospel sur « How Great ». Finalement Coloring Book c’est bon comme une boîte de chocolats de noël. Sans celui à la liqueur et sans risque de crise de foie.

A Tribe Called Quest – We got it from here… Thank you 4 your service

18 ans après leur dernier album, 8 mois après le décès de Phife Dawg, l’un des membres fondateurs, le légendaire groupe new-yorkais A Tribe Called Quest revient pour un nouvel et ultime album. Un groupe qui symbolise à lui tout seul la mouvance jazz-rap des années 90 et dont les conflits d’ego avaient eu raison de sa carrière. Réunis en studio juste avant la mort de Phife Dawg, ils livrent un album d’anciens qui ne tombe pas dans les pièges de ces projets de vieux groupe sur le retour. Le groove de Q-Tip est intact et se marie parfaitement avec le flow saccadé de Phife Dawg. La liste des invités est impressionnante, la qualité de l’album l’est tout autant. La recette du groupe est retravaillée à la sauce 2016 au sein d’un album profondément politique. Le rap c’était pas mieux avant. Surtout quand Tribe sort un album.

À lire aussi, la chronique complète de l’album .

Métallique, psychédélique, éthylique – Top 5 des albums de 2016

Haut Courant passe la seconde vers 2017, mais regarde dans le rétroviseur de l’année musicale. Montez à bord, on sort l’autoradio de la boîte à gants et on se repasse les 5 meilleurs albums de l’année avec la rédaction. Aujourd’hui, Léo zigzague entre guitares viking, blast beat et rock psychédélique à bord de sa 106 trois portes.

Amon Amarth – Jomsviking

Jomsviking est sans doute l’album le plus accompli d’Amon Amarth. Avec ce dixième opus studio, les Suédois connus pour leur Viking metal technique et rapide évoluent naturellement vers un style plus mélodique. Jomsviking, leur premier concept album, raconte l’épopée d’un jeune Viking à qui son amour est refusé et qui a juré de se venger. Le premier titre, « First Kill », raconte l’évènement déclencheur de cette saga inspirée par les Jomsvikings, ordre de guerriers païens quasi-mythique. Les ponts et les montées dans « On a Sea of Blood » ont des relents de heavy metal traditionnel, mais n’enlèvent rien à la puissance du disque, confirmée par le mur de guitares qui s’abat dès le titre suivant, « One Against All ». Au final, Jomsviking est un album surprenant dans le bon sens du terme, à l’image du titre « A Dream That Cannot Be » où Jonah Hegg partage le micro avec Doro, première voix féminine invitée par Amon Amarth.

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Blues Pills – Lady in Gold

Au croisement du blues, de la soul, du rock’n’roll et du groove, Blues Pills nous ramène à la grande époque du rock psychédélique. Plus soul et moins rock’n’roll que leur premier opus éponyme, Lady in Gold prouve que la vague du « revival 70’s » est sur la bonne voie pour durer. Envoûtant, cet album est à la fois énergique et aérien, à l’image du titre d’ouverture éponyme. L’orgue dans la ballade « I Felt a Change », les chœurs dans « You Gotta Try », le refrain très soul dans « Rejection » : Blues Pills utilise tous les instruments à sa disposition sans sonner faux ou artificiel. Alliance de la chanteuse suédoise Elin Larsson, de la section rythmique des américains blues-rock psyché Radio Moscow et du jeune guitariste français Dorian Sorriaux, Blues Pills a même séduit le public métalleux du Hellfest. Une passion et une énergie communicatives, incarnées par le titre « Bad Talkers ».

