François Hollande remporte la bataille du web

Si la vérité des urnes a permis à François Hollande de s’affirmer comme large vainqueur (56,6%), la semaine précédant le second tour des primaires socialistes a donné lieu à une bataille d’une grande intensité sur les réseaux sociaux, notamment Twitter.

Haut Courant sur Radio Campus: les primaires socialistes

Cette semaine, la venue d’Arnaud Montebourg à Montpellier donne l’excuse parfaite pour parler des primaires socialistes. Comment se dérouleront-elles ? Qui se présentera ? Qui pourra voter ? Vous trouverez les réponses dans le podcast.

Au sommaire cette semaine

  Hugo Jolion-David explique comment vont se dérouler ces primaires socialistes.

 Damien Fournier présente un reportage sur la venue d’Arnaud Montebourg dans l’Hérault.

 Claire Peyrard fait le résumé d’une polémique née d’un article dans Direct Montpellier Plus.

 Lucie Delorme se met dans la peau d’un sympathisant allant voter, le 9 octobre prochain, pour les primaires.

Haut Courant sur RCM

Le président : chronique d’un « monstre » politique

Mercredi 15 décembre sort Le président, le nouveau documentaire d’Yves Jeuland. Près de deux mois après la mort de Georges Frêche, le film retrace la dernière campagne politique de « l’empereur de Septimanie » : les Régionales 2010.

Les larmes coulent sur son visage, sa voix est éreintée par l’émotion. Debout sur la tribune, Georges Frêche galvanise une audience déjà toute acquise à sa cause. Ce moment fort du documentaire est symptomatique du dilemme vécu par la caméra d’Yves Jeuland. « Le président » l’avouera plus tard, mais il ment. L’histoire qu’il raconte, son grand-père travaillant dur et uniquement muni de sabots, est fausse ou romancée du moins.

L’empathie gagne pourtant le spectateur. Le réalisateur, qui a pris conscience qu’il suivait «le dernier combat d’un homme», restitue toute l’ambiguïté et la complexité du personnage. Fort, grande gueule et orateur de talent, mais cynique et prêt à tout pour gagner, le trait caractéristique du personnage était de mettre en application sa philosophie de vie : «Je suis un tendre, mais si vous êtes trop tendre, on vous tue. Moi, je tue le premier et je pleure après.»

Dans la peau de Georges Frêche

L’immersion dans l’univers frêchiste est totale, Yves Jeuland a parfaitement su se faire oublier des protagonistes. Le résultat donne l’impression au spectateur de vivre la campagne de l’intérieur, sans intermédiaires. Les relations de l’ancien maire de Montpellier avec ses collaborateurs ne subissent visuellement pas de contraintes. À tel point qu’ils en oublient souvent la présence du réalisateur.

Frédéric Bort, directeur de cabinet, est omniprésent et ses conseils sont parfois immoraux. «Il faut mentir en politique» explique-t-il au grand Georges. Ce dernier, qui visiblement n’a pas besoin de conseil en la matière, reconnaît plus tard qu’il sort parfois «les chiffres qui lui viennent à la tête».

La solitude du pouvoir

Le documentaire met en exergue la façon de faire du « président ». L’homme est politiquement seul dans son combat, ses colistiers ne sont que très peu présents et tentent dans de rares occasions d’ajouter leurs touches à cette campagne. L’impression ressentie accorde une grande place à son cabinet. Frédéric Bort et Laurent Blondiau, responsable de sa communication, le harcèlent de remarques et de recommandations.

Des consignes qu’il ne suit qu’occasionnellement. «Pas d’attaques personnelles !», son communicant se veut implacable, « l’empereur de septimanie » dans son entêtement l’ignore. Critiquant tour à tour Arnaud Montebourg, «ce petit morveux», Martine Aubry et le plus souvent sa nouvelle rivale Hélène Mandroux, sa campagne est sans concession.

Sur fond d’affaire Fabius

Au-delà du charisme de Georges Frêche, le documentaire a gagné un intérêt soudain le 28 janvier 2010. Dans l’Express, le président attaque Fabius sur sa «tête pas très catholique». Cette campagne des régionales, qui devait se résumer en un affrontement entre la gauche Frêchiste et la droite de Raymond Couderc s’est transformée en une lutte fratricide entre socialistes. L’ancien maire de Montpellier devint alors une attraction nationale. Défendu ou pourfendu, les médias se sont focalisés sur le personnage et l’élection est devenue une sorte de référendum dont « le président » est sorti gagnant.

La conclusion est identique pour ce documentaire qui dépeint avec brio la personnalité d’un des leaders les plus charismatiques de la politique régionale et française.

« Le président » : la bande-annonce du film

Rock en stock : la Frêche mania enflamme le Comptoir du Disque

Depuis une dizaine de jours, le Comptoir du Disque est aux couleurs du Languedoc Roussillon.

Depuis des années, Alain Boucher met subtilement en scène les vitrines de son magasin. Sous les yeux des passants médusés, les variations sont multiples : car, au gré de l’actualité, les collections et anthologies sont régulièrement renouvelées. Aujourd’hui, cette véritable muséographie fait parler d’elle : derrière les parois vitrées, s’offrent un drapeau de la région Languedoc Roussillon, une lithographie de Georges Frêche en Elvis Presley et des albums de Martine, célèbre petite héroïne des éditions Casterman.

Le 11 Mars, lorsque Martine Aubry s’est rendu salle Pétrarque pour soutenir la candidature d’Hélène Mandroux, la nuée de journalistes, qui n’avaient d’yeux que pour la Première secrétaire du PS, est passée sans égards devant cette caricature chatoyante.

Quelques jours plus tard, des albums de Martine au zoo et Martine en avion venaient garnir la fameuse vitrine et tenir compagnie au fringant Georges américanisé. La saynète est cocasse, il paraît d’ailleurs qu’elle fait glousser la Septimanie. Martine_en_avion.jpg

Cette impertinence a germé dans la tête d’Alain Boucher en pleine campagne des Régionales : « ces élections n’ont pas franchement passionné les Français, sauf en Languedoc Roussillon. Je suis l’actualité et je voulais faire une vitrine sur ce thème. Georges Frêche n’ayant pas sorti de disque à ce jour, j’ai fait éditer cette carte postale. Évidemment, il y a un peu de provoc, j’aime bien interpeller. »

L’illustration respire la « rOCk attitude » chère à tous les rebelles : chevalière à l’index et ceinturon frappée de la croix occitane, le King de Roussillon arbore aussi le micro à portée de bouche pour chanter les louanges de ses adversaires.

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A ce titre, « Mr Frêche est un rocker ! » Certes, le clin d’œil est excentrique mais l’évidence de la formule frappe de justesse : populaire et effronté, le politique en question bénéficie aujourd’hui de l’aura d’une vedette.

En janvier 2010, l’imagination foisonnante de l’antiquaire du disque avait déjà frappée puisque la carte de vœux du magasin, adaptée de la pochette de l’album Sergent Pepper des Beatles, avait statufié Frêche dans le marbre, au côté du personnel du magasin et des habitués du quartier.

Inspiré, Alain explique :  » en fait, ça fait longtemps que je voulais faire ça. Et, si ce n’était que moi, je sortirai ce genre de carte tous les jours. Pour cette dernière, j’avais aussi pensé à la « Frêche attitude »…bref, mes idées fusent dans tous les sens parfois ».

Ainsi, l’antre discographique de la place Pétrarque ressemble à un musée, où chaque note distillée fait mouche.

« Mais qu’est-ce qu’il a ce Georges? »

Ce jeudi 11 Mars, Georges Frêche accompagné du sénateur Robert Navarro, a tenu son dernier meeting avant le premier tour des élections régionales au parc des expos. Il a rassemblé près de 2500 personnes autour de son programme, des piques sur Martine Aubry et bien d’autres.

Mais qu’est- ce qu’il a ce Georges ?

Il fallait être au parc des expos pour avoir la réponse. Tout commence par une revue de presse sur des écrans géants dans la salle obscure avec comme fond sonore la chanson « Georges » d’Olivia Ruiz et de Salvatore Adamo. Son passage à Canal +, la chronique d’Eric Zemmour, etc. Les communicants ne perdent pas leurs habitudes : utiliser les médias pour créer de l’événement et séduire des électeurs potentiels. Georges Frêche suscite auprès de son auditoire ému, des larmes aux yeux mêlées à des rires aux lèvres.

La parole aux électeurs

Assis près d’une allée, Mr Duroux, montpelliérain, sympathisant agé de 51 ans, nous en dit un peu plus sur son candidat: « Il dit tout haut ce que pensent les gens tout bas. Je suis Georges Frêche depuis 30 ans. Il a développé Montpellier avec la salle des sports, les monuments, les magasins, etc ». Des éléments de son programme ne le laissent pas indifférent : « la création de nombreux emplois avec le développement du tourisme, la distribution de PC portables gratuits dans les lycées et le TER à 1 euro. L’aide aux villes qui sont en train de mourir comme Béziers. »

Il finit par regretter la guerre intestine au sein du Parti Socialiste qui risque de les discréditer pour les Présidentielles.
Un peu plus loin, Denise 50 ans, militante depuis trente ans est venue soutenir le président de région. Ce qui lui plaît, c’est sa force et sa continuité : « il a toujours su être auprès du peuple. Son programme donne aussi des avancés et surtout beaucoup d’aides pour les gens en difficulté ». Quand on lui demande s’il manque quelque chose dans le programme : « Je ne vois pas. Mais il faudrait que Palavas rentre dans l’agglomération ».