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Anaal Nathrakh – The Whole Of The Law

Attention, oreilles sensibles s’abstenir. Dans The Whole Of The Law, ça braille, ça brutalise et ça fracasse. Avec ce neuvième album studio, Anaal Nathrakh persiste dans la veine de la violence musicale absolue. Une musique qui attrape l’auditeur par les tripes et lui maintient le crâne sous un déluge de blast beats, de guitares ultra-saturées et de vocalises aigües. Malgré quelques répits lyriques dans « In Flagrante Delicto » et « Extravaganza! », cet album est une mitrailleuse de brutalité à apprécier au second degré (ils ne publient pas leurs paroles), à l’image du morceau « On Being a Slave ». Qu’il s’agisse des riffs délicieusement malsains de « We Will Fucking Kill You » et « And You Will Beg for Our Secrets » qui nous renvoient aux églises norvégiennes en flammes des années 90 ou des beats hardcore de « Hold Your Children Close and Pray for Oblivion », inutile d’intellectualiser The Whole of The Law. Le duo de Birmingham ne laisse pas de temps de cerveau disponible à l’auditeur. Si l’apocalypse avait une bande-son, ce serait Anaal Nathrakh.

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Blood Ceremony – Lord of Misrule

Direction les années 70. Le rock psychédélique descend du mouvement hippie comme un guitariste sous hallucinogènes. Lord of Misrule est une machine à voyager dans le temps pilotée par les Canadiens de Blood Ceremony. Le voyage est sombre, la machine emplie de fumée. Il y règne une ambiance quelque part entre le rituel païen, le carnaval et la messe noire. Vos compagnons de route : le Londres victorien et l’atmosphère des films d’horreur des années 70. Lord of Misrule est un album difficile à saisir mais accrocheur, aux riffs efficaces entraînés par la voix habitée d’Alia O’Brien. Au croisement du heavy metal et du rock psychédélique, Blood Ceremony fait du neuf avec du vieux, des touches d’orgue sur « Loreley » au hippie « Flower Phantoms ». Si vous deviez ramener un unique souvenir de ce trip, ce sera sans doute la flûte qui vous accompagne tout au long de « Half Moon Street », ou ce solo possédé à la fin de « The Rogue’s Lot ». L’album est à l’image de la chanson éponyme, accrocheur, enivrant et empreint de mysticisme.

Airbourne – Breakin’ Outta Hell

Après 4 albums studio en 9 ans, Airbourne garde le cap avec Breakin’ Outta Hell : plein gaz vers le hard rock ! Véritable successeur d’AC/DC, le quatuor australien prouve qu’il est capable d’être aussi constant sur scène qu’en studio. Les riffs, la bonne humeur et l’alcool sont toujours au rendez-vous. Breakin’ Outta Hell n’est guère différent de ses prédécesseurs, mais demeure un très bon album de hard rock comme on n’en fait plus. Le titre éponyme sert une bonne entrée en matière, suivi du surprenant « Rivalry » au rythme plus lent. Un morceau qui aurait peut-être été plus à sa place en fin d’album, mais qui accroche et fait remuer des cheveux avec ses chœurs puissants. Autre surprise de cet album, l’endiablé « Thin the Blood », plus proche du rockabilly que du hard rock. De quoi s’amuser pour une soirée rock’n’roll, avec « When I Drink I Go Crazy » et la juste conclusion de cet album, la bien nommée « It’s All for Rock’n’Roll ». Bref, un disque à écouter sans trop réfléchir, pour le plaisir du bon hard rock !

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Du rock sous le sapin – Top 5 des albums de 2016

Haut Courant passe la seconde vers 2017, mais regarde dans le rétroviseur de l’année musicale. Montez à bord, on sort l’autoradio de la boîte à gants et on se repasse les 5 meilleurs albums de l’année avec la rédaction. Aujourd’hui, Simon zigzague entre rap, rock psychédélique et hommage à David Bowie.

La Femme – Mystère

La Femme est un groupe qui ne fait pas l’unanimité. Critiqué par certains pour leur manque de professionnalisme ainsi que pour leurs productions quelque peu étranges, adulé par d’autres pour les mêmes raisons, toujours est-il qu’il ne laisse pas indifférent. Leur dernier album, intitulé Mystère , est sorti en septembre dernier. Aussi barré que leur premier album Psycho Tropical Berlin, les six membres du groupe renouent aujourd’hui avec ce qui a fait leur succès, à savoir ce drôle de mélange des genres. Entre rock psychédélique, balade pop, voire un sursaut de punk par endroit («Tatiana»), La Femme est à visage multiple, un phénomène unique dans la scène française, qui cultive activement sa bizarrerie. Mystère est un ascenseur émotionnel qui commence comme une séance d’hypnose, vous emporte dans le spleen le plus total, vous perd dans le quartier de S.S.D (Strasbourg Saint-Denis), et vous ramène à bon port Vagues après vagues. Cet album est une véritable réussite, bien qu’il puisse rebuter de prime abord. Il faudra plusieurs écoutes à qui n’est pas familier à ce groupe au style atypique, mais reste à coup sur l’un des meilleurs albums sorti en cette année 2016.