Les balivernes de Georges

Georges Frêche n’a pas ménagé ses adversaires : il a ironisé sur le déplacement d’Arnaud Montebourg dans la région qui a réuni selon lui quarante et une personnes seulement.
Quant à Martine Aubry, elle est considérée comme « une naine » du parti socialiste à l’opposée de la grandeur de François Mitterrand.
Le panier qu’Aubry lui a offert et en particulier les boites de cassoulet ne l’ont pas laissé indifférent. Il se demande s’il ne va pas lui offrir la collection de Martine.

BALIVERNES

Trêve de plaisanterie, le Président de région revient sur le racisme social envers les citoyens du sud de la France : « Ce mépris dont le Sud est victime depuis tant d’années. Un racisme insidieux se cache derrière, une moquerie sur l’accent, une critique de notre aptitude à innover et à travailler ».
Aussi, il reproche au parti socialiste de réunir un électorat de « bobos » et de pauvres en délaissant souvent les classes moyennes.

Son programme

George Frêche présente brièvement les points phares de son programme:

Le logement est une de ses priorités notamment l’accès aux logements sociaux pour les gens les plus défavorisés. Un des axes essentiels est celui de l’éducation. Il propose un ordinateur portable gratuit pour chaque lycéen dès le 1er Janvier 2011. Le budget de la recherche se verrait doubler. Il met l’accent sur le développement du plan Campus avec le fusionnement des universités de Montpellier en Janvier 2012.
Quant aux infrastructures, il veut favoriser le développement des emplois en créant notamment une ligne à grande vitesse. Le transport ferroviaire serait facilité par le prix du billet de TER à 1 euro.

Il rappelle l’importance de la viticulture. Le développement du vin blanc, du rosé et du vin bio labellisé Sud de France, la marque du Languedoc-Roussillon. Ce point n’est pas abordé de manière anodine puisqu’il a rendu visite aux vignerons de l’Occitane à Servian, en fin de matinée le même jour.

Enfin, il met en avant le secteur tertiaire en doublant le budget du tourisme. Une fois n’est pas coutume, il voit les choses en grand : La ligne à grande vitesse notamment entre Montpellier Perpignan, la création d’une grande agglomération qui inclurait Nîmes et Sète.
Son clin d’œil sur le plan de relance de Béziers et du port d’Agde suscite de vives réactions dans la salle:

Georges Frêche veut aider Béziers et Agde

Le président de région finit son meeting en encourageant ses militants à « tous ensemble déplacer des montagnes » en s’engageant par exemple, dans des syndicats ou encore des associations.

Le spectacle se termine comme à son début avec la fameuse chanson d’Olivia Ruiz et de Savaltore Adamo. Les gens chantent à tue-tête avec Georges qui, à contre-temps reprend ses vieilles traditions révolutionnaires : « ah ça ira ça ira… les aristocrates on les pendra »…

Retour au dossier spécial Régionales 2010 en Languedoc-Roussillon

Dominique Voynet : « Il faut choisir sa Gauche »

C’est au nom d’une « vieille complicité » que Dominique Voynet est venue soutenir Jean-Louis Roumégas dans la dernière ligne droite du premier tour des élections régionales, mardi 9 mars à Montpellier. Avec une simplicité et un franc-parler qui la caractérisent, la co-fondatrice du parti des Verts a un objectif en tête : le second tour pour son acolyte écologiste.

Europe Écologie aime les symboles. Et quoi de plus symbolique que la visite de l’une des figures historiques des Verts ? Authentique écologiste, venue en tramway après avoir tracté dans les rues de Montpellier aux côtés de Jean-Louis Roumégas, Dominique Voynet donne une petite conférence de presse à la brasserie Le Sud, face à l’Hôtel de Région.

Une institution régionale dépouillée

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Entourée de quelques-uns des candidats d’Europe Écologie pour les Régionales, Mustapha Majdoul, Agnès Langevine et Katia Mingo , l’édile de Montreuil est longuement revenue sur la menace que représente la réforme sur les collectivités locales sur l’institution régionale.

Selon la sénatrice de Seine-Saint-Denis : « la Région est aujourd’hui menacée par les réformes du gouvernement. Notamment en ce qui concerne son autonomie financière et fiscale. En effet, la région est accusée d’être une institution dépensière par le président de la République. » Et de rajouter : « l’absence d’autonomie financière est extrêmement inquiétante. La promesse venant de la droite qui est de baisser les impôts régionaux est un peu facile à faire : les conseillers régionaux ne voteront quasiment plus rien de leur budget ».

Pourtant, Dominique Voynet rappelle l’importance de l’institution régionale. Elle cite quelques exemples : « la Région permet d’assurer la solidarité des territoires, elle est responsable de la formation professionnelle, elle prend en charge les lycées. Elle a notamment la responsabilité de mettre en place la formation pour les nouveaux métiers dont on aura besoin demain ».

La réforme des collectivités locales est, pour l’ancienne ministre de l’environnement, « un dépouillement de l’institution régionale ». Elle rappelle que « c’est peut-être la dernière fois que l’on procède à l’élection des conseillers régionaux, un scrutin de liste qui permet une juste représentation des hommes et des femmes. Si l’on laisse faire le gouvernement, demain on élira des conseillers territoriaux, siégeant à la fois au département et à la Région, élus sur la base de gros cantons regroupés. Ce, au détriment de la parité et au détriment de l’autonomie institutionnelle ».

Pour Dominique Voynet, le chef de l’État souhaite mettre en place un mode de scrutin adapté aux besoins de son parti et amplifier le mouvement de re-centralisation engagé à tous les niveaux : « après l’Université, l’Hôpital, la Justice, la Police, … c’est au tour des collectivités territoriales ».

« Il faut choisir sa Gauche »

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Ainsi, pour Dominique Voynet, le Languedoc-Roussillon mérite une meilleure campagne électorale que celle qui a été offerte aux électeurs jusqu’à présent. « La maladresse des partis, d’une part, et l’utilisation du scrutin pour en faire une sorte de plébiscite pour ou contre le sortant d’autre part, prime sur tout le reste », affirme l’écologiste. La tête de liste Europe Écologie Languedoc Roussillon, Jean-Louis Roumégas, rajoute : « la campagne a été confisquée par des faux débats». Il explique, entre autres, que le Parti Socialiste, au niveau national, a sacrifié le Languedoc Roussillon, « selon les propres mots du bureau national ».

Il reproche notamment au parti de la rose que « pour se refaire une image au niveau national, les socialistes ont utilisé l’affaire en Languedoc Roussillon, sans se préoccuper des conséquences ici. Ils considèrent donc qu’ici les électeurs sont des cobayes qui peuvent être sacrifiés sur l’autel de l’hégémonie du Parti Socialiste ou de l’image de Mme Aubry. C’est regrettable ».

Selon la sénatrice de Seine-Saint-Denis, « l’espoir de rassemblement a été torpillé par la Rue de Solférino. Il est temps de choisir sa gauche maintenant ». Ainsi, pas d’autres solutions pour Europe Écologie, que d’agir seule pour représenter la modernisation de la gauche. Et les atouts de Roumégas pour cela ne manquent pas : « une énergie formidable, une qualité d’écoute et de respect des autres. Il est attentif aux problèmes des gens », affirme Dominique Voynet.

L’inévitable évocation du président de Région sortant, Georges Frêche, n’a pas tardé. Ce dernier aurait effectivement affirmé ces derniers jours : « l’écologie, il y a ceux qui en parlent et ceux qui agissent », raillant ainsi la venue de Dominique Voynet. Et Jean-Louis Roumégas de lui retourner le compliment : « le Languedoc Roussillon était premier en matière d’énergies renouvelables, il a aujourd’hui reculé au 5e rang ».

Quant à Dominique Voynet, elle ne se sent que peu concernée par la sentence de Frêche : « quand on veut être le bon écologiste de service, on ne doit pas seulement s’intéresser à des équipements symboliques que l’on peut inaugurer un dimanche soir. On doit, dans son domaine de compétence, mettre en place des politiques en vraie grandeur qui vont permettre la création d’emplois. L’enjeu est de passer de la phase expérimentale à la diffusion des bonnes pratiques en vraie grandeur ».

Elle ajoute en souriant : « quand j’entends cette phrase de Georges Frêche, je n’ai pas envie de la prendre pour moi. Jamais les écologistes n’ont été des bavards qui n’agissaient pas… On agit à la mesure des responsabilités qui nous sont confiées par les électeurs ». Chose confirmée par Jean-Louis Roumégas : « les écolos ont souvent été considérés comme des alliés sympathiques mais pas essentiels et au cœur des politiques ».

Par contre, pour l’ancienne ministre de l’environnement, la phrase de Georges Frêche s’appliquerait « magnifiquement » à Nicolas Sarkozy : « le président a prétendu se faire le champion de l’écologie mais vient de se renier à plusieurs reprises ses dernières semaines : qu’il s’agisse des phrases désastreuses prononcées au Salon de l’Agriculture, ou qu’il s’agisse de son attitude concernant la prévention des risques naturels. Le président de la république est inconséquent, il agit au hasard des rencontres et dit tout et son contraire ».

« Risques de tempêtes et d’inondations, on ne nous a pas écouté »

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Cette rencontre aura aussi été l’occasion, pour Jean-Louis Roumégas, d’un petit retour sur l’actualité, peu drôle, mais ô combien au cœur des préoccupations écologistes : la tempête et les inondations en Vendée et dans l’Ouest de la France ayant causé une soixante de morts. Le porte-parole national des Verts rappelle que le Languedoc-Roussillon est l’une des régions les plus fortement menacées par les risques d’inondations : « nous avons des zones submersibles très importantes ».