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Jazzy Bazz – P-Town

Sorti en début d’année P-Town est le premier album de Jazzy Bazz, rappeur parisien de 27 ans originaire du « nord de la ville » comme il se plait à le dire. Plus auteur que rappeur, il possède une maîtrise de la langue et du verbe qui lui vaut d’être dans ce top 5. S’il se fait aujourd’hui un nom, c’est grâce à ses textes élaborés, où le verbe prime sur la punchline. S’apparentant plus à une sorte de poète moderne qu’à ses homologues rappeurs, Jazzy Bazz table sur un savant mélange entre une instrumentalisation qui colle parfaitement aux canons du rap actuel, tout en travaillant ses rimes de manière fine et ciselée. Plus proche de Mc Solaar ou d’Oxmo Puccino que de PNL ou Jul, il est un ovni dans le rap game d’aujourd’hui. En toile de fond la ville de Paris, monstrueuse cité, à la fois belle et triste, revient dans chaque chanson ou presque comme une obsession de l’artiste. Oscillant entre morosité avec « Fluctuat Nec Mergitur » et férocité sur le morceau « Le roseau », Jazzy Bazz a sorti cette année un album de haute voltige. Comme quoi, le rap c’était pas mieux avant.

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Fat White Family – Songs for our mothers

Autant prévenir tout de suite, Fat White Family n’est pas un groupe optimiste. Originaires d’Angleterre, les six mecs qui composent cette formation rock arpentent en titubant les scènes anglaises depuis 2011. Songs for our mothers est leur second album, et disons que celui-ci n’est pas agréable à écouter pour qui aime la musique joyeuse. Étranges et noirs, les dix morceaux qui composent cet album sont autant de vagues dissonantes et lourdes qui finissent par donner le tournis. Est-ce dû à leur fâcheuse tendance pour la consommation de produits en tout genre ? Ou bien le fait qu’aucun de ces six personnages ne semble avoir foi dans l’avenir qui se présente à eux ? Le fait est que tout cela se ressent dans leurs productions, et qu’il faut avoir le cœur bien accroché pour survivre à tant de tristesse. Certains morceaux comme « We Must Learn to Rise » ou « Love Is The Crack » sont lourds et hypnotiques, d’autres au contraire sont plus aérés et semblent même provenir d’un autre album, à l’image de « Whitest Boy on the Beach », étrange morceau aux sonorités new waves lointaines. Sorte d’hybride dégénéré des grandes heures du punk rock et de la cold wave anglaise, cet album n’est pas à mettre entre toutes les mains donc, mais ravira les amoureux du nihilisme et de l’ironie anglaise, comme un bon shot de whisky au réveil après un lendemain de soirée.

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Iggy Pop – Post Pop Depression

Il est de retour, après presque 50 ans de carrière Iggy « l’iguane » Pop fait encore parler de lui et a sorti en mars dernier Post Pop Depression, son dix-septième album studio. Alors certes, le mythique chanteur n’est plus le punk incontrôlable et autodestructeur qu’il a été dans sa jeunesse (pas si lointaine), mais son dernier album respire encore les effluves lourdes et acres du plus grand des chiens du rock. Dans le lot pas que des grands morceaux, il faut bien le dire. Le titre « Sunday », par exemple, me laisse de marbre. Mais, outre ces considérations personnelles, cet album est étonnamment frais et s’éloigne largement de ce que l’on aurait pu attendre d’un papy du rock. Au contraire, Iggy propose ici un album vif, où rien ne laisse paraître de l’usure du bonhomme qui tient encore cette voix qui a fait ses grandes heures de gloire. Pur album de rock, moins agressif que dans les jeunes années du chanteur, Post Pop Depression mérite le détour. A écouter absolument pour se convaincre de la chose, les morceaux « Gardenia », « Break Into Your Heart » et «Paraguay», qui sont les pièces maîtresses de cet album pas si dépressif que ça.