Toujours selon lui, cette catastrophe naturelle prouve que « les écologistes ont malheureusement eu raison trop tôt. On ne les a pas écouté ». Il critique l’utilisation politique qui est faite de ce drame par les membres du gouvernement : « les hélicoptères ministériels viennent déverser de la compassion et des promesses… Mais en réalité, on le sait bien, rien ne va changer. Après les inondations dans le Gard, en 2005 et 2008, rien n’a changé. Des digues qui ne font que menacer encore plus gravement les habitants ont été construites. Des permis de construire continuent d’être distribués dans des zones inondables. De même, on continue à monter des murs, des digues, non pas pour protéger les habitants, mais pour pouvoir continuer l’œuvre d’urbanisation ».

Ainsi, il rappelle que le projet politique porté par Europe Écologie est avant tout de stopper l’urbanisation et de restituer à la nature ses zones d’expansion spontanée. Notamment pour mieux gérer ces risques d’inondations.

Retour au dossier spécial Régionales 2010 en Languedoc-Roussillon

Pour la Journée de la femme, Martine Aubry vient au secours de son « amie » Hélène Mandroux

A une semaine du premier tour des élections régionales, Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste est venue apporter son soutien à Hélène Mandroux, candidate PS en Languedoc-Roussillon. Accompagnée par un cénacle de figures féminines du PS, à l’occasion de la journée de la femme, la maire de Lille s’est employée à remettre sur les rails la campagne socialiste dans la région. Retour sur une visite éclair en terre languedocienne.

« Campagne neigeuse, campagne heureuse ! ». La neige tombée abondamment hier sur Montpellier n’a pas manqué d’inspirer Martine Aubry, en visite lundi 8 mars à Montpellier aux côtés d’Hélène Mandroux.

La première secrétaire du Parti socialiste a choisi, non sans habileté, la Journée de la femme, pour venir soutenir son « amie », dont les derniers sondages lui redonnent des raisons d’espérer. La maire de Lille faisait ainsi d’une pierre deux coups : se poser en porte-drapeau d’une parité homme-femme qui doit être « une réalité », et remettre sur les rails la campagne de Mme Mandroux.

Un véritable « pack de femmes »

Pour sa venue dans la capitale languedocienne, Martine Aubry était accompagnée, selon ses propres mots, d’un véritable « pack de femmes ». Se trouvaient notamment à ses côtés, Élisabeth Guigou, députée de la Seine-Saint-Denis, ancienne Garde des Sceaux, Adeline Hazan, maire de Reims, députée européenne, Valérie Fournayron , députée-maire de Rouen, Laurence Dumont, députée du Calvados et secrétaire nationale à la formation, Aurélie Filipetti, députée de la Moselle, porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, ou encore Farida Boudaoud, conseillère régionale en Rhône-Alpes… Une délégation « avant tout féminine, et non parisienne » prend soin de préciser la première secrétaire.

A leur arrivée dans le centre-ville, salle Pétrarque, première étape de leur visite éclair, la cohorte féministe, Martine Aubry et Hélène Mandroux en tête, a reçu les doléances d’une assemblée exclusivement féminine.

Une première entrevue au cours de laquelle les deux protagonistes de la matinée n’ont pas ménagé leurs efforts pour afficher leur grande proximité. Tutoyant la première secrétaire du PS, la maire de Montpellier n’a eu de cesse, dans son discours liminaire, de remercier « Martine » pour son « courage » et sa volonté de « retrouver les vraies valeurs du PS » en Languedoc-Roussillon.

Martine Aubry, de son côté, n’était pas en reste côté complaisances. « Avec Hélène nous nous connaissons bien, il est vrai que nous sommes amies depuis longtemps et nous nous appelons souvent » a expliqué a plusieurs reprises la maire de Lille. Et de poursuivre, « les femmes, nous ne sommes jamais en concurrence », en oubliant sans doute, l’espace d’un instant, sa rivalité avec Ségolène Royal lors du congrès de Reims de novembre 2008.

Point de querelle avec Hélène donc. Au contraire, les deux femmes poussant même la mise en scène jusqu’à une remise de cadeaux, avec, pour Mme Mandroux, « un foulard fleuri et très coloré ». Échanges qui ne sont pas sans rappeler la réconciliation du meeting de Rezé, entre Martine Aubry et Ségolène Royal, à la veille des élections européennes de juin dernier.

Relancer la dynamique de la campagne

Avec sa « chère Hélène » l’heure est donc à l’entre-aide et à la « solidarité féminine ». Car pour Martine Aubry, « seule une femme pouvait accepter et porter ce lourd combat ». Dès lors, l’issue des élections régionales ne fait guère de doute pour la première secrétaire. Elle l’affirme avec force : « il faut que ça soit une femme, ça sera Hélène ! ». Fermez le ban.