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David Bowie – Black Star

Cela n’a échappé à personne, en janvier dernier mourrait David Bowie, icône de la scène anglaise, et sans conteste l’un des musiciens les plus reconnus de ces dernières décennies. Difficile de décrire en seulement quelques mots ce que l’artiste a su insuffler à la musique, arpentant d’une rive à l’autre le rock, le glam, la pop, le funk. Il était un transformiste insatiable qui a su au fil du temps nous revenir à chaque fois sous une forme différente. Sorti le 8 janvier, deux jours avant sa mort, « Black Star » est son dernier album. Il marque d’une croix blanche la longue carrière de l’artiste. Réalisé dans les derniers mois de vie du chanteur, l’album est une véritable œuvre testamentaire, et montre un Bowie plus sombre que d’habitude. D’une allure mystique, l’album flotte dans une profonde noirceur, agrémentée par moment de grands instants de clairvoyance et de bien être. Comme un chant du cygne à la fin de l’album, les morceaux « Dollar Days » et « I Can’t Give Anything » émergent de la morosité ambiante qui règne et tendent la main à l’auditeur qui jusqu’ici nageait dans une grande affliction. Sans conteste, la mort était présente dans l’esprit de Bowie quand cet album a vu le jour, et son décès ne fait qu’augmenter ce ressenti. Mais il convient d’admettre au final que ce « Black Star » est aussi un des albums marquants de la carrière du chanteur aux milles visages, qui aura réussi jusqu’au bout à garder cette part de mystère qui le caractérisait.

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Régionales 2010 en Languedoc-Roussillon

Vendredi, samedi et dimanche. Trois jours par semaine pour le maximum d’infos, enquêtes et reportages sur les élections Régionales qui se préparent en Languedoc-Roussillon. La rédaction de Haut Courant va se plier en quatre pour vous… Nous attendons vos réactions !

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++++Tous nos articles

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===================[Les clefs pour comprendre :]

 15/03 Premier tour des Régionales : Le pouls des QG de campagne

 12/03 Elections Régionales : les tracts en revue

 10/03 Voter : « il y a une application pour ça »

 7/03 Des candidats qui ne croient pas vraiment aux sondages ( sondage du 7 mars, Midi Libre )

 17/02 La Région, un cimetière pour les élites ( par William Genieys )

 10/02 Peut-on croire le sondage vérité ? ( Sondage du 9 février )

 7/02 Jacques Molénat, retour sur « la » phrase qui a fait basculer les régionales

 4/02 Le Conseil régional : mode d’emploi

 31/01 « L’extrême droite est historiquement ancrée dans le Midi »

 30/01 2004-2010 : Quel bilan pour Georges Frêche ?

 24/01 Les règles du jeu

 20/01 Le chômage au cœur des régionales

>>>Les programmes liste par liste ( Montpellier Journal )<<<

>>>Nos articles liste par liste<<<

>>>Les articles à la Une<<<

========================[Les infos pour réagir :]

 15/03 Georges Frêche à son apogée

 15/03 France Jamet : « Face à Frêche, le Front National doit former une grande opposition »

 15/03 Europe Ecologie : une soirée électorale « aux airs de 21 avril 2002 »

 15/03 Une vidéo personnalisée de Xavier Bertrand, pour mobiliser l’électorat UMP

 12/03 Une semaine avec Europe Ecologie

 12/03 Jean-Claude Martinez : « depuis 35 ans j’élève le peuple. Je leur fais croire qu’ils sont intelligents. »

 12/03 « Mais qu’est-ce qu’il a ce Georges ? »

 9/03 Dominique Voynet : « Il faut choisir sa Gauche »

 8/03 Pour la Journée de la femme, Martine Aubry vient au secours de son « amie » Hélène Mandroux

 8/03 Martine Aubry : « quand on est socialiste, on est féministe »

 6/03 « A Gauche Maintenant » marche contre Agrexco

 19/02 Le Languedoc-Roussillon devient un enjeu national pour Europe Ecologie

 19/02 « A Gauche Maintenant » : Une unité anticapitaliste dans un contexte antisocial

 18/02 Daniel Cohn-Bendit : « Je suis un utopiste réaliste »

 17/02 Mandroux, « maire courage » selon Montebourg
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 15/02 Patrice Drevet : « j’espère bien dépasser les 10% au premier tour »

 15/02 Christian Jeanjean : « Couderc ne tient pas Frêche à distance »

 15/02 Jeanjean roule sur les terres de Frêche

 15/02 Le MoDem jette l’éponge

 14/02 MoDem : Alerte orange en Languedoc Roussillon

 14/02 Le dépôt des listes du MoDem en Languedoc-Roussillon est repoussé à lundi

 14/02 Georges Fandos : « Il faut éviter la concentration sur Montpellier »

 14/02 Christian Jeanjean en route pour les Régionales

 13/02 Martine Aubry, cible privilégiée des attaques de Georges Frêche

 12/02 Romain Ferrara : « Pour moi, Raymond Couderc est le meilleur »

 12/02 Malgré la polémique, Frêche reste un poids lourd en Languedoc-Roussillon

 10/02 François Liberti : « Pour l’émer­gence d’une gauche de transformation sociale »

 8/02 Extrême-Gauche : l’union fera t-elle la force ?

 8/02 Christian Jeanjean 100% gagnant sur Facebook

 7/02 Georges Frêche : l’anti-parisianisme comme thème de campagne

 6/02 MoDem : Marc Dufour présente sa propre liste

 6/02 Europe Ecologie au centre de toutes les attentions

 5/02 Emmêlé dans ses contradictions, le MoDem va tenter de se mettre en marche

 5/02 Régionales en Languedoc-Roussillon : Bienvenue chez les fous !
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 4/02 Gauche anti-frêchiste : « coup d’Etat » du PS?

 4/02 Rencontre avec un militant : une autre idée du socialisme

 3/02 L’engagement écolo vu par les militants d’Europe Ecologie

 2/02 Raymond Courderc lance la tournée des « Oubliés » en Languedoc-Roussillon

 1/02 J-L Roumégas : « les socialistes ne peuvent pas se poser en rassembleurs de la Gauche alors qu’ils sont divisés »

 30/01 Christian Jeanjean lance sa campagne au Mas-Drevon

 29/01 Déclaration d’Hélène Mandroux, jeudi 28 janvier

 29/01 Hélène Mandroux appelle au rassemblement de la gauche anti-Frêche

 29/01 Grande Motte : les socialistes se réunissent autour du sport et de ses enjeux politiques.
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 28/01 Georges Frêche a-t-il vraiment dérapé ?

 26/01 Europe Ecologie peaufine sa stratégie

 24/01 L’écologie au sein de la politique du Conseil Régional

 24/01 Georges Frêche controversé mais soutenu

 24/01 Julien Sanchez : « Le FN n’a jamais été un parti raciste »

 23/01 La candidature de Georges Frêche : « un aveu d’impuissance » de la direction du Parti socialiste

 21/01 Sondages mi-janvier

==========================[Ailleurs sur le Net :]

 Rue89 : Régions en campagne (en partenariat)

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 Midi-Libre

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 France 3 Languedoc Roussillon

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1. Elections Régionales : les tracts en revue

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 Igor Gauquelin

 http://languedocroussillon.free.fr/Region_languedoc_roussillon/Region.php

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 http://www.julesguesde.fr/new_site/spip.php?article245

 http://www.midilibre.com/articles/2009/12/18/A-LA-UNE-Dernier-budget-avant-le-reglement-des-comptes-1041442.php5

 http://www.sports-sante.com/index.php/tag/oeuvre-artistique-a-la-maniere-de

 http://emblemes.free.fr/site/index.php?option=com_content&view=article&id=454:armoiries-du-languedoc-roussillon&catid=61:languedoc-roussillon&Itemid=111

Mis à jour le 15 mars à 23h30