De son côté, la candidate se veut plus prudente. Si elle affirme que « cette bataille », elle va « tout faire pour la gagner », elle le confesse volontiers : « nous sommes partis en retard ». Mais, les derniers sondages semblent la ragaillardir quelque peu. Interrogée par Hautcourant, Mme Mandroux souligne ainsi l’apparition d’une vraie « dynamique ». « Ce qui est important, ajoute la candidate, c’est que cette ligne continue à croître ».

Une dynamique que la venue de Martine Aubry en terre frêchiste devait à l’évidence renforcer un peu plus. La première secrétaire ne s’y est pas trompé. Lors de la deuxième étape matinale, davantage politique, au QG de campagne du maire de Montpellier, Mme Aubry a clairement montré sa volonté de redonner une impulsion à la campagne. Mêlant humour et attaques plus sérieuses, elle a monopolisé la parole devant une Hélène Mandroux visiblement effacée.

La première secrétaire du PS s’en est d’abord prise au candidat UMP, Raymond Couderc et « cette droite qui ici n’a pas hésité à faire alliance avec le FN ». « Quand je regarde ce que présente Couderc, ajoute Mme Aubry, c’est dans le fond le même programme que Jacques Blanc, avec du sarkozysme en plus ». Aux yeux du maire de Lille « il n’y a qu’un seul projet pour l’avenir du Languedoc Roussillon c’est celui porté par Hélène et son équipe, car pour battre la droite, rien de mieux que la gauche ! ».

Fustigeant à plusieurs reprises le débat sur l’identité nationale, elle lui a opposé le « vivre ensemble » de Mme Mandroux : « alors que Sarkozy nous a poussé vers cet ignoble débat sur l’identité nationale et que les français l’ont refusé, le vivre ensemble c’est ce que nous devons défendre quand nous sommes à gauche ; c’est ce vivre ensemble qu’Hélène propose dans son projet ».

Un panier garni pour Georges Frêche

Mais, pour conclure cette matinée, Martine Aubry se devait de terminer par un geste fort, en mesure de capter l’attention des listes adverses. Et la cible était toute trouvée : Georges Frêche !

Il est vrai, qu’en cette Journée de la femme, s’en prendre à un homme qui n’a jamais brillé par son féminisme éclatant, était plutôt aisé et bienvenu. La maire de Lille ne s’est pas fait prier. Ainsi avait-elle emporté dans ses bagages un véritable « panier garni » qui devait être remis dans l’après-midi « à Georges ».

Ce qui est sûr, c’est que son contenu ne devrait pas manquer de faire réagir « l’Empereur de Septimanie » : deux DVD de films avec Brad Pitt, à qui Georges Frêche s’est récemment comparé ; deux ouvrages, « Manuel de la communication non violente au quotidien » et « 211 idées pour devenir un garçon génial » ; deux disques dont le fameux « Femmes je vous aime » de Julien Clerc, ou encore deux magazines : un Têtu et un France Football, pour « les matchs de l’équipe de France qu’il verra pendant qu’Hélène Mandroux s’occupera de la région« .

Enfin et surtout, en conclusion de cette saillie humoristique, Martine Aubry a glissé dans son panier garni une petite touche personnelle pour le président sortant : un livre « sur les oiseaux ». « J’ai peur qu’il soit à cours d’inspiration donc je lui offre ce livre pour qu’il trouve d’autres noms d’oiseaux pour pouvoir me traiter » lance-t-elle, ironique. Il est vrai que depuis l’investiture de Mme Mandroux, Georges Frêche n’est pas tendre avec la première secrétaire, qualifiée, entre autres, « d’élue de la fraude ».

Interrogée par Haut Courant sur ces nombreux assauts frêchistes à son égard, Martine Aubry semble s’en amuser. « Tout ça me fait plutôt sourire » confie-t-elle avant de repartir en direction de l’aéroport.

Au final, si cette « campagne neigeuse » ne promet pas forcément une fin « heureuse », selon l’adage aubryiste du jour, elle reste néanmoins, à une semaine du premier tour, une campagne bien houleuse.

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Martine Aubry : « quand on est socialiste, on est féministe »

Lundi 8 Mars, la première secrétaire du parti Socialiste, Martine Aubry, et quelques compagnons socialistes débâtaient sur la Journée de la femme, salle Pétrarque à Montpellier.

Tandis que la ville se couvrait de son manteau blanc, les socialistes se sont réunis pour mettre à nue les discriminations rencontrées par les femmes. Des personnalités politiques tant nationales que locales étaient présentes dont, Elizabeth Guigou, députée de la Seine-Saint-Denis, Martine Aubry ou encore André Vézinhet, Président du département de l’Hérault.

Face à un auditoire d’une centaine de personnes Hélène Mandroux, maire de Montpellier, lance le débat. Sur fond d’élections régionales, elle rappelle l’importance de son programme et son engagement pour les femmes dans les familles mono-parentales. Sous le regard maternel de Martine Aubry, elle propose une prise en charge de la contraception chez les adolescentes avec une prise de sang gratuite en amont.

La prévention est au cœur du débat. Josette Sainte-Marie, présidente du planning familial de l’Hérault et colistière d’Hélène Mandroux, souligne l’investissement insuffisant des politiques pour la prévention dans les collèges : « La loi 2001 sur l’IVG et l’information sur la sexualité est de moins en moins appliquée ». D’après elle, il s’agit d’une des conséquences de « la restriction du personnel de la fonction publique notamment les infirmiers et médecins» effectuées par le gouvernement actuel.

Sous le slogan « Retrouvons nos valeurs », Hélène Mandroux revient sur le danger de la réforme des collectivités territoriales concernant la parité. Le mode d’élection uninominal mettrait à mal l’égalité entre les sexes dans les postes décisionnels. Toujours sur le thème du travail, Patricia Martin, responsable de la mission des jeunes à Thau, souligne les problèmes de parité dans l’accès à l’emploi pour les femmes et la promotion du C.V. anonyme.

Malgré l’aspect pragmatique et solennel de cette réunion, l’écrivaine d’origine algérienne Malika Mokeddem se démarque par sa sensibilité. Colistière d’Hélène Mandroux, mais encartée dans aucun parti politique, l’écrivaine tient à revenir sur l’Histoire de deux pays : la France et l’Algérie. En revenant sur la guerre d’Algérie, elle souligne les problèmes liés à une forme d’archaïsme qui était conservé dans son pays d’origine : « j’ai été discriminée dans ma propre famille. Les filles n’avaient pas les mêmes droits que les hommes ».

Le ministère de l’immigration est aussi dans sa ligne de mire : « le gouvernement français expulse des femmes et des enfants qui subissent des violences dans leur pays d’origine, alors qu’il devrait les aider ». Elle n’hésite pas au passage, à demander à la première secrétaire du parti socialiste de supprimer ce ministère « honteux », une fois que la gauche sera au pouvoir.

Martine Aubry conclue le débat sur l’espoir qu’a le PS de gagner les élections régionales. Elle propose ainsi une mission régionale de lutte contre les discriminations qui reprendrait des compétences de la HALDE, notamment sur les inégalités salariales entre les hommes et les femmes.

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Martine Aubry, cible privilégiée des attaques de Georges Frêche

Georges Frêche a le goût de la petite phrase. Sa récente « tournée » médiatique parisienne ne l’a pas démenti. Une nouvelle fois, le président de la région Languedoc-Roussillon s’est porté en héraut de la lutte contre le parisianisme. Avec une cible toute choisie : la première secrétaire du PS, Martine Aubry.

L’engagement écolo vu par les militants d’Europe Ecologie

Il y a quelques jours, la réunion hebdomadaire d’Europe Écologie se tenait dans leur local Boulevard Ledru Rollin, à Montpellier.
L’occasion de discuter de leur engagement avec les militants de ce rassemblement entre encartés verts, et sympathisants de tous bords. L’occasion aussi de faire le point sur ce que veut dire être « écolo » pour ces militants aux profils très divers mais qui s’accordent sur une chose: l’avenir de notre planète passe par l’écologie.

La tendance écolo

«Je suis écolo», voilà une phrase qui revient souvent ces derniers temps au détour d’une conversation. Comme si la victoire retentissante d’Europe Écologie aux élections européennes de 2009, avait lancé la mode. Ou plutôt relancé la mode…
En effet, d’après une étude de Jacques Theys, haut fonctionnaire au ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, la tendance « écolo » fonctionne par vagues et par reflux.

Depuis 30 ans, plusieurs périodes de sensibilité à l’écologie se sont succédées. De de 72 à 77, puis de 88 à 92. Plus récemment de nombreux problèmes environnementaux ont suscité une vive émotion chez les citoyens français: la vache folle, la catastrophe de l’Erika, les OGM, les différentes inondations entre 1999 et 2001, sans oublier ces deniers jours le séisme à Haïti. Autant de facteurs qui expliquent la montée de l’écologie et font du « développement durable », des produits « bio » et « naturels » les nouveaux mots branchés d’une génération écolo.

Car l’écologie est bel et bien une histoire de génération.

C’est quoi être « écolo »?

Mais concrètement, au quotidien et dans leur vision politique, qu’est ce qu’être écolo? Qui pouvait mieux nous en parler que ces militants du groupe Europe Ecologie de Montpellier.

Yvette Siol et Mariane Bauduc, la cinquantaine rayonnante, ne manquent pas une seule des réunions du groupe Europe Ecologie. Très motivées pour les élections régionales, elles vont aller tracter, coller des affiches mais aussi sensibiliser leur entourage aux valeurs de l’écologie et de ce rassemblement dans lequel elle croit, de plus en plus.

Au quotidien, et ce depuis quelques années, Yvette explique «Je prends les transports en commun. J’évite les supermarchés pour privilégier les producteurs locaux. J’essaye d’acheter avec le moins d’emballage possible, et évidemment, je trie mes déchets.» Le déclic pour elle? «Un jour j’étais dans le bus, et je me suis rendu compte que Montpellier se transformait en un vaste bloc de béton, des nouveaux édifices sortaient du sol à une allure inquiétante. Odysseum par exemple je n’y mets jamais les pieds…Je me suis sentie révoltée par le peu d’importance que l’on accorde aux questions environnementales. Oui, c’était un ras le bol de la politique frêchiste d’expansion.» Et Mariane d’ajouter: «il faudrait re-localiser le commerce, lui redonner ce coté humain. Un projet de centre commercial du genre Odysseum est prévu à Pézenas. Il faut parler de l’emploi, du social, et Europe Écologie en parle dans son programme.»

Car c’est bel et bien le programme qui rassemble tous les membres d’Europe Ecologie, qui est «une alliance entre les verts, et les non-verts, c’est à dire les non encartés. Un rassemblement pas toujours facile à coordonner…» explique Jean-Yves Blaes, le secrétaire d’Europe Écologie Montpellier.

Pourtant, c’est «ce rassemblement hétéroclite de gens d’horizons différents qui veulent suivre un projet constructif en mettant de côté leurs personnalités respectives» qui a séduit Eric, cet ingénieur en environnement. Pour lui Europe Écologie incarne une idée arrivée à maturité, qui permet de mettre de la cohésion parmi les militants. Lui aussi au jour le jour applique des principes simples pour être en adéquation avec son engagement: «Je roule à vélo, si je dois utiliser un véhicule je favorise le co-voiturage ou les transports en commun…»

Abdel Benbakir, formateur en informatique a quant à lui a un lourd passé de militant. Il démarre son engagement dans un mouvement anti-rasciste dans les années 80, puis il continue à s’investir dans différentes associations lyonnaises qui luttent pour le droit au logement , sans jamais vouloir s’engager en politique. En 1995, il assiste à un meeting de Dominique Voynet et Daniel Cohn-Bendit, qui le convainc de s’engager chez les verts, «c’est la première fois que je trouvais des valeurs de solidarité et d’altérité en politique». Europe Ecologie, c’est un peu la continuité, «pour moi, c’est une constellation de forces rassemblées.»

Une vraie force de rassemblement de la gauche, mais une alchimie en péril

A la question de savoir si Europe Ecologie a réussi à s’ouvrir à un public plus large qui trouvait le programme des verts trop restreint à l’écologie pure, la réponse varie d’un militant à l’autre. Pour Abdel Benbakir, «le programme des verts a toujours intégré des dimensions sociales et économiques de qualité, mais qui n’ont pas été rendues visibles.» En revanche pour d’autres comme Jean-Yves Blaes, «j’ai décidé de m’engager avec Europe Ecologie justement parce qu’au contraire des Verts, je trouvais leur programme plus ouvert, plus réaliste, à une échelle européenne. Bref la seule vraie force de recomposition de la gauche.» Et il suffit de voir les figures médiatiques emblèmes d’Europe Écologie, De José Bové en passant pas Eva Joly, sans oublier le très médiatique « Dany le Rouge » ou encore le ralliement récent d’Augustin Legrand, fervent défenseur du droit au logement, et même Stéphane Gatignon du PC, l’ouverture est bien le maître mot. Abdel Benbakir, militant des verts parle «d’un mouvement généraliste et transversal». Sur la liste du Languedoc Roussillon, se mélangent aussi plusieurs tendances et des profils très différents.

Pourtant les récents évènements, et l’apparition d’une liste officiellement investie par Martine Aubry, mardi 2 février, et menée par Hélène Mandroux, maire de Montpellier, change la donne. Ce rassemblement qui se présente comme ouvert parviendra t-il a accepter de recevoir des ordres du grand frère PS qui réalise un peu tard la nécessité d’une gauche morale, alors que les écologistes mènent la bataille anti-Frêche depuis plusieurs mois… Pour l’instant le moral justement n’est pas au beau fixe concernant une alliance Europe Écologie et PS « résistant ». Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts, envoyé pour mener une mission de conciliation avec le PS, en direct de Montpellier les 30 et 31 janvier, a martelé: «Il ne faut pas que les socialistes essaient de faire croire que c’est une opération de salut public et que c’est nous qui serions les diviseurs alors que ça fait six mois qu’on attend qu’ils éclaircissent leur position».

